New York

23 November 2015

Deputy Secretary-General's remarks at Meeting on the International Day of Solidarity with the Palestinian People [as delivered] [Scroll down for French version]

Mr. Chair, Mr. President of the General Assembly, Mr. President of the Security Council, Ambassador Mansour.  Excellencies, Colleagues, Ladies and Gentlemen,

I present this statement on behalf of the Secretary-General who today is on travel.  

One year ago, the General Assembly commemorated the International Year of Solidarity with the Palestinian People.   The Assembly focused on the question of Palestine and on growing hopes at the time that the international community would engage in finally bringing to an end this long-standing conflict of such consequence for so many areas in the world.

Yet, one year later and more than one year since the last ruinous conflict in Gaza, security and hope in Gaza and in the occupied West Bank, including East Jerusalem, remain at a very low point. 

We continue to witness illegal settlement activities and settler-related violence.  Demolitions of Palestinian-owned structures have continued, including punitive demolitions.  Such policies and actions are directly contrary to the Government of Israel’s stated intention to pursue a two-State solution. 

In recent weeks, tensions and violence related to the Holy Sites in the Old City of Jerusalem have introduced a troubling and dangerous religious dimension to the conflict.  During my visit to the region last month, I stressed the need to preserve the status quo at the Haram al Sharif/Temple Mount, in accordance with the agreements between Israel and Jordan and with the special role as Custodian of His Majesty the King of Jordan. 

I welcome Prime Minister Netanyahu’s repeated assurances that Israel has no intention of changing the status quo. This commitment needs to be accompanied by actions to defuse the situation and to restore confidence.

During the current wave of violence we have witnessed heinous attacks, stabbings, shootings and attacks causing immense suffering among Israelis and Palestinians alike.       I condemn such attacks and all acts of violence. 

It is crucial that leaders on both sides in this sensitive moment play a constructive role towards solving the conflict.  Both sides must reject inflammatory public statements, which only escalate the already tense and volatile situation.

Recognizing the security problems which Israel faces, I nonetheless remind Israeli authorities that the use of excessive force feeds anger and frustration.  I urge Israeli security services to exercise maximum restraint. This goes in particular for the use of lethal force.

It is abundantly clear that Palestinians feel deep frustration over an occupation that has lasted nearly fifty years.  Similarly, Israelis strongly fear for their security.  The lack of a political horizon to achieve the two-State solution seriously increases the risk of the situation spiralling out of control.

The international community can and must play a greater role to break the impasse.  The Middle East Quartet must continue its efforts to preserve the viability of a Palestinian State and establish conditions for a return to meaningful negotiations. 

On 29 November 2012, the State of Palestine joined the United Nations as a non-Member Observer State.  Today, 136 countries recognize the State of Palestine and its flag flies at the United Nations next to those of Member States.

However, these diplomatic advances are not felt by children in Gaza, or by Palestinians of Nablus and Hebron today.  What they feel is a glaring lack of hope that their lives will change for the better and that they will be citizens of a State which will ensure their freedom and well-being.

On this International Day of Solidarity with the Palestinian people, let us reaffirm our commitment to bring about the just peace that the peoples of both Israel and Palestine so desperately need and deserve.  This would also be a major, much needed, contribution to international peace and security.

Thank You.

*****

Monsieur le Président, Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Monsieur le Président du Conseil de sécurité, Monsieur l’Ambassadeur Mansour,
Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

Je prononce le message suivant au nom du Secrétaire général, qui est en voyage aujourd’hui.
L’Assemblée générale a proclamé 2014 Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien, accordant ainsi une attention particulière à la question de Palestine. À l’époque où elle a pris cette décision, il était permis d’espérer que la communauté internationale réussirait à mettre enfin un terme à un conflit très lourd de conséquences pour de nombreuses régions du monde.
Pourtant, un an plus tard et plus de 12 mois depuis le dernier conflit qui a déchiré Gaza, les conditions de sécurité à Gaza et dans la Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, restent très précaires, et l’espoir est au plus bas.
Les implantations illégales et les actes de violence liés à la colonisation se poursuivent, de même que les démolitions d’installations appartenant à des Palestiniens, y compris les démolitions punitives, ce qui dément l’intention déclarée par le Gouvernement israélien de promouvoir la solution des deux États.
Ces dernières semaines, les tensions et la violence liées aux Lieux saints situés dans la vieille ville de Jérusalem ont donné au conflit une dimension religieuse aussi préoccupante que dangereuse. Au cours de ma visite dans la région, le mois dernier, j’ai insisté sur la nécessité de préserver le statu quo au mont du Temple/esplanade des Mosquées, dans le respect des accords conclus entre Israël et la Jordanie et eu égard au rôle particulier joué par Sa Majesté le Roi de Jordanie en sa qualité de gardien des Lieux saints.
Si je me félicite de ce que le Premier Ministre Benjamin Netanyahu ait à maintes reprises déclaré qu’Israël n’entendait aucunement revenir sur le statu quo, cet engagement doit néanmoins s’accompagner de mesures visant à calmer la situation et à rétablir la confiance.
La vague de violence qui secoue actuellement la région a causé d’immenses souffrances tant chez les Israéliens que chez les Palestiniens, les deux camps s’étant livrés à des attaques odieuses, notamment des agressions à l’arme blanche et des fusillades. Je condamne ces attaques et tous autres actes de violence.
Il est crucial que les dirigeants des deux parties jouent un rôle constructif dans le règlement du conflit. L’un et l’autre camp doivent renoncer aux déclarations incendiaires, celles-ci ne faisant qu’aggraver encore une situation déjà tendue et précaire.
Tout en étant conscient des problèmes auxquels Israël fait face sur le plan de la sécurité, je rappelle aux autorités israéliennes que lorsqu’il n’est pas proportionné à la situation, l’emploi de la force alimente la colère et la frustration. J’engage donc instamment les services de sécurité israéliens à faire preuve de la plus grande retenue, en particulier au regard de l’utilisation de la force létale.
Il est évident que les Palestiniens sont extrêmement frustrés par l’occupation, qui dure depuis près de 50 ans, tandis que les Israéliens craignent profondément pour leur sécurité. Faute de perspective de règlement politique au moyen de la solution des deux États, la situation risque donc de se dégrader au point de devenir incontrôlable.
La communauté internationale peut et doit faire plus pour sortir la situation de l’impasse, et il faut que le Quatuor continue d’œuvrer à ce que la création d’un État palestinien pérenne reste à l’ordre du jour et à instaurer des conditions propices à la reprise de véritables négociations. 
Le 29 novembre 2012, l’État de Palestine s’est vu accorder par l’Organisation des Nations Unies le statut d’État non membre observateur. Aujourd’hui, 136 pays reconnaissent son existence et son drapeau est hissé devant les bâtiments de l’Organisation aux côtés de ceux des États Membres.
Toutefois, ces avancées ne font aucune différence dans le quotidien des enfants de Gaza et des Palestiniens de Naplouse et de Hébron, qui désespèrent au contraire de voir leur situation s’améliorer et de pouvoir un jour être citoyens d’un État capable de garantir leur liberté et leur bien-être.
À l’occasion de cette Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, engageons-nous donc de nouveau à apporter aux peuples israélien et palestinien la juste paix qu’ils méritent et dont ils ont tant besoin, ce qui représenterait un grand pas vers la concrétisation de la paix et la sécurité internationales.