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ONG/935
24 mai 2022
Session ordinaire de 2022, 11e séance plénière – après-midi

Le Comité des ONG recommande le statut consultatif spécial pour Commonwealth Association of Planners et Servare et Manere

Le Comité chargé des organisations non gouvernementales a recommandé cet après-midi au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer le statut consultatif spécial à la Commonwealth Association of Planners (CAP) du Royaume-Uni, ainsi qu’à Servare et Manere de la Slovaquie.  Ces deux recommandations ont été formulées après que la Chine s’est déclarée être satisfaite des changements que les deux ONG ont opérés sur leur site Internet respectif sur les noms officiels de Taïwan et de Hong Kong. 

Le Comité a en revanche reporté sa décision pour 31 autres ONG dont l’américaine The Malala Fund en attendant leur réponse aux questions supplémentaires posées par les membres du Comité. 

Créée en 1971, Commonwealth Association of Planners travaille en Sierra Leone sur un projet de préparation d’une boîte à outils pour une urbanisation rapide et des villes durables.  Il s’agit de la première demande de statut consultatif pour l’ONG. 

Fondée pour sa part en 2010 dans le village slovaque de Podhorie, Servare et Manere veut promouvoir la culture et l’histoire de la Slovaquie.  Elle s’est également spécialisée dans les négociations avec les gouvernements pour la plantation d’arbres pour la paix, un projet qui est mis en œuvre dans huit pays différents. 

Le Comité peut recommander trois différents statuts consultatifs auprès de l’ECOSOC: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la Liste.  Le premier statut est réservé aux grandes ONG internationales dont les domaines d’action et de travail couvrent la majorité des points contenus dans l’agenda de l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires.  Ces ONG sont habilitées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour.  Le statut consultatif spécial est octroyé aux ONG travaillant dans un domaine spécifique et les autorise à soumettre des communications écrites et des pétitions à l’ECOSOC.  Enfin, la Liste va aux ONG qui ont plutôt tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte.  Elles ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites. 

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux mercredi 25 mai, à partir de 15 heures. 

SUITE DES NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF ET NOUVELLES DEMANDES DE RECLASSEMENT

Octroi du statut consultatif

  1. Commonwealth Association of Planners (CAP) (Royaume-Uni)
  2. Servare et Manere (Slovaquie)

Examen des demandes de statut consultatif

La Chine a demandé à BOOSTGREEN Association (Cameroun) si l’ONG exécute des projets en dehors du Cameroun.  Quelles sont les contributions individuelles des cinq associations membres de Jan Lok Kalyan Parishad (Inde), a interrogé le Pakistan.  Et de quelle façon OxYGen Foundation for Protection of Women and Youth Rights (Arménie) tire-t-elle parti de ses partenariats, a questionné la Turquie.  Le Pakistan a voulu que Pro Rural (Inde) lui explique la nature de ses revenus.

Uttarakhand Jan Jagriti Samiti (Inde) a été priée par le Pakistan de donner des détails sur l’utilisation des subventions octroyées par l’État d’Uttarakhand.  Dans quels pays Y S Makhdoomi Memorial Educational Trust (Inde) veut ouvrir de nouveaux bureaux et quelles activités y seront menées, a encore demandé le Pakistan.  En 2020, Youth Development Center (Cameroun) a reçu des financements d’ambassades étrangères au Cameroun: comment seront-ils utilisés et quelle est la fréquence de ces dons? a voulu savoir la Chine.

Zam Zam Foundation (Sri Lanka) devra préciser au Pakistan si l’ONG a des programmes pour les érudits et les religieux.  « Garmoniya » Samara Center for Youth Employment, Socialization and Cultural Development Autonomous Non-profit Organization (Fédération de Russie) a été invitée par l’Estonie à fournir des éclaircissements sur le travail mené avec le Parlement et le Gouvernement.  Qui sont les sources des dons et des financements?  L’Estonie a aussi voulu savoir si Autonomous Non-Profit Organization « Research Center Minority Report » (Fédération de Russie) est membre d’organes gouvernementaux et si elle reçoit des dons du Gouvernement.

