Compte rendu actualisé trimestriel - 3 novembre 2017

Porte-parole de l’ONU :

Nous voulions vous rendre compte de l’évolution récente des cas d’exploitation et d’atteintes sexuelles. Pour la période allant du 1er juillet au 30 septembre, nous avons reçu 31 allégations. Toutes n’ont pas été vérifiées, et certaines sont en phase d’évaluation préliminaire. Sur ces 31 allégations, 12 émanent des opérations de maintien de la paix et 19 des organismes, fonds et programmes. 10 relèvent de la catégorie des atteintes sexuelles, 19 de celle de l’exploitation sexuelle, tandis que 2 sont de nature inconnue. 12 de ces allégations portent sur des cas qui se seraient produits en 2017, 2 sur des cas qui se seraient produits en 2016, 6 sur des cas qui se seraient produits en 2015 ou avant, et 11 sur des cas qui se seraient produits à des dates inconnues. 38 auteurs présumés de sexe masculin ont été associés à ces incidents. Sur les 36 victimes, 72 pour cent sont des femmes et 19 pour cent sont des filles (les autres sont inconnues). 14 enquêtes ont été ouvertes pendant cette période.

Entretemps, nous avons poursuivi nos efforts visant à mettre en œuvre la stratégie du Secrétaire général pour lutter contre l’exploitation et les atteintes sexuelles.

Des Défenseurs des droits des victimes ont été nommés au Siège et dans quatre missions. Le Sous-Secrétaire général Jane Connors nous rejoindra bientôt. Elle vient tout juste de rentrer de République centrafricaine, où elle s’est rendue avec le Secrétaire général. Nous expérimentons également un Protocole d’aide aux victimes qui définit les rôles et les responsabilités des acteurs de terrain afin d’assurer une coordination qui permettra de fournir une aide immédiate aux victimes. Et avec les dernières contributions volontaires des États Membres, le Fonds d’affectation spéciale en faveur des victimes d’exploitation et d’atteintes sexuelles passera à 1,5 million de dollars.

Le Secrétaire général a également demandé aux chefs de toutes les entités du système de fournir des plans d’action et des analyses des risques pour engager les dirigeants à lutter contre l’exploitation et les atteintes sexuelles, lesquels ont presque tous été reçus.

En ce qui concerne nos efforts visant à mettre fin à l’impunité, nous avons élaboré un outil électronique de sélection du personnel de l’ONU ayant a été licencié pour cause d’allégations fondées d’exploitation et d’atteintes sexuelles, ou ayant démissionné ou été licencié pendant une enquête. Nous avons également mis sur pied une formation obligatoire préalable au déploiement pour tout le personnel de l’ONU. Ce mois, nous expérimentons en République démocratique du Congo un formulaire unique et uniforme de « signalement des incidents » afin d’améliorer notre collecte de données.

Nous poursuivons également nos efforts de collaboration avec les États Membres. À ce jour, 58 chefs d’États et de gouvernements ont rejoint le cercle de dirigeants du Secrétaire général.

74 États Membres ont signé le contrat de mission, et 18 autres ont formellement affiché leur intention de le signer.

Autres initiatives

  • La distribution dans l’ensemble du système des Nations Unies des cartes Pas d’excuses, conçues dans six langues officielles et traitant des responsabilités et des obligations du personnel de l’ONU en matière de conduite, ainsi que la prévention et le signalement des cas d’exploitation et d’atteintes sexuelles.
  • La création d’un module d’apprentissage en ligne destiné au personnel du système des Nations Unies et aux partenaires d’exécution et fournisseurs, portant sur la prévention et le signalement de cas d’exploitation et d’atteintes sexuelles.
  • L’établissement obligatoire de rapports trimestriels dans toutes les entités du système des Nations Unies. À ce jour, trois rapports trimestriels ont été établis et examinés par le Secrétaire général. Cette mesure vise à améliorer la collecte et le suivi des données et à renforcer la responsabilité effective de toutes les entités. Le contenu de ces rapports sera rendu public dans un souci de transparence.
  • Le déploiement d’un service d’archivage des lois nationales des États Membres dans les opérations de maintien de la paix et les missions politiques spéciales. À ce jour, 39 États ont ouvert leur espace juridique au Bureau du Coordonnateur spécial. Cette initiative permettra de constituer une base de données de référence des législations nationales sur la prévention de l’exploitation et des atteintes sexuelles afin de renforcer la sensibilisation et la transparence sur ces questions.
  • La réalisation d’un état des lieux visant à recenser toutes les politiques et procédures de l’ensemble du système des Nations Unies qui s’appliquent à l’exploitation et aux atteintes sexuelles – les politiques de 26 organismes des Nations Unies ont été inventoriées.
  • · Le Secrétaire général assure régulièrement la liaison avec les États Membres pour renforcer leur sens des responsabilités et rendre aux victimes la justice qu’elles méritent.
    • Le renforcement des enquêtes, y compris la possibilité de mettre en commun les capacités d’enquête pour maximiser les ressources et l’expertise, et le partage des pratiques exemplaires.
    • Le déploiement rapide et la nomination d’enquêteurs nationaux sur le terrain en cas d’allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles.