Résumé des motifs ayant présidé aux inscriptions sur la liste

SOi.008
FARES MOHAMMED MANA'A
Date à laquelle le résumé a été mis en ligne sur le site du Comité: 
10/29/2014
Motifs ayant présidé à l'inscription sur la liste: 

Fares Mohammed Mana’a a été inscrit sur la liste le 12 avril 2010 en application du paragraphe 8 de la résolution 1844 (2008).

Renseignements complémentaires: 

Fares Mohammed Mana’a fournit, vend ou transfère à destination de la Somalie, directement ou indirectement, des armes ou du matériel connexe, en violation de l’embargo. Il est connu comme trafiquant d’armes. En octobre 2009, le Gouvernement yéménite a publié une liste noire des marchands d’armes, où Mana’a figurait en tête, dans le cadre d’une initiative visant à endiguer le flux d’armes vers le pays, où elles seraient plus nombreuses que les habitants. « Faris Mana’a est un trafiquant d’armes de premier plan, et tout le monde le sait », déclarait dans un reportage de juin 2009 un journaliste américain qui est un commentateur averti des affaires yéménites, rédige tous les six mois un rapport sur le pays et contribue aux travaux du Jane’s Intelligence Group. Dans un article paru en décembre 2007 dans le Yemen Times, Mana’a est présenté comme « Sheikh Fares Mohammed Mana’a, marchand d’armes ». Dans un article paru dans la même publication en janvier 2008, il est mentionné comme « Sheikh Faris Mana’a, négociant en armes ».

À la mi-2008, le Yémen restait un foyer de livraisons d’armes illicites à destination de la Corne de l’Afrique, en particulier par bateau vers la Somalie. Selon des renseignements non confirmés, Faris Mana’a aurait participé à plusieurs reprises à des livraisons vers la Somalie. En 2004, il a été partie prenante à des contrats d’armes en provenance d’Europe de l’Est qu’il aurait vendues à des combattants somaliens. Malgré l’embargo sur les armes imposé par l’ONU en Somalie depuis 1992, les activités de Mana’a en matière de trafic d’armes vers la Somalie remontent au moins à 2003. En 2003, il a fait une offre pour acquérir des milliers d’armes d’Europe de l’Est et déclaré qu’il entendait en vendre une partie en Somalie.