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AG/12312
29 janvier 2021
Soixante-quinzième session, 52e séance plénière – matin

Assemblée générale: les dix priorités du Secrétaire général pour 2021 suscitent des appels à un multilatéralisme et à une coopération internationale renforcés

L’Assemblée générale a achevé, ce matin, son débat sur les priorités* du Secrétaire général pour 2021, en entendant neuf délégations préconiser le renforcement du multilatéralisme et de la coopération internationale pour faire face aux retombées de la pandémie de COVID-19 et reconstruire en mieux.

Hier, le Secrétaire général a décrit 2020 comme « une année de mort, de catastrophe et de désespoir », avant d’énoncer ses 10 priorités pour faire de 2021 une « année de possibilités et d’espoir ».  Les 10 priorités de M. António Guterres sont la lutte contre la pandémie, les vaccins devant être vus comme « notre plus grand test moral », des biens publics mondiaux, « des vaccins du peuple », disponibles et abordables pour tous.  M. Guterres a ensuite cité un relèvement économique inclusif et durable; la consolidation de 2021 comme l’année du climat et de la biodiversité; la lutte contre la « pandémie » de la pauvreté et des inégalités; le renversement de la tendance au recul des droits de l’homme; et la réalisation de l’égalité des sexes, « peut-être le plus grand défi qui soit en ce qui concerne les droits humains ».

Le Secrétaire général a poursuivi en s’attardant sur l’importance de guérir les tensions géopolitiques et de trouver un terrain d’entente; de remettre sur pied le régime de désarmement et de non-prolifération nucléaires, « qui connaît une véritable érosion »; de tirer parti des possibilités offertes par les technologies numériques, « tout en nous prémunissant des dangers de plus en plus grands qu’elles présentent »; et de réimaginer la gouvernance mondiale.

Pour l’Arménie, la priorité est de faire face à l’aggravation des tendances autoritaires, des discours de haine, de la « militarisation de la pandémie » pour déclencher des guerres, de l’oppression des voix dissidentes et des violations des droits de l’homme.  L’ONU devrait se prévaloir de son rôle de garante du droit international, des buts et des principes de la Charte des Nations Unies et des valeurs de l’humanité, a exhorté l’Arménie pour relever ces défis.  « Il y va de sa crédibilité. »  La priorité, ont dit les Fidji, c’est de mobiliser des fonds pour atténuer les conséquences des changements climatiques. 

Le Népal a plaidé pour que le nouveau programme d’action en faveur des pays les moins avancés (PMA) se concentre sur le renforcement des capacités productives et la transformation structurelle et prévoie des mesures adéquates pour éviter les reculs et imprimer un caractère durable et irréversible aux acquis.  Il a insisté sur le respect des engagements auxquels ont souscrit les pays développés en matière d’aide publique au développement (APD) et d’arrangements concessionnels.  Le moment est venu, a estimé le Botswana, de réfléchir à une « économie créative », en reconnaissant l’importance d’un transfert de technologies juste et équitable.  Le Botswana a salué la priorité accordée par le Secrétaire général au développement et aux « besoins spéciaux » de l’Afrique.

La pandémie de COVID-19 est grave, mais c’est aussi une « occasion en or » de « remettre les compteurs à zéro ».  L’homme est capable de remédier au chaos qu’il provoque mais il lui faut rétablir un ordre mondial qui empêche la répétition de catastrophes et qui permette de reconstruire de mieux.

L’Assemblée générale a prévu une autre séance publique mardi 23 février à partir de 10 heures pour examiner la situation dans les territoires temporairement occupés d’Ukraine.

