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25 mai 2022

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 25 mai 2022

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Invité du point de presse

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies sera observée demain au Siège.  À cette occasion, le Chef du Département des opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, sera l’invité du point de presse.  La Journée sera marquée par les cérémonies de remise des médailles habituelles, et le Secrétaire général déposera une gerbe devant le Monument à la mémoire des Casques bleus des Nations Unies situé sur la pelouse Nord.

États-Unis

Dans une déclaration publiée hier, le Secrétaire général s’est déclaré profondément choqué et attristé par la fusillade de masse odieuse dans une école primaire à Uvalde, au Texas.  Il est particulièrement déchirant que la plupart des victimes soient des enfants. 

Le Secrétaire général présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes et à toute la communauté. 

Déplacement de la Vice-Secrétaire générale

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, est en Indonésie, où elle a officiellement ouvert, aujourd’hui, la septième session de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe 2022.  Elle était aux côtés du Président indonésien, M. Joko Widodo; de la Représentante spéciale pour la réduction des risques de catastrophe, Mme Mami Mizutori; et du Président de l’Assemblée générale, M. Abdulla Shahid.

Intitulée « Du risque à la résilience », la réunion rassemble les gouvernements, le système des Nations Unies et d’autres pour réfléchir à la manière de partager les meilleures pratiques et les connaissances sur la réduction des risques de catastrophe.

Pour rappel, le rapport d’évaluation mondiale du Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR) a révélé que 350 à 500 catastrophes de moyenne à grande ampleur se sont produites en 2021.  À moins de repenser radicalement la manière dont les risques sont gérés et financés, ce nombre pourrait atteindre 560 –soit 1,5 catastrophe par jour– d’ici à 2030.

Lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence, la Vice-Secrétaire générale a déclaré que nous avons une occasion unique d’examiner les meilleures options politiques pour passer du risque à la résilience, et de prendre des mesures importantes pour garantir que la reprise après la COVID-19 nous remette sur la bonne voie vers un avenir sûr et durable.

En marge de l’événement, la Vice-Secrétaire générale a rencontré la Vice-Présidente de la Zambie, Mme Mutale Nalumango, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux, de même que des partenaires des Nations Unies.

Hier à Bali, la Vice-Secrétaire générale, accompagnée de la Coordonnatrice résidente pour l’Indonésie, Mme Valérie Julliand, s’est rendue dans une école primaire de Tanjong Benoa pour observer un exercice scolaire d’alerte au tsunami avec plus de 200 élèves et enseignants.

Ukraine

Les agences humanitaires indiquent que depuis deux jours, les combats se poursuivent dans les régions de Louhansk et Donetsk, et dans une moindre mesure dans la région de Kharkiv.  D’autres parties de l’Ukraine ont également été touchées par des attaques de missiles, ce qui suscite des inquiétudes quant à la protection des civils.

Les partenaires humanitaires de l’ONU avertissent également qu’il y a des pénuries critiques de médicaments dans le sud de la région de Kherson.  Quatre-vingt-dix pour cent des pharmacies de cette région sont fermées et les prix ont été multipliés de trois à cinq fois.

L’ONU et ses partenaires poursuivent leur travail de secours à travers le pays et ont soutenu près de sept millions de personnes sur les 16 millions qui ont besoin d’aide humanitaire en Ukraine.

L’ONU remercie les donateurs qui ont généreusement fourni 1,37 milliard de dollars.  Cela représente environ 61% des 2,25 milliards de dollars nécessaires jusqu’en août.  Les agences humanitaires soulignent qu’il faut transformer les promesses en engagements pour assurer la continuité des opérations humanitaires.  Comme nous le disons toujours, l’argent liquide est ce qu’il y a de mieux.

L’ONU continue également de plaider en faveur d’un accès humanitaire aux zones les plus durement touchées, y compris celles qui échappent au contrôle du Gouvernement ukrainien.

