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SC/14727
8 décembre 2021

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur les attaques perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali

 On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, M. Abdou Abarry (Niger):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté la série d’attaques perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ces derniers jours dans les régions de Bandiagara, de Kidal, de Gao et de Ménaka, à la suite desquelles sept Casques bleus togolais et un sous-traitant malien de la MINUSMA ont été tués, et trois Casques bleus togolais et un sous-traitant malien de la MINUSMA ont été blessés. Un Casque bleu égyptien est également décédé des suites de ses blessures après une attaque commise le mois dernier.

Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde sympathie et leurs sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’Égypte, au Mali, au Togo et à la MINUSMA, et souhaité un prompt rétablissement aux Casques bleus et au sous-traitant qui ont été blessés.  Ils ont rendu hommage aux soldats de la paix qui mettent leur vie en danger.

Les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien de transition d’enquêter rapidement sur ces attaques et d’en traduire les auteurs en justice. Ils ont souligné que les attaques visant le personnel de maintien de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international et que le fait de préparer, d’ordonner, de commanditer ou de commettre des attaques contre les Casques bleus de la MINUSMA constituait un critère d’imposition de sanctions en application de résolutions du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales. Ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs, organisateurs, commanditaires et instigateurs de ces actes de terrorisme inqualifiables et d’amener les personnes responsables à répondre de leurs actes.  Ils ont demandé instamment à tous les États de coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations que leur imposaient le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motifs ou les auteurs et quel que soit le lieu ou le moment où ils étaient perpétrés. Ils ont rappelé que tous les États devaient combattre par tous les moyens les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales, et ce, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations découlant du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, et aux autres forces de sécurité présentes au Mali et dans la région du Sahel, comme énoncé dans la résolution 2584 (2021).

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par les conditions de sécurité qui régnaient au Mali et par la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel. Ils ont exhorté les parties maliennes à appliquer intégralement et sans plus tarder l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.  Ils ont noté que l’application intégrale de l’Accord et l’intensification de l’action menée pour écarter les menaces asymétriques pouvaient concourir à améliorer les conditions de sécurité dans l’ensemble du Mali. Ils ont souligné que les mesures prises par la Force conjointe du G5 Sahel pour lutter contre les activités des groupes terroristes et autres groupes criminels organisés contribueraient à sécuriser la région du Sahel.

Les membres du Conseil ont souligné qu’il importait que la MINUSMA dispose des moyens d’action dont elle avait besoin pour s’acquitter de son mandat et pour promouvoir la sûreté et la sécurité du personnel de maintien de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution 2584 (2021) du Conseil.

Les membres du Conseil ont également souligné que ces actes odieux n’affaibliraient en rien leur détermination à continuer d’appuyer le processus de paix et de réconciliation au Mali.

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