New York

30 August 2014

Secretary-General's message on the International Day of the Victims of Enforced Disappearances

The enforced disappearance of individuals by States constitutes an unacceptable violation of human rights. Acts tantamount to enforced disappearance of individuals by armed and terrorist groups also constitutes a gross abuse of human rights. This abhorrent practice places people outside the protection of the law, and thus potentially in great danger of physical violence and sometimes barbaric execution. In addition to causing unimaginable worry and anguish for the victims and their loved ones, this creates a generalized climate of fear and terror across entire societies.
Enforced disappearance was once employed mainly by military dictatorships. Increasingly it has become a tool of many States around the world -- some operating under counter-terror strategies, or fighting organized crime, and others seeking to quash dissent and human rights activism.
On this solemn day, I reiterate in the strongest possible terms that under international law, no one should be kept in secret detention. Any person deprived of his or her liberty must be held safely in officially recognized and supervised locations that observe the rule of law. States should provide full information about the whereabouts of persons who have been disappeared. And they must effectively implement the right to the truth, justice and reparation for all victims and their families. Enforced disappearance is a practice that cannot be tolerated in the 21st Century.
To date, the International Convention for the Protection of all Persons from Enforced Disappearance, which entered into force in December 2010, has been signed by 93 States and ratified by 43. It provides a sound foundation for fighting impunity, protecting disappeared persons and their families and strengthening the guarantees provided by the rule of law -- including investigation, justice and redress.
I urge all Member States to sign and ratify the Convention without delay. It is time for the universal ratification of the Convention and a final end to all enforced disappearances.


Les disparitions forcées de personnes, commises par des États, constituent une violation inadmissible des droits de l’homme. Les actes constitutifs de disparition forcée de personnes commis par des groupes armés et terroristes constituent également des violations flagrantes des droits de l’homme. Cette pratique ignoble place les gens en dehors de la protection du droit, donc leur fait courir un grand risque de subir des violences physiques et, parfois, d’être victimes d’une exécution barbare. Outre qu’elle cause une inquiétude et une angoisse indicibles aux victimes et aux êtres qui leur sont chers, cette pratique  crée un climat général de peur et de terreur dans des sociétés entières.

Les disparitions forcées étaient autrefois essentiellement le fait de dictatures militaires. Elles sont désormais de plus en plus un instrument entre les mains de nombreux États de par le monde, dont certains agissent dans le cadre de stratégies de lutte contre le terrorisme, ou contre la criminalité organisée, et d’autres pour écraser un activisme contestataire ou de défense des droits de l’homme.

En ce jour solennel, je réitère dans les termes les plus forts que nul ne doit être détenu au secret. Toute personne privée de sa liberté doit être détenue dans un lieu sûr et officiellement reconnu et supervisé, où règne l’état de droit. Les États doivent fournir toutes les informations concernant le sort des personnes qui ont été victimes de disparition. Et ils doivent appliquer effectivement le droit à la vérité, à la justice et à une réparation pour toutes les victimes et leur famille. Les disparitions forcées sont une pratique qui ne saurait être tolérée au XXIe siècle.

À ce jour, 93 États ont signé et 43 ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, qui est entrée en vigueur en décembre 2010. Elle fournit un socle sûr pour la lutte contre l’impunité, pour la protection des personnes disparues et leur famille et pour le renforcement des garanties inhérentes à l’état de droit, y compris en matière d’enquête, de justice et de réparation.

J’exhorte tous les États Membres à signer et ratifier sans tarder cette convention. Il est grand temps que cet instrument soit universellement ratifié et que cessent à jamais les disparitions forcées.