Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 26 février 2020

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26 février 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 26 février 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général

Demain à 18 h 30 à la « New School » de New York, le Secrétaire général prononcera un important discours sur l’égalité des sexes.  Intitulé « Les femmes et le pouvoir », ce discours mettra l’accent sur des domaines où le rapport de force doit changer, notamment la représentation politique, les économies inclusives, la fracture numérique, le climat et les conflits.

COVID-19

Dans une déclaration conjointe, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) ont déclaré qu’elles travaillaient en étroite consultation, ainsi qu’avec d’autres partenaires, afin d’aider les États à veiller à ce que les mesures sanitaires visant à contenir la propagation du COVID-19 soient mises en œuvre de manière à minimiser les interférences inutiles avec le commerce et les déplacements internationaux.  

Le secteur du tourisme est pleinement engagé à donner la priorité aux personnes et à leur bien-être, mais les deux agences ont souligné que la réponse doit être proportionnée à la menace pour la santé publique, sur la base d’évaluations des risques locaux, et conformément aux orientations et recommandations générales de l’OMS.  La coopération internationale sera essentielle pour s’assurer que le secteur du tourisme contribue efficacement au contrôle du COVID-19. 

Syrie

La situation à Edleb est de plus en plus désastreuse à la suite de l’intensification des hostilités au cours des dernières 48 heures, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.  Des frappes aériennes ont été signalées hier dans 19 communautés, ainsi que des bombardements dans 10 villages d’Edleb et de Hama.  Les civils continuent de payer le prix des hostilités.  Au moins 21 civils, dont cinq femmes et neuf enfants, auraient été tués par des frappes aériennes ainsi que par des attaques terrestres.  Les frappes ont également touché et endommagé des installations éducatives et médicales, dont plusieurs qui servaient d’abri pour les personnes déplacées.  L’hôpital central d’Edleb figure parmi les établissements qui auraient été endommagés hier.  L’ONU continue de chercher des moyens d’élargir la réponse humanitaire en cours sur le terrain, notamment en augmentant la capacité du mécanisme transfrontalier afin qu’il puisse gérer jusqu’à 100 camions par jour.  Toutefois, les besoins sur le terrain continuent de dépasser les capacités de réponse de la communauté humanitaire.  Le besoin le plus urgent reste un cessez-le-feu immédiat et la protection des civils.

Éthiopie

Le Gouvernement éthiopien, ainsi que l’ONU et ses partenaires humanitaires ont publié le Plan d’action humanitaire 2020.  Le plan vise à atteindre sept millions de personnes avec une aide alimentaire et non alimentaire.  De ce nombre, 81% sont des femmes et des enfants.  

L’insécurité alimentaire, les déplacements dus aux conflits, aux épidémies et aux facteurs climatiques, y compris la sécheresse et les inondations, demeurent les principaux moteurs des besoins humanitaires en Éthiopie.

Niger

Le Gouvernement nigérien, avec l’ONU et ses partenaires, ont conjointement lancé aujourd’hui le Plan d’action humanitaire pour cette année, ainsi que le plan de soutien gouvernemental.  Le Plan des Nations Unies entend mobiliser 400 millions de dollars tandis que le plan gouvernemental vise 320 millions de dollars.  Les deux plans combinés aideront 2 millions de personnes parmi les plus vulnérables.  Le Niger continue de faire face à des déplacements constants de sa population en raison de l’intensification des activités des groupes armés non étatiques dans les régions de Tillabéri et Tahoua à l’ouest, et dans la région de Diffa dans le sud-est, tandis que l’insécurité alimentaire et la malnutrition menacent des millions de gens à travers le pays.

Mali/Burkina Faso/Niger

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) affirme que la zone frontalière du Mali, du Burkina Faso et du Niger est devenue l’épicentre d’une crise qui prend rapidement des proportions inquiétantes avec des niveaux de violence armée sans précédent.  Selon l’OCHA, les assaillants armés ciblent directement les écoles et forcent les centres de santé à fermer, privant les communautés de services essentiels.  Plus de 3 600 écoles et 241 centres de santé ne fonctionnent plus dans ces pays.  Pour soutenir les autorités nationales et locales, OCHA et ses partenaires intensifient les opérations pour sauver des vies et soulager la souffrance humaine.  Le Bureau a besoin d’un milliard de dollars pour soutenir les plus vulnérables.  Ce mois-ci, 17 millions de dollars ont été alloués à la région à partir du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies pour le Burkina Faso et le Mali.  Cette somme a permis d’offrir des abris, de l’eau et de l’assainissement, de la protection, des soins de santé et assurer la sécurité alimentaire.

 

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