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8 janvier 2021

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 8 janvier 2021

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Invité du Point de presse/Déplacement virtuel du Secrétaire général à Londres

Le Conseiller spécial du Secrétaire général pour les préparatifs de #UN75, M. Fabrizio Hochschild, était l’invité du Point de presse. Il a informé les journalistes des conclusions du rapport final ONU75, publié vendredi.

M. Hochschild a également donné un aperçu de « We the Peoples », l’événement prévu dimanche à Londres pour marquer le soixante-quinzième anniversaire de la première session de l’Assemblée générale. Cet événement donnera le coup d’envoi de la première visite officielle virtuelle du Secrétaire général au Royaume-Uni.

Dans ses remarques, le Secrétaire général devrait souligner l’importance du travail de l’Assemblée générale tout au long de l’histoire de l’ONU, ainsi que sa pertinence actuelle, alors que le monde s’efforce de relever des défis tels que les changements climatiques, la pandémie et les conflits.

Nominations

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Abdoulaye Mar Dieye, du Sénégal, au poste de Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel. 

Cette nomination fait suite aux appels du Conseil de sécurité et de l’ECOSOC en faveur du renforcement de l’engagement collectif et intégré dans la région du Sahel.  Pour y donner suite, le Secrétaire général nomme le Coordonnateur spécial Dieye qui dirigera les efforts collectifs, y compris pour ce qui est du financement, en vue de mettre en œuvre la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et son plan d’appui.  Le but est de renforcer la réponse des Nations Unies pour le développement du Sahel, en s’appuyant sur tous les atouts de l’ONU dans la région, notamment en engageant et en soutenant les efforts du G5 Sahel, de l’Alliance Sahel, de la Plateforme ministérielle de coordination, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

M. Dieye a 35 années d’expérience et est actuellement Conseiller spécial de l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). 

M. Volker Perthes, de l’Allemagne, a été nommé Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan et Chef de la Mission intégrée des Nations Unies pour l’assistance à la transition au Soudan (MINUATS).

M. Volker Perthes apporte avec lui une expérience de plus de 25 ans dans le milieu universitaire, la recherche, les relations internationales et la diplomatie, y compris aux Nations Unies, ainsi qu’une expertise approfondie dans le règlement des conflits et la géopolitique régionale. 

Enfin, le Secrétaire général a nommé Mme Mette Knudsen, du Danemark, au poste de Représentante spéciale adjointe, chargée des affaires politiques, à la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).  Son travail se centrera sur les questions politiques.

Elle succède à Mme Ingrid Hayden, de l’Australie, à laquelle le Secrétaire général exprime sa gratitude pour son dévouement. Mme Knudsen apporte avec elle une expérience professionnelle de plus 28 ans dans la diplomatie, la coopération internationale et le développement économique.  Elle était encore récemment Ambassadrice du Danemark en Afghanistan.

Éthiopie

L’ONU, avec ses partenaires, est parvenue à accéder à des zones auparavant inaccessibles.  Les combats localisés et l’insécurité persistent, des combats ayant été signalés dans les zones rurales et autour de Mekele, Shiraro et Shire, dans la province du Tigré.

L’accès à la plupart des régions du nord-ouest, de l’est et du centre du Tigré demeure limité en raison de l’insécurité persistante et des obstacles bureaucratiques.  Deux des quatre camps de réfugiés de la région (Hitsats et Shimelba) ne sont toujours pas accessibles.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM), qui dirige l’approche coordonnée des efforts logistiques, continuent de travailler avec les autorités pour rationaliser le mécanisme d’approbation de fret et garantir un accès sûr et sécurisé au Tigré et aux zones limitrophes.

L’ONU estime que 2,3 millions de personnes ont un besoin urgent d’assistance humanitaire au Tigré, dont 1,3 million de personnes supplémentaires en raison du conflit et plus de 950 000 personnes qui s’y trouvaient déjà, y compris des réfugiés.

Ces chiffres sont susceptibles d’évoluer à mesure que de plus amples informations deviendront disponibles.

République centrafricaine

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a indiqué que la période de trois jours pour faire appel aux résultats provisoires des élections présidentielles devant la Cour constitutionnelle a pris fin hier.

La Cour constitutionnelle aurait jusqu’au 19 janvier pour examiner les appels et proclamer les résultats définitifs des élections.

La MINUSCA poursuit son travail de protection des civils et déploie des renforts dans sa base opérationnelle temporaire située dans la ville de Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, alors qu’une coalition de groupes armés, comprenant l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et les anti-balaka, poursuit ses attaques contre les positions des Forces armées centrafricaines.  Hier, dans cette zone, certains membres des forces de sécurité nationales ainsi que des civils ont cherché refuge dans les locaux de l’ONU.

Hier, à Bouar, des Casques bleus et des soldats des Forces centrafricaines ont échangé des tirs avec des éléments armés, provoquant le déplacement de centaines de civils.  Les Casques bleus continuent d’effectuer des patrouilles robustes à Bouar et dans d’autres zones de déploiement.

Par ailleurs, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) indique que la violence et l’insécurité entourant les élections ont forcé plus de 30 000 personnes à fuir vers le Cameroun voisin depuis la RCA.  Elles ont également fui au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo.

La plupart d’entre elles - soit plus de 24 000 personnes - ont traversé la rivière Ubangui pour se rendre dans les provinces du Bas-Uele et du Nord-Ubangui en RDC.

Le HCR reste préoccupé par les informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays et exhorte les gouvernements de tous les pays voisins à continuer d’accorder l’accès à l’asile et de soutenir les autorités locales en enregistrant les nouveaux arrivants.

Ouganda

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) est profondément préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l’homme en Ouganda à l’approche des élections parlementaires et présidentielles prévues le 14 janvier.

Entre le 18 et le 20 novembre, au moins 54 personnes ont été tuées lors d’émeutes et de manifestations dans au moins sept districts du pays, suite à l’arrestation et la détention de deux candidats de l’opposition à la présidence et de membres de l’opposition politique.

Le HCDH a appelé les autorités à protéger les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique et à assurer la tenue d’élections libres et pacifiques qui garantissent le droit du peuple ougandais de participer aux affaires publiques de son pays, notamment en prenant des mesures pour prévenir les cas de violence électorale.

 

 

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