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27 Juillet 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 juillet 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Péninsule coréenne

Suite à des questions soulevées au sujet des derniers développements dans la péninsule coréenne, le porte-parole adjoint a indiqué que le Secrétaire général se félicite de l’annonce, par les deux Corée, de la reprise des canaux de communication de Panmunjom et du bureau de liaison intercoréen aujourd’hui, ainsi que de la reconnexion de la « hotline » militaire.

Le Secrétaire général appuie pleinement les efforts continus des parties en vue de l’amélioration de leurs relations, d’une paix durable et d’une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne.

Guatemala

Le Secrétaire général a appris la destitution soudaine, par le Procureur général du Guatemala, de M. Juan Francisco Sandoval, Procureur principal de l’unité de lutte contre l’impunité qui travaillait en étroite collaboration avec la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG).

Il est très préoccupant que, depuis la fermeture de la CICIG, un nombre croissant d’anciens procureurs éminents aient dû quitter le pays - selon toute apparence, en raison de leur travail sur la reddition de comptes et la justice.

La capacité des procureurs à exercer leurs fonctions sans intimidation, ni ingérence indue est une condition préalable essentielle pour combattre et prévenir la corruption et l’impunité.

Le Secrétaire général appelle les autorités guatémaltèques à redoubler d’efforts pour renforcer l’état de droit et à respecter et garantir la sûreté et la sécurité des agents de la justice, conformément aux normes internationales.

Vice-Secrétaire générale/Sommet sur les systèmes alimentaires

À Rome, où le présommet du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en est à son deuxième jour, la Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, s’est exprimée ce matin dans le cadre d’une table ronde ministérielle sur la transformation des systèmes alimentaires pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

La Vice-Secrétaire générale a souligné que le Sommet sur les systèmes alimentaires a été conçu pour offrir aux gouvernements nationaux et aux autres parties prenantes clefs l’occasion de garantir que les systèmes alimentaires soient inclusifs, qu’ils soient transformateurs et qu’ils soient adaptés aux générations futures.

Mme Mohammed a noté que, malgré la COVID-19 et les multiples défis associés au lancement du processus dans un délai serré, plus de 145 gouvernements ont nommé des organisateurs de dialogue national.  Elle a ajouté que nous espérons continuer le voyage avec eux alors que nous passons des discussions à la mise en œuvre.

La Vice-Secrétaire générale a également rencontré aujourd’hui plusieurs responsables gouvernementaux, producteurs de produits alimentaires, peuples autochtones et représentants de la jeunesse, entre autres.

Demain, dernier jour du Sommet, Mme Mohammed participera à la plénière de clôture de l’évènement et tiendra également un dernier point de presse avec le Ministre italien des affaires étrangères, M. Luigi Di Maio.

Systèmes alimentaires

Dans une déclaration commune, les chefs de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Mme Henrietta Fore et M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, appellent à des systèmes alimentaires plus solides qui favorisent une alimentation saine et améliorent la nutrition des enfants et des jeunes.

À l’échelle mondiale, ont-ils déclaré, un enfant sur trois ne grandit pas bien en raison de la malnutrition.

Ils appellent les gouvernements et les décideurs à intensifier des mesures, notamment à inciter à une alimentation saine grâce à des politiques de prix et à améliorer la qualité nutritionnelle des aliments grâce à l’enrichissement obligatoire des aliments de base.

Conseil de sécurité

Le Secrétaire général adjoint à l’appui opérationnel, M. Atul Khare, a informé le Conseil de sécurité de la fermeture de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), dont le mandat s’est achevé à la fin 2020.

M. Khare a déclaré au Conseil que tout le personnel en uniforme, à l’exception d’une unité de garde, avait été retiré.

L’ancien quartier général de la MINUAD et les sites des équipes ont été fermés et remis aux autorités locales à des fins civiles dans les États du Darfour central, méridional et septentrional.

