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2 août 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 2 août 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Éthiopie

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Martin Griffiths, poursuit sa mission en Éthiopie.

À Addis-Abeba, il a rencontré aujourd’hui la Ministre de la paix, Mme Kamil, ainsi que le Président régional d’Amhara, M. Teshager, pour discuter de la situation humanitaire à Amhara.  Il s’est également entretenu avec la Commissaire de l’Union africaine à la santé, aux affaires humanitaires et au développement social, Mme Amira El Fadil, et des représentants des États membres en Éthiopie.

Au cours du week-end, dans la région sud-est du Tigré, M. Griffiths a visité un centre de santé et une école, tous deux situés à Hawzen.  Il y a rencontré des femmes, des hommes et des autorités locales.  À Firweni, dans le Tigré oriental, il a visité un site pour personnes déplacées et s’est entretenu avec des personnes affectées par la crise, des dirigeants communautaires et des partenaires humanitaires.

La situation humanitaire dans la région Afar se détériore en raison des débordements du conflit au Tigré.  Selon les autorités régionales, environ 70 000 personnes ont été déplacées en plus des 35 000 personnes déplacées par le conflit ethnique Afar-Somali actuellement en cours dans le sud.

Les autorités afars ont distribué de la nourriture et des articles non alimentaires à certaines des personnes récemment déplacées.  Les partenaires humanitaires fourniront des soins d’urgence de santé, de protection ainsi que de nourriture, d’eau, d’hygiène et d’assainissement à 70 000 personnes déplacées.  En collaboration avec le Bureau régional de la santé de l’Afar et des partenaires humanitaires, l’UNICEF a déployé quatre équipes mobiles de santé et de nutrition pour fournir des services.

Myanmar

Six mois après que l’armée du Myanmar a pris le contrôle du Gouvernement démocratiquement élu, l’équipe de l’ONU sur place a réaffirmé sa solidarité avec le peuple du pays dans sa quête de démocratie, de paix, des droits de l’homme et de l’état de droit. 

Depuis le 1er février, au moins 930 personnes –dont beaucoup de femmes et d’enfants– ont été tuées aux mains des forces de sécurité, alors que des milliers d’autres ont été blessées.

Au moins 3 000 personnes sont toujours en détention, notamment des politiciens, des écrivains, des défenseurs des droits humains, des enseignants, des agents de santé, des fonctionnaires, des journalistes, des moines, des célébrités et des citoyens ordinaires.

La crise prolongée a eu un impact sur l’accès humanitaire aux personnes dans le besoin, ainsi que sur l’éducation, la santé et la lutte contre la COVID-19.  Cela a également affecté les droits fondamentaux du peuple du Myanmar à s’exprimer et à avoir un gouvernement qui les représente.

Pour leur part, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et ONU-Femmes au Myanmar ont mis en garde que cette année plus de femmes et de filles sont en danger à cause de la crise politique et sanitaire qui s’est accompagnée de l’intensification des combats.  Ils ont également indiqué que la détérioration de la situation socioéconomique fait que des centaines de milliers de personnes supplémentaires ont désormais besoin d’une aide humanitaire.

Depuis le 1er février, les femmes et les filles sont en première ligne en tant que dirigeantes d’organisations de la société civile, fonctionnaires, militantes, journalistes, artistes et influenceuses, exerçant leurs droits fondamentaux pour exprimer leurs espoirs pour l’avenir du pays.

publique centrafricaine

La Mission des Nations Unies en République centrafricaine, la MINUSCA, rapporte que samedi dernier, à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, plus de 200 combattants présumés du groupe armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) ont attaqué un poste de l’armée de la République centrafricaine ainsi que le village de Mann.  Les combattants armés auraient tué sept civils et blessé deux autres lors d’un échange de tirs avec les forces armées du pays.

Des Casques bleus de l’ONU ont été immédiatement déployés pour assurer la protection des civils.  Les combattants ont fui et les civils blessés ont été soignés à l’hôpital local.  Le personnel de maintien de la paix de l’ONU estime que la situation est maintenant relativement calme. 