* A/75/1

RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR L’ACTIVITÉ DE L’ORGANISATION (A/75/1)

Fin du débat général

Le Népal a souligné le grave impact sur les moyens de subsistance, les sociétés et les économies de la pandémie de COVID-19.  Cela exige des efforts collectifs pour protéger la vie des gens, s’attaquer aux conséquences socioéconomiques et revenir à des sociétés plus égalitaires et plus résilientes.  Le Népal a appelé la communauté internationale à renforcer son appui aux pays pauvres, aux pays en développement et aux petits États insulaires en développement qui ploient sous le fardeau de la pauvreté, de la dette et des crises humanitaires.  Saluant l’arrivée des vaccins contre la COVID-19, le Népal a avoué son enthousiasme mais aussi son anxiété parce que disponibilité ne veut pas dire accessibilité et prix abordable.  Rendre les vaccins accessibles à tous sera un véritable test pour la solidarité mondiale. 

Le Népal a constaté que la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 est désormais en danger étant donné que les pays les plus vulnérables ne sont pas sur la bonne voie.  Les défis et les lacunes s’accumulent et nous demandons un soutien renforcé de la communauté internationale, a dit le Népal, en soulignant l’importance de la cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA), prévue pour cette année.  Le nouveau programme d’action qui sera adopté doit se concentrer sur le renforcement des capacités productives et la transformation structurelle et prévoir des mesures adéquates pour éviter les reculs et imprimer un caractère durable et irréversible aux acquis.  Le Népal a insisté sur un financement adéquat et prévisible qui passe par le respect des engagements auxquels ont souscrit les pays développés en matière d’aide publique au développement (APD) et d’arrangements concessionnels. 

Le Népal a appelé à renforcer la coopération internationale pour lutter contre les changements climatiques et préserver la biodiversité et à la mise en œuvre complète et efficace de l’Accord de Paris, à une action climatique robuste et à un accès facile au financement climatique.  La délégation a dit que la promotion et la protection des droits de l’homme sont essentielles à la paix et au développement durable et a réitéré son appel en un désarmement général et complet de toutes les armes de destruction massive.  Elle a déclaré que la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic d’êtres humains et de drogues nécessite une action collective.  La nouvelle plateforme mondiale de coordination contre le terrorisme des Nations Unies pourrait être un mécanisme approprié pour faciliter le partage d’informations et la collaboration entre les États Membres.  Le Népal a affirmé accorder une grande importance à la sécurité des Casques bleus et soutenu les efforts en cours dans le cadre de l’initiative Action pour le maintien de la paix.  Il a souligné que la réussite des opérations de maintien de la paix dépend des ressources. 

Sri Lanka a pris note des réalisations de l’ONU sous la houlette du Secrétaire général, en particulier en 2020, année placée « dans l’ombre des défis de la COVID-19 » et qu’elle espère oublier bientôt.  Face à ce « coup de semonce », le rapport de M. Guterres replace dans leur contexte les perspectives conjointes dans un environnement qui ne cesse d’évoluer, a noté la délégation, soulignant à cet égard l’importance de l’année 2021 qui débute.  Si la pandémie est grave, a-t-elle argué, c’est aussi une « occasion en or » pour que la communauté internationale « remette les compteurs à zéro » et rétablisse un équilibre harmonieux avec la nature.  Pour Sri Lanka, l’espèce humaine est capable de remédier au chaos qu’elle provoque mais il lui faut rétablir un ordre mondial qui empêche la répétition de catastrophes telles que celle de la COVID-19. 

S’associant au Secrétaire général, la délégation a mis l’accent sur l’importance du multilatéralisme pour relever ces défis.  Ensemble, nous pouvons accomplir bien des choses, a-t-elle commenté, avant de constater que le monde n’est pas sur la bonne voie pour réaliser les objectifs de développement durable (ODD).  Pourtant, les petits États comme Sri Lanka ont accepté le fardeau des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) puis des ODD, et se montrent attachés à réaliser ces objectifs.  La délégation a ainsi fait état d’un programme d’action axé sur l’individu, mis en place par son gouvernement pour atteindre ces objectifs, à commencer par l’éradication de la pauvreté.  Préoccupée par la montée en puissance de l’intolérance, de la xénophobie, des discours de haine et de la désinformation, Sri Lanka s’est également dite inquiète de la persistance du terrorisme, fléau qu’elle a subi durant près de 30 ans.  Selon elle, les acteurs non étatiques qui mènent des actions illégales dans le monde ne devraient pas être encouragés à propager leur idéologie par le biais des organes de l’ONU.  Or, comme l’Inde l’a rappelé, il nous faut encore convenir d’une définition du terrorisme.  Cela étant, a conclu la délégation, nous restons optimistes et nous nous tenons prêts à relever les défis liés aux « nombreux visages que prend le terrorisme ». 