Conseil de sécurité

Un débat public a lieu aujourd’hui au Conseil de sécurité, sur la protection des civils dans les conflits armés.  M. Ramesh Rajasingham, Directeur de la coordination au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a déclaré que le conflit continue de causer des morts et des blessés parmi les civils, d’endommager et d’éroder les infrastructures essentielles, y compris les hôpitaux, et de mettre également l’éducation en danger. 

À titre d’exemple, il a déclaré que plus de 900 écoles en Afghanistan ont été détruites, endommagées ou fermées au cours des neuf premiers mois de l’année dernière. 

M. Rajasingham a appelé toutes les parties au conflit à prendre des mesures pratiques pour mieux protéger les civils, notamment en faisant le suivi avec des rapports sur les dommages civils pour évaluer l’impact des opérations militaires et en évitant l’utilisation d’armes explosives ayant des effets étendus dans les zones peuplées. 

Il a également appelé les parties à prendre des mesures pour faciliter les activités humanitaires. 

Maintien de la paix

Une mise à jour rapide sur la République centrafricaine: nous avons organisé deux tables rondes sur les élections locales, qui devraient avoir lieu cette année et l’an prochain.  Les tables rondes ont notamment favorisé une meilleure représentation des femmes et réuni les autorités des sous-préfectures de Mbomou. 

Parallèlement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), en Afrique de l’Ouest, vient de terminer un séminaire de trois jours destiné aux membres des forces armées maliennes sur le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire.

Philippines 

L’OCHA indique qu’aux Philippines, plus de 85 000 personnes de la ville de Marawi, dans la province de Lanao del Sur, sont toujours déplacées, cinq ans après les affrontements entre les forces gouvernementales et des groupes militants qui avaient entraîné le déplacement d’environ 350 000 personnes, soit environ 98% de la population de la ville. 

L’ONU travaille avec ses partenaires pour continuer à aider les personnes déplacées qui ont besoin d’aide, en fournissant de l’alimentation, en soutenant les moyens de subsistance, en facilitant l’accès à l’eau et à l’assainissement, et en contribuant à l’hygiène, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. 

En avril, cette année, plus de 700 familles ont été relogées dans des refuges permanents.  La semaine dernière, ONU-Habitat a fourni 1 000 abris dans cinq sites. 

Une équipe de l’OCHA est actuellement à Marawi pour discuter des besoins restants. 

Hier, dans l’ensemble des Philippines, plus de 119 000 hommes, femmes et enfants étaient toujours déplacés en raison de conflits armés, de tremblements de terre, d’inondations et de typhons. 

Fidji/COVID-19

L’équipe des Nations Unies aux Fidji, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Sanaka Samarasinha, continue d’aider à répondre à la pandémie, notamment en soutenant les efforts nationaux de vaccination. 

À ce jour, 95% de la population adulte est entièrement vaccinée.  Grâce au Mécanisme COVAX, les Fidji ont reçu plus d’un demi-million de doses du Japon, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis, que nous remercions pour leurs dons. 

L’équipe des Nations Unies a aidé des personnes dans de nombreux domaines, notamment dans le commerce, la protection sociale, l’aide d’urgence et la promotion des objectifs de développement durable (ODD). 

Journée de l’Afrique

C’est aujourd’hui la Journée de l’Afrique.  Dans un message vidéo à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général a déclaré que nous célébrons l’énorme promesse et le potentiel de ce continent diversifié et dynamique. 

Mais alors que nous marquons cette journée, a-t-il ajouté, nous nous rappelons également les multiples défis qui empêchent l’Afrique d’atteindre son plein potentiel -la pandémie de COVID-19, les changements climatiques, ainsi que la guerre en Ukraine- qui créent une tempête parfaite pour les pays en développement, en particulier sur le continent africain. 

Le Secrétaire général a déclaré que nous devions intensifier nos efforts pour mettre fin à la pandémie, réformer le système financier mondial, mettre fin aux changements climatiques et faire taire les armes à feu à travers l’Afrique. 

Demain matin, le Secrétaire général doit prendre la parole lors du débat d’ouverture du dialogue politique de haut niveau qui fait partie du dialogue sur l’Afrique.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.