Monsieur le Président, je vous remercie vivement de l’excellent exposé que vous-même et les membres de votre gouvernement ont fait des plans de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique, et je tiens à vous exprimer tout l’appui des Nations Unies.
Il y a quatre volets qui [sont liés entre eux] et face auxquels il y a une vision et une stratégie claire qu’il faut garantir dans son exécution. Un volet sécuritaire, auquel nous voulons contribuer avec la MINUSCA, et on a demandé au Conseil de sécurité le renforcement des moyens de la MINUSCA et de sa capacité opérationnelle pour mieux protéger les civils en Centrafrique. Et naturellement, le besoin de l’appui de la communauté internationale au développement d’une véritable armée nationale et de forces de police nationale, qui puissent remplir leurs rôles. Il y a le volet de la construction de l’Etat, il y a le volet de la réconciliation nationale et il y a le volet du développement. Et dans tous ces volets, nous travaillerons ensemble et nous appuierons les projets du gouvernement, car le leadership d’un projet national doit être toujours le leadership national. Et c’est à la communauté internationale d’appuyer les initiatives du gouvernement et du peuple centrafricain.
Je voudrais faire seulement trois appels.
Le premier aux groupes armés, pour qu’ils désarment, pour qu’ils acceptent de participer à la vie politique du pays, en comprenant que les violences, les exactions qui font des victimes, ne sont pas propices à leur insertion pacifique dans la communauté nationale.
Un deuxième appel aux leaders politiques, communautaires et religieux pour une véritable réconciliation nationale. Je connais plusieurs conflits religieux dans le monde. Presque tous sont causés par des manipulations politiques. Les communautés religieuses de Centrafrique, les chrétiens, les musulmans et d’autres, ont toujours vécu ensemble. Il faut absolument que les dirigeants politiques, les dirigeants des groupes armés et les leaders religieux communautaires appellent à une véritable réconciliation, à un respect mutuel, à la compréhension que tout le monde doit vivre ensemble pour bâtir la nouvelle République centrafricaine.
Et finalement un [appel] à la communauté internationale. Il faut qu’il y ait des ressources disponibles pour que ce pays puisse avoir la solidarité qu’il mérite pour garantir à ses citoyennes et à ses citoyens une vie digne, et pour garantir que les projets du gouvernement se transforment en une réalité de paix, de stabilité et de prospérité.
La communauté internationale doit jouer son rôle. On ne peut pas laisser les Centrafricains à l’abandon. Il faut que tout le monde se mobilise pour aider ce pays à bâtir un futur que les Centrafricains méritent et qu’il faut absolument garantir.
Merci.