New York

26 September 2014

Secretary-General's remarks to the High-Level Meeting on the Central African Republic [scroll down for French version]

Thank you for joining forces to focus on the situation in the Central African Republic.
I extend a special welcome to the Head of State of the Transition, Ms. Catherine Samba-Panza.
I thank Mediator of the CAR crisis -- President Denis Sassou Nguesso of the Republic of Congo.
I also appreciate the presence of many other Heads of State and Government, the representative of the African Union, the Secretary-General of the Economic Community of Central African States, representatives of members of the Security Council, and other key partners, including the World Bank.
Allow me to also pay tribute to the memory of Ms. Margaret Vogt, my former Special Representative, who passed away this week.  She cared deeply for the people of the Central African Republic – and was admired and respected by all who knew her.
One year ago, the Central African Republic plunged into crisis.  Brutal sectarian strife, humanitarian suffering and atrocity crimes followed.
I visited the Central African Republic in April.  I will never forget the utter devastation and desperation.
There has also been some important progress since then.
I salute the African-led peacekeeping operation, MISCA and the French forces under operation Sangaris.
On 15 September, MISCA transferred authority to MINUSCA – a tribute to the good collaboration between the United Nations and the African Union.
MINUSCA, along with the French forces and EUFOR-RCA, will seek to build on the relative security improvements.
The political process has been strengthened following the election of Ms. Samba-Panza in January.
The cessation of hostilities agreement signed in Brazzaville on 23 July is an important step.
Full implementation is critical – so, too, is an inclusive, broad-based dialogue, supported by regional and international partners.
I encourage all parties to quickly reach a political agreement on governance and key rule of law issues.  Accountability for horrendous crimes is central to peace.
There is much work ahead.  Many thousands of people remain displaced.  Women and children remain exposed to extreme violence and abuse.  Thousands of children are still linked with armed groups. We are still far from reconciliation between different communities. A food security crisis looms. 
We must mobilize to support economic recovery and stabilization to meet urgent security and humanitarian needs. 
For decades, the architecture of the state has been hollowed out by mismanagement, corruption and international neglect. 
Rebuilding will take time, but we need to focus now on strengthening public financial management and accountability specifically targeting revenue collection, expenditure controls, public procurement and concession practices.
The partnership between the international community and the Central African Republic must be rooted in mutual accountability.
During my visit to the country, a leader of a woman’s peace group said:  “Our social fabric is in shreds.  The bonds of our community have broken.  There is nothing to connect us.  But you represent the world and you are here.  Now we know we are a part of the world.”
Before I conclude, I would like to also thank President [Idriss] Deby of Chad for his leadership, and I am taking this opportunity [to pay tribute] for the many losses of brave, young men and women Chad lost. I wish them all the best. We work for peace in their honour.
We must be there for the people of the CAR.  Let us pledge to stay the course and help them chart a path to reconstruction, reconciliation, and the rule of law. 
We have an opportunity to help – and an obligation to act.
Thank you very much for your commitment.

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Remarks as drafted in French follow:

Je vous remercie de vous être réunis ici pour examiner ensemble la situation en République centrafricaine.
Je souhaite tout spécialement la bienvenue au Chef d’État de la transition, Mme Catherine Samba-Panza.
Je remercie le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, Médiateur pour la crise en République centrafricaine.
Je salue aussi la présence de beaucoup d’autres chefs d’État et de gouvernement, du représentant de l’Union africaine, du Secrétaire général de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, et des représentants des membres du Conseil de sécurité et d’autres partenaires importants, dont la Banque mondiale.
Je tiens enfin à honorer la mémoire de Mme Margaret Vogt, mon ancienne Représentante spéciale, qui a disparu cette semaine. Elle était profondément attachée au peuple de la République centrafricaine – et était admirée et respectée par tous ceux qui la connaissaient.
Il y a un an, la République centrafricaine a sombré dans la crise. De violents troubles intercommunautaires, un désastre humanitaire et des atrocités criminelles ont suivi.
Je me suis rendu dans le pays en avril. Je n’oublierai jamais à quel point il était dévasté et combien le désespoir était grand.
Depuis, il y a eu quelques progrès notables.
Je salue l’opération de maintien de la paix sous conduite africaine, la MISCA, et les forces françaises participant à l’opération Sangaris.
Le 15 septembre, la MISCA a transféré ses pouvoirs à la MINUSCA, ce qui a mis en évidence la bonne collaboration entre l’ONU et l’Union africaine.
Ensemble, la MINUSCA, les forces françaises et l’EUFOR-RCA vont s’employer à améliorer les conditions de sécurité en s’appuyant sur les progrès relatifs déjà accomplis.
Le processus politique est sorti renforcé de l’élection de Mme Samba-Panza, en janvier.
L’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet est une étape importante.
Il est crucial qu’il soit intégralement appliqué, comme il est crucial que se tienne un dialogue ouvert et largement représentatif, avec l’appui des partenaires régionaux et internationaux.
J’engage toutes les parties à conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur les principales questions d’état de droit. Pour que la paix revienne, il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis soient punis.
Il y a beaucoup de travail à faire. Il reste des milliers de déplacés. Les femmes et les enfants demeurent exposés à des violences et des mauvais traitements graves. Des milliers d’enfants sont encore associés à des groupes armés. Les différentes communautés sont loin d’être réconciliées. La crise alimentaire n’est pas loin.
Nous devons nous mobiliser pour favoriser la reprise économique et la stabilisation afin de répondre à des besoins urgents sur le plan de la sécurité et de la situation humanitaire.
Pendant des décennies, les structures de l’État ont été vidées de leur substance par la gabegie, la corruption et la négligence de la communauté internationale.
Il faudra du temps pour reconstruire, mais nous devons à présent nous concentrer sur la gestion des finances publiques et la responsabilité, en mettant l’accent sur la collecte de l’impôt, la maîtrise des dépenses publiques, les marchés publics et les pratiques relatives aux concessions.
Le partenariat entre la communauté internationale et la République centrafricaine doit être ancré dans une responsabilité mutuelle.
Lorsque je me suis rendu dans le pays, la responsable d’un groupe de femmes pour la paix m’a dit « Le tissu social de notre pays est déchiré. Les liens qui nous unissaient sont brisés. Plus rien ne nous relie. Mais vous représentez le monde et vous êtes ici. À présent, nous savons que nous faisons partie du monde ».
Nous devons être là pour les Centrafricains. Nous devons nous engager à tenir le cap et à les aider à tracer la voie qui les conduira à la reconstruction, à la réconciliation et au retour de l’état de droit.
Nous avons la possibilité d’aider. Et l’obligation d’agir.
Je vous remercie.