Que fait Eduactive Società Cooperativa (Italie) en Turquie et quels sont ses partenaires dans ce pays, a interrogé la Grèce, tandis que la Fédération de Russie a voulu savoir si European Network of Migrant Women (Belgique) a l’intention de travailler en Russie.  Comment la Foundation for a Drug-Free World (États-Unis) préserve-t-elle son indépendance alors que son budget est fourni par une autre association, a questionné Cuba.  Le Pakistan a voulu savoir dans quelles villes d’Iraq Luftbrücke Irak e.V. (Allemagne) a ouvert des bureaux ainsi que des précisions sur leurs activités.  Comment procède SAM pour les droits et les libertés (Suisse) pour diffuser des informations sur les droits humains dans les pays en développement, a demandé la Fédération de RussieThe Assembly of Representatives of the Peoples Living on the Territory of the Republic of Tatarstan Regional Public Organization (Fédération de Russie) a été invitée par les États-Unis à détailler les sources de financement.

Comment sont choisi les dirigeants de l’Aliança Nacional LGBTI (Brésil), a ensuite voulu savoir la TurquieIsraël a demandé à Instituto Campanha Nacional pelo Direito à Educação (Brésil) de préciser ses éventuelles relations avec une association qui porte le même nom.  Quel est le montant des contributions des membres individuels de John Retreat Center Cameroon (Cameroun), a demandé Cuba.  Quelles sont les différences entre les prises de positions sur l’environnement et sur la politique de Youth love Egypt foundation (Égypte), a interrogé Israël, tandis que la Chine a voulu en savoir plus sur les « témoins oculaires » de l’Action League for Palestinians of Syria LTD (Royaume-Uni).  La Fédération de Russie a ensuite réclamé le détail des revenus de American Kratom Association (États-Unis).

Est-ce que Harm Reduction Australia Limited (Australie) a participé à des tables rondes à l’ONU?  Quels étaient les thèmes de ces tables rondes, s’est aussi renseignée la Fédération de Russie.  Comment Grupo Português de Activistas sobre Tratamentos de VIH/SIDA – Pedro Santos (Portugal) maintient son indépendance alors que plus de 50% de son budget est assuré par un tiers, a demandé Cuba.  La Chine a ensuite voulu en savoir plus sur les projets de parrainages de Merciful Souls (Al-Qolub Al-Rahima) (R/A) (Israël), alors que NTC-Hands off Cain (Italie) a été priée par le Pakistan de fournir un rapport sur l’application de la peine de mort ces deux dernières années.  Selon quelle modalité Syria Relief (Royaume-Uni) travaille-t-elle en Syrie, a voulu savoir Cuba.  La même délégation a demandé à Syrian Legal Development Programme (Royaume-Uni) dans quels pays sont présents ses « acteurs ». 

Enfin, la Chine a demandé à The Malala Fund (États-Unis) de détailler les dépenses pour le plaidoyer et à US Council of Muslim Organizations (États-Unis) de préciser si l’une ou l’autre de ses associations-membres est dotée du statut consultatif auprès de l’ECOSOC. 

Dialogue avec les ONG

En réponse au Bahreïn, qui voulait en savoir plus sur les partenaires avec lesquels travaille Mwatana Organization for Human Rights (Yémen), l’ONG a indiqué qu’elle n’a pas de collaborateurs locaux mais qu’elle travaille avec la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ainsi qu’avec des partenaires internationaux comme l’UNICEF et d’autres entités de l’ONU sur la question des violations graves contre les enfants.  L’ONG n’est pas inscrite aux Pays-Bas, a précisé son représentant en réponse au Yémen.  Le Bahreïn a ensuite demandé plus d’informations sur le fondateur, les membres du Conseil d’administration et les états financiers de l’ONG.

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