Paris

18 November 2016

Secretary-General's remarks at joint press conference with Jean-Marc Ayrault, Foreign Minister of France [in French]

Merci Monsieur le Ministre de votre amitié et soutien. 
Mesdames et Messieurs des médias, bonjour.

Je me réjouis d’être de retour à Paris.
Je viens d’avoir une réunion très fructueuse avec le Ministre des affaires étrangères, M. Ayrault.
Alors que j’arrive au terme de mon mandat de Secrétaire général de l’ONU, j’ai profité de cette occasion pour remercier la France du rôle de premier plan qu’elle ne cesse de jouer pour contribuer à atteindre nos objectifs communs dans les domaines de la paix, du développement et des droits de l’homme.
Je suis tres honoré d’avoir reçu la Legion d’Honneur de la part du President Hollande hier soir. 
Merci beaucoup de votre reconnaissance. 
La France a été la cheville ouvrière de l’action qui a mené à l’adoption de l’Accord historique de Paris sur les changements climatiques.
La France a également joué un rôle important dans l’élaboration et l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030.
Néanmoins, nous sommes toujours face à de graves problèmes dans les domaines de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient et dans d’autres régions.
Le Ministre des affaires étrangères et moi-même avons abordé un certain nombre de ces problèmes, notamment la situation en République centrafricaine et au Mali, et aussi au Moyen-Orient et en Syrie. 
Je l’ai remercié pour la contribution importante de la France à la stabilisation de ces pays. Nous sommes convenus qu’il importe de relancer le processus de paix au Mali.
Au moment où l’opération Sangaris tire à sa fin en République centrafricaine, je me félicite de la décision de la France de continuer de s’intéresser à la situation dans ce pays.
Nous sommes également convenus de la nécessité d’apaiser les tensions dans d’autres pays grâce à un véritable dialogue ouvert à toutes les parties.
Pour terminer, nous avons procédé à un échange de vues sur le processus de paix au Moyen-Orient. Je me félicite de l’engagement de la France, en particulier de l’initiative qu’elle a prise de tenir une conférence internationale sur cette question.
Le soutien de la communauté internationale au Liban est tout aussi crucial, en particulier pendant la phase de formation du nouveau gouvernement et lors de l’élection parlementaire qui aura lieu bientôt.
Je remercie également la France de l’appui qu’elle apporte à l’action menée par l’ONU pour lutter contre l’extrémisme violent et j’exprime de nouveau mes condoléances aux victimes et à leur famille.
Une fois de plus, je remercie la France d’être un partenaire très fiable en ces moments très difficiles.
J’ai la certitude que le Gouvernement et le peuple français continueront d’apporter leur appui à l’Organisation des Nations Unies et à mon successeur, M. António Guterres, dans la mission consistant à édifier un monde meilleur pour tous.
Je vous remercie.