Pour ce qui est du dernier tour des élections législatives, qui a eu lieu la semaine dernière dans les sept circonscriptions qui n’avaient pas encore terminé le processus, les 262 bureaux de vote ont tous ouvert sans incident majeur.

La Mission des Nations Unies, en étroite coordination avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, a sécurisé les bureaux de vote pour permettre aux civils de voter en toute sécurité.  La Mission a également déployé des équipes de surveillance dans toutes les circonscriptions pour assurer le bon déroulement du scrutin.

Syrie

L’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Geir Pedersen, a déclaré ce week-end qu’il suivait avec une grande inquiétude les développements dans le sud-ouest de la Syrie.  Il est activement en contact avec les parties concernées pour s’assurer que la violence cesse et il appelle à la désescalade.

Dans une déclaration au cours du week-end, M. Pedersen a rappelé à toutes les parties concernées que le principe de la protection des civils et le droit international humanitaire doivent être respectés.  L’Envoyé spécial a mis en avant la dimension humanitaire de la situation, rappelant les messages qu’il a reçus des habitants de Deraa déclarant qu’ils ne voulaient pas quitter leur domicile.

Pour l’Envoyé spécial, cette montée des tensions dans le sud-ouest réitère la nécessité pour tous en Syrie de s’entendre sur un cessez-le-feu à l’échelle nationale, conformément à la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité.

Malaisie / COVID-19

L’équipe des Nations Unies en Malaisie, qui est dirigée par le Coordonnateur résident, M. Stefan Priesner, continue d’aider les autorités à déployer le plan national de vaccination contre la COVID-19.

L’équipe de l’ONU aide les autorités à préparer la vaccination des sans-papiers, des réfugiés et des demandeurs d’asile.  Cela comprend un soutien technique et de plaidoyer pour préparer des directives spécifiques.  Le HCR aide à recueillir des données sur les populations de réfugiés, tandis que l’ONU travaille également à la sensibilisation et à la cartographie des groupes vulnérables.

L’équipe de l’ONU a également travaillé sur la communication des risques et l’engagement communautaire dans diverses langues, ainsi que sur des programmes de sensibilisation et des permanences téléphoniques pour améliorer l’accès aux informations sur les vaccins.  Cela comprend un site Web conçu pour venir en aide aux réfugiés, demandeurs d’asile et aux organisations qui les soutiennent.

L’équipe de l’ONU sur le terrain aide également les autorités à suivre l’opinion publique pour lutter contre les rumeurs et la désinformation.

Coordonnateur résident / Uruguay

M. Pablo Ruiz Hiebra, de l’Espagne, est le nouveau Coordonnateur résident en Uruguay, a fait savoir le Bureau de coordination du développement des Nations Unies.  Sa nomination fait suite à l’approbation du gouvernement hôte.  Il a pris ses fonctions hier 1er août.

Les coordonnateurs résidents dirigent le travail des équipes des Nations Unies sur le terrain, notamment en aidant les autorités à répondre à la pandémie de COVID et à mieux se relever en vue de pouvoir réaliser les objectifs de développement durable.

Ils représentent également le Secrétaire général pour les questions de développement au niveau des pays.

Semaine mondiale de l'allaitement

Cette semaine marque la Semaine mondiale de l’allaitement.  Dans une déclaration conjointe, les chefs de l’UNICEF et de l’OMS ont déclaré que la pandémie de COVID-19 a mis en évidence la fragilité des gains réalisés en termes de taux d’allaitement au cours des dernières décennies.

Ils ont demandé des mesures qui donnent la priorité à des environnements propices à l’allaitement pour les mères et les bébés.

Contributions financières

La Bolivie et le Mozambique ont payé la totalité de leurs contributions budgétaires, ce qui amène le nombre total d’États Membres ayant payé à 117.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.