La République arabe syrienne a dénoncé l’ingérence étrangère, les sanctions et les mesures unilatérales prises par des États contre d’autres.  « Le monde reste les bras croisés », alors que nous, le Venezuela, Cuba ou encore l’Iran sommes victimes des blocus unilatéraux.  Qu’avons-nous fait pour mériter un tel traitement? s’est demandé la Syrie.  Nous n’avons pas besoin de l’aide.  Ce que nous voulons, c’est récupérer nos champs pétroliers des mains des puissances étrangères et nous défendre contre les combattants terroristes étrangers.  Comment y parvenir avec le blocus? s’est impatientée la Syrie, en notant que le rapport du Secrétaire général reste silencieux sur le fait qu’elle est victime d’une agression étrangère et des groupes terroristes. 

Le Secrétaire général, a tonné la Syrie, doit obtenir des pays qui soutiennent ces combattants terroristes étrangers qu’ils assument leurs responsabilités.  La Syrie s’est attardée sur « l’agression permanente d’Israël » et les attaques qui sapent sa capacité à lutter efficacement contre le terrorisme et à réaliser le Programme 2030.  Il semble, s’est résignée la Syrie, qu’aucun pays ne veut vraiment lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. 

L’Indonésie a salué les efforts de tous les États Membres et de l’ONU face à la pandémie.  Dans ce contexte sans précédent, « nous avons fait notre travail », a-t-elle estimé.  S’agissant de la paix et de la sécurité, pilier impacté par les effets de la COVID-19, la délégation a réitéré son soutien au programme de désarmement nucléaire, tout en saluant le travail inlassable des Casques bleus.  Rappelant qu’elle compte parmi les plus grands fournisseurs de contingents aux opérations de paix de l’ONU, elle a promis de poursuivre sur cette voie.  Elle a toutefois dénoncé les attaques perpétrées contre les soldats de la paix, qui ont coûté la vie à un de ses ressortissants, l’an dernier.  Favorable à une coopération accrue entre pays fournisseurs de troupes, l’Indonésie a également souligné l’importance du rembourser en temps voulu les sommes qui leur sont dues. 

Évoquant ensuite le renouvellement des mandats des hauts responsables de l’ONU, l’Indonésie a plaidé pour que des candidats de grande compétence soient retenus mais en tenant compte de la parité entre les sexes et de la représentation géographique équitable.  Il ne saurait être question, a-t-elle insisté, de laisser les postes de direction à une poignée de pays.  Soucieuse de poursuivre ses efforts en matière de développement durable, elle a jugé que le moment est venu de réfléchir à une « économie créative » alors que le monde tente de se relever.  En tant que nouveau membre du Conseil économique et social (ECOSOC), elle a dit vouloir jouer « tout son rôle » dans l’examen des questions socioéconomiques.  La délégation a par ailleurs dénoncé les groupes criminels qui, dans le contexte de la crise actuelle, abusent des plateformes numériques et exploitent la vulnérabilité des gouvernements.  Réaffirmant enfin la nécessité d’une plus grande solidarité internationale, l’Indonésie s’est réjouie de l’adoption par consensus de la résolution sur le renforcement de la coopération pour soutenir les gens de mer et les chaînes d’approvisionnement. 

Pour l’Arménie, la pandémie de COVID-19 est passée d’une crise sanitaire mondiale à une catastrophe mondiale.  Le relèvement exige