Geneva, Switzerland

31 October 2015

Note to Correspondents: Joint Press Release by UN Secretary-General and President of the International Committee of the Red Cross [scroll down for French]

WORLD AT A TURNING POINT: HEADS OF UN AND RED CROSS ISSUE JOINT WARNING

(Geneva, 31 October 2015) The Secretary-General of the United Nations, Ban Ki-moon, and the President of the International Committee of the Red Cross (ICRC), Peter Maurer, have issued an unprecedented joint warning about the impact of today’s conflicts on civilians and appealed for urgent and concrete action to address human suffering and insecurity.

The two leaders stressed the importance of respect for international humanitarian law in order to stem the chaos and prevent further instability.

They called on States to take the following urgent actions:

- Redouble efforts to find sustainable solutions to conflicts and take concrete steps to that effect.

- Individually and collectively, use every means to wield influence over parties to armed conflict to respect the law, including carrying out effective investigations into breaches of international humanitarian law, holding perpetrators accountable, and developing concrete mechanisms to improve compliance.

- Condemn those who commit serious violations of international humanitarian law, such as deliberate attacks on civilians and civilian infrastructure.

- Ensure unhindered access to medical and humanitarian missions and protect medical and humanitarian workers and facilities.   

- Protect and assist internally displaced people and refugees while they are fleeing insecurity, and help them to find long-term solutions, while supporting host countries and communities.

- Stop the use of heavy explosive weapons in populated areas.

“Rarely before have we witnessed so many people on the move, so much instability, so much suffering,” said Mr Maurer. “In armed conflicts in Afghanistan, Iraq, Nigeria, South Sudan, Syria, Yemen, and elsewhere, combatants are defying humanity’s most fundamental norms. Every day, we hear of civilians being killed and wounded in violation of the basic rules of international humanitarian law, and with total impunity. Instability is spreading. Suffering is growing. No country can remain untouched.”

Some sixty million people around the world have been displaced from their homes because of conflict and violence – the highest figure since the Second World War. Conflicts have become more protracted, meaning that many displaced people face years away from their homes, communities and livelihoods.

“In the face of blatant inhumanity, the world has responded with disturbing paralysis,” said the Secretary-General. “This flouts the very raison d’être of the United Nations. The world must reaffirm its humanity and uphold its commitments under international humanitarian law. Today we speak with one voice to urge all States to take immediate, concrete steps to ease the plight of civilians.”

The two leaders stressed that the UN and the ICRC occupy a unique position in bearing witness to the consequences of conflict. The principle of humanity is at the heart of both the UN Charter and the ICRC’s mandate and mission.

Both the 32nd International Conference of the Red Cross and Red Crescent in December 2015 and the World Humanitarian Summit in May 2016 will focus on the urgency of taking concrete measures to protect civilians in conflict.

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UN TOURNANT POUR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE: LES DIRIGEANTS DE L’ONU ET DU CICR LANCENT UN AVERTISSEMENT CONJOINT

(Genève, 31 octobre 2015) Le Secrétaire-général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, ont lancé un avertissement conjoint sans précédent sur l’impact des conflits actuels sur les civils et demandent que des mesures concrètes et urgentes soient prises face à la souffrance humaine et à l’insécurité.

Les deux hommes ont souligné l’importance de respecter le droit humanitaire international afin de mettre fin au chaos et d'empêcher une aggravation de l’instabilité.

Ils demandent aux États de prendre les mesures urgentes suivantes :

·      Redoubler d'efforts afin de trouver des solutions durables aux conflits et mener des actions concrètes dans cet objectif.

·      Utiliser, à titre individuel et collectif, tous les moyens à leur disposition pour exercer une influence sur les parties impliquées dans des conflits afin qu'elles respectent le droit, y compris en menant des enquêtes efficaces sur les violations du droit international, en s'assurant que les responsables rendent des comptes, et en mettant au point des mécanismes effectifs pour améliorer le respect du droit.

·      Condamner ceux qui commettent des violations graves du droit humanitaire international, telles que les attaques délibérées contre les civils et les infrastructures civiles.

·      Assurer l’accès sans entraves aux missions médicales et humanitaires et protéger les personnels et installations médicaux et humanitaires.

·      Fournir protection et assistance aux personnes déplacées et aux réfugiés qui fuient l’insécurité et les aider à trouver des solutions à long terme, tout en apportant un soutien aux pays et aux communautés d’accueil.

·      Mettre un terme à l'utilisation d'armes lourdes et hautement explosives dans les zones  fortement peuplées.

«Nous avons rarement vu autant de personnes en mouvement, autant d’instabilité, autant de souffrance », a déclaré M. Maurer. « Dans les conflits armés en Afghanistan, en Iraq, au Nigéria, au Soudan du Sud, au Yémen et ailleurs, les combattants défient les normes les plus élémentaires de l'humanité. Chaque jour, il est question de civils tués ou blessés en raison de violations des règles de base du droit humanitaire international, en toute impunité. L’instabilité ne cesse de s'étendre. Les souffrances augmentent. Aucun pays n’est à l’abri. »

Quelque soixante millions de personnes dans le monde ont été déplacées de leurs foyers à cause de conflits et de la violence – un nombre jamais atteint depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les conflits durent plus longtemps, de sorte qu’il faudra des années avant que les personnes déplacées ne puissent revenir à leurs domiciles, leurs communautés et leurs moyens de subsistance.

« Devant l’inhumanité flagrante, le monde a montré une paralysie troublante », a déclaré le Secrétaire-général. « Ceci va à l'encontre de la raison d’être des Nations Unies. La communauté internationale doit réaffirmer son humanité et respecter ses engagements en matière de droit humanitaire international. Aujourd’hui, nous parlons d’une seule voix afin d’encourager les États membres à prendre des mesures concrètes et immédiates afin de soulager la souffrance des civils. »

Les deux responsables ont souligné que les Nations Unies et le CICR occupaient une situation unique pour témoigner des conséquences des conflits. Le principe d’humanité est au cœur de la Charte des Nations Unies et du mandat et de la mission du CICR.

La 32ème Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge en décembre 2015 ainsi que le Sommet mondial humanitaire en mai 2016 porteront toute leur attention sur l’urgence de prendre des mesures concrètes afin de protéger les civils touchés par les conflits.