Imprimer
AG/AB/4385
10 mai 2022
Soixante-seizième session, 17e séance plénière – après-midi

La Cinquième Commission examine le concept révisé des stocks pour déploiement stratégique pour la Base de soutien logistique des Nations Unies

La Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires a examiné, cet après-midi, le concept révisé des stocks pour déploiement stratégique pour la Base de soutien logistique des Nations Unies présenté par M. Christian Sanders, Sous-Secrétaire général au Bureau du Chef de la gestion de la chaîne d’approvisionnement, du Département de l’appui opérationnel. 

Après avoir souligné la valeur inestimable des stocks pour répondre aux demandes des missions de paix, M. Sanders a indiqué que le fait d’être passé de la gestion de stocks en vigueur ces 20 dernières années au concept de déploiement stratégique a permis à l’ONU de répondre de façon responsable et opportune à la COVID-19 et sans en être très gravement affectée.  Cela a eu un impact sur la capacité de l’ONU d’exécuter les mandats de maintien de la paix. 

Un certain nombre de changements relativement mineurs ont été introduits et ont rendu le système plus efficace, s’est-il félicité, précisant qu’avec le concept révisé, on passe à des solutions pour les déploiements stratégiques au lieu de stocks pour des plans stratégiques.  De cette façon, on a une assurance contre les longs délais de fabrication.  Ce concept offre en outre la possibilité d’obtenir de meilleurs prix et permet de passer une commande immédiatement. 

M. Sanders a aussi souligné le mérite d’un concept qui permet un contrôle qualité centralisé des articles.  Nous faisons des économies grâce notamment au regroupement des expéditions, a-t-il indiqué.  Il a aussi dit qu’avec ce concept, la Base ne fournit pas uniquement les matériels, elle fournit également les compétences techniques accompagnant les matériels.  C’est une solution clef en main pour la mission bénéficiaire. 

Le concept a également pour but de faire face à la question de l’obsolescence du matériel, à la dépréciation des stocks et au coût de la maintenance.  Il permet de garder suffisamment de stocks de matériels pour pouvoir répondre à une mission urgente ou à une opération humanitaire d’urgence comme en Ukraine, où la Base de Brindisi a pu agir en 48 heures avec des véhicules blindés munis de chauffeurs bénévoles, des matériels de communication et de protection personnelle.  Le Sous-Secrétaire général a aussi annoncé l’intention de disposer de stocks directement chez les fabricants et les fournisseurs pour réduire les coûts. 

Insistant sur l’économie considérable que les États Membres peuvent faire grâce à ce concept révisé, le Sous-Secrétaire général a déclaré qu’il n’entraînerait pas de nouveau financement et qu’il ne demande pas d’investissement dans de nouveaux entrepôts, d’augmentation du budget ou de coûts pour les clients.  En revanche, il a plaidé pour le reclassement d’un poste de logisticien et d’un spécialiste des transports qui devraient augmenter de 400% durant la première année.  Sans ce complément aux ressources humaines, le nouveau concept qui devrait durer trois ans, ne pourrait pas être mis en œuvre rapidement, a-t-il prévenu. 

À la question posée par le Japon et le Royaume-Uni sur la complémentarité entre la Base de Brindisi et la Base d’appui d’Entebbe, le haut responsable a répondu que les deux sites travaillent main dans la main en fonction des demandes des clients, de la situation des stocks et des filières d’approvisionnement. 

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.