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SG/SM/20787
21 juin 2021

M. Guterres plaide pour que l’aide économique et sociale fournie en riposte à la COVID-19 tienne compte des 250 millions de veuves dans le monde

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée internationale des veuves, célébrée le 23 juin:

Lorsqu’elles perdent leur mari, beaucoup de femmes perdent aussi leur identité, leurs droits fonciers, leurs biens, leurs revenus et parfois même leurs enfants.  Leur sécurité physique se trouve particulièrement menacée alors même qu’elles sont exposées à un traumatisme psychique grave.

Les droits humains, y compris le droit d’hériter et de posséder des biens, ne doivent pas être subordonnés à la situation matrimoniale.  Le droit des successions et les filets de sécurité sociale doivent garantir la protection et la sécurité des veuves.

La pandémie de COVID-19 a simultanément augmenté le nombre de veuves dans le monde et aggravé bon nombre des problèmes auxquels ces femmes sont confrontées, notamment l’accès aux comptes bancaires et aux pensions de retraite.  Dans le cadre de l’aide économique et sociale fournie en riposte à la pandémie, les États doivent tenir compte des 250 millions de veuves dans le monde.  Avant même la pandémie, près d’une sur dix vivait dans l’extrême pauvreté.

L’assistance sociale, notamment les transferts en espèces et les pensions, permet d’aider les veuves, qui doivent souvent assumer l’entière responsabilité de leur famille.  Les États doivent faire des efforts pour que ces mesures bénéficient également aux femmes qui sont peu visibles, par exemple celles qui n’ont pas de pièce d’identité ou de compte bancaire.

J’exhorte tous les pays à adopter et à appliquer des lois et des politiques qui favorisent l’égalité des genres, ainsi qu’à abroger toutes les lois discriminatoires qui perpétuent l’assujettissement et l’exclusion des femmes.  Il s’agit là d’un élément central de mon appel à l’action en faveur des droits humains.  La persécution et l’exhérédation des veuves –par la loi et la coutume– font partie des pires formes de discrimination fondée sur le genre.

En cette Journée internationale des veuves, engageons-nous à faire le nécessaire pour que toutes les veuves occupent une place respectée dans nos sociétés et pour qu’elles aient accès à la protection juridique et sociale, de sorte qu’elles puissent vivre en paix et pleinement réaliser leur potentiel.

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