Pakistan

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique qu'environ 500 000 personnes dans certaines parties de la province du Baloutchistan, au Pakistan, sont confrontées à des niveaux d'insécurité alimentaire de crise ou d'urgence.  Cent mille autres personnes ont besoin d'une aide vitale immédiate en raison de graves conditions de sécheresse.

La période de sécheresse et les pénuries en eau ont détruit les récoltes et menacent la survie du bétail.

Le Baloutchistan est également encore sous le choc des effets de plusieurs catastrophes récentes, notamment un hiver rigoureux, une infestation de criquets et la pandémie de COVID-19.

En collaboration avec les autorités provinciales de gestion des catastrophes, l’ONU et les partenaires du secteur de la sécurité alimentaire soutiennent des projets de subsistance dans certains des districts touchés.  Des évaluations sont en cours.

Le Plan de réponse humanitaire pour le Pakistan, qui cible 4,3 millions de personnes sur 11 millions de personnes dans le besoin, nécessite 332 millions de dollars mais n'est financé qu'à 18%.

Éthiopie

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué aujourd’hui qu’il est extrêmement préoccupé par le sort de milliers de réfugiés érythréens actuellement pris au piège dans deux camps de réfugiés dans la région du Tigré, en Éthiopie, alors que les combats entre les groupes armés s'intensifient dans et autour des camps.

Selon le HCR, environ 24 000 réfugiés érythréens dans les camps de Mai Aini et d’Adi Harush sont victimes d'intimidation et de harcèlement et vivent dans une peur constante.  Ils sont également coupés de l'aide humanitaire.

Le Haut-Commissariat implore toutes les parties au conflit de respecter leurs obligations en vertu du droit international.

Le HCR indique que son personnel a perdu tout accès aux camps de réfugiés au cours des deux dernières semaines, soulignant que les réfugiés pris au piège ont besoin d’une aide urgente pour sauver des vies.  L’eau potable s’épuise, aucun service de santé n’est disponible et la faim représente un réel danger.  La dernière distribution de nourriture dans les deux camps a eu lieu fin juin, fournissant des rations pour un mois.

Indonésie/COVID-19

L’équipe de l’ONU en Indonésie, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Valerie Julliand, a accéléré sa riposte à la COVID-19 dans le contexte d'une augmentation du nombre de nouvelles infections et de décès dans le pays.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment contribué à renforcer la surveillance des restrictions de mouvement.  L'OMS a également formé 31 000 intervenants de première ligne.

L’UNICEF continue d'aider le Gouvernement à faire face aux effets immédiats et à long terme de la pandémie sur les enfants en veillant à la poursuite de l'éducation et à la protection des enfants.

Plus de 16,2 millions de doses de vaccins sont arrivées en Indonésie par l’intermédiaire du Mécanisme COVAX.  L’équipe de l’ONU aide à distribuer ces vaccins et a formé des agents de santé au suivi de la chaîne d'approvisionnement en vaccins.

Afrique/COVID-19

Le Libéria a reçu plus de 300 000 doses de vaccin des États-Unis par le biais du Mécanisme COVAX.  Cela permettra au Libéria de reprendre sa campagne de vaccination.

L’équipe de l’ONU, dirigée par M. Niels Scott, continue de soutenir les autorités, notamment en aidant au transport et au dédouanement des vaccins, ainsi qu’en soutenant le système de la chaîne du froid.

L’ONU travaille également à renforcer la recherche des contacts et à étendre la capacité des laboratoires.

La Tanzanie a également récemment reçu des vaccins des États-Unis par l’intermédiaire du Mécanisme COVAX, et distribuera ces doses dans les régions les plus touchées par le virus.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF ont contribué à l’élaboration des plans de vaccination nationaux et régionaux et s’engagent avec les communautés pour fournir des informations précises et dissiper les idées fausses.

L’équipe de l’ONU a également aidé à améliorer la prévention et le contrôle des infections et a collecté des fonds pour augmenter les capacités en oxygénothérapie.

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