Peter Cherif

QDi.376
Peter Cherif
Date à laquelle le résumé a été mis en ligne sur le site du Comité: 
29 September 2015
Motifs ayant présidé à l'inscription sur la Liste: 

Peter Cherif a été inscrit sur la Liste le 29 septembre 2015 en application des dispositions des paragraphes 2 et 4 de la résolution 2161 (2014) comme associé à Al-Qaida pour avoir concouru à financer, organiser, faciliter, préparer ou exécuter des actes ou activités d’Al-Qaida en Iraq (QDe. 115)] et d’Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA) [(QDe. 129)], en association avec ces groupes, sous leur nom ou pour leur compte, et pour avoir recruté pour le compte de ces groupes ou soutenu de toute autre manière des actes qu’ils ont commis  ou des activités auxquelles ils se livrent.

Renseignements complémentaires: 

Peter Cherif a embrassé l’extrémisme violent sous l’influence du chef d’un groupe ou d’une cellule terroriste dans les environs des Buttes-Chaumont à Paris (France). Ce chef a également entraîné les auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo. Il a été arrêté par les forces de la coalition à Fallouja (Iraq) en 2004 pour avoir combattu pour Al-Qaida en Iraq (QDe.115) et pour son appartenance à ce groupe. Cherif a été blessé à deux reprises lors de combats contre le Corps des Marines des États-Unis  à Fallouja, alors qu’il aidait un combattant tunisien à faire feu avec un lance-roquettes, selon son propre témoignage devant le tribunal. En juillet 2006, il a été condamné à Bagdad à 15 ans de prison  pour avoir franchi illégalement la frontière. Il s’est évadé en mars 2007 en même temps que d’autres détenus, après une attaque perpétrée par des insurgés liés à Al-Qaida en Iraq. Il a été plus tard arrêté en République arabe syrienne et a purgé une peine de 18 mois de prison en France, puis a été remis en liberté en attendant l’ouverture du procès. Le 16 août 2012, il a été condamné à cinq ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste. Avant la conclusion du procès, en mai 2011, il a fui la France pour se rendre au Yémen, en passant par Oman, et a rejoint les rangs d’Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA) (QDe.129).
Il est fortement soupçonné d’avoir servi d’interprète à AQPA dans l’affaire de l’enlèvement de trois travailleurs humanitaires français au Yémen. L’un des anciens otages a reconnu sa voix. En conséquence, les autorités françaises ont émis un mandat d’arrêt international à son encontre le 16 janvier 2015.
Il a été impliqué dans le recrutement de combattants terroristes étrangers, qu’il a aidés à se rendre au Yémen depuis la Tunisie, en passant par Oman.
Il est soupçonné de s’être trouvé à bord d’une vedette en 2013 à l’occasion d’une opération de reconnaissance effectuée le long des côtes d’Hadramout (Yémen) en vue de planifier une attaque terroriste en mer.
Il vit à présent dans la clandestinité avec sa femme et ses enfants dans la ville de Moukalla, dans la province d’Hadramout (Yémen). Il est soupçonné de travailler pour le « service juridique » d’AQPA et, à ce titre, de mener des activités à l’appui de ce groupe.