Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune

MLi.003
Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune
Date à laquelle le résumé a été mis en ligne sur le site du Comité: 
20 December 2018
Motifs ayant présidé à l'inscription sur la Liste: 


Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune a été inscrit sur la Liste le 20 décembre 2018 en application des dispositions des paragraphes 1 et 3 de la résolution 2374 (2017) pour avoir pris des mesures qui font obstacle à la mise en œuvre de l’Accord, y compris par des retards persistants, ou menacent cette mise en œuvre ; préparé, donné l’ordre de commettre, financé ou commis des attaques contre : i) les différentes entités mentionnées dans l’Accord, y compris les institutions locales, régionales et nationales, les patrouilles mixtes et les Forces de défense et de sécurité maliennes ; ii) les Casques bleus de la MINUSMA et le personnel des Nations Unies et le personnel associé, notamment les membres du Groupe d’experts ; iii) les forces internationales de sécurité, notamment la Force conjointe du Groupe de cinq pays du Sahel, les missions de l’Union européenne et les forces françaises.

Renseignements complémentaires: 

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune (ci-après Mohamed Ousmane) est le secrétaire général de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA-Ousmane), faction du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) créée en 2014. Mohamed Ousmane a pris la tête de la CPA en juin 2015 et, depuis 2016, a implanté plusieurs bases militaires et points de contrôle dans la région de Tombouctou, notamment à Soumpi et à Echel.

En 2017 et en 2018, le chef d’état-major de Mohamed Ousmane, ainsi que d’autres éléments armés de la CPA, ont participé à des attaques meurtrières dirigées contre les forces armées et de sécurité maliennes dans la zone de Soumpi. Ces attaques ont été revendiquées par le Jamaat Nosrat el-Islam wal-Muslimin (GSIM), un groupe terroriste dirigé par Iyad Ag Ghali, inscrit sous le numéro QDi.316 sur la Liste relative aux sanctions contre l’EIIL (Daech) et Al-Qaida établie et tenue à jour en application des résolutions 1267 (1999), 1989 (2011) et 2253 (2015).

En 2017, Mohamed Ousmane a également fondé et présidé une alliance de factions plus large, la Coordination des mouvements de l’entente (CME). Mohamed Ousmane a convoqué la première convention de la CME à Tin-Aouker (région de Gao) le 30 avril 2018, lors de laquelle il a été désigné porte-parole de la CME. À sa convention constitutive, la CME a ouvertement menacé la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans une déclaration officielle.

La CME a également été impliquée dans des manœuvres d’obstructions qui ont retardé la mise en œuvre de l’Accord, en faisant pression sur le Gouvernement malien et la communauté internationale dans le but d’imposer la CME dans différents mécanismes créés par l’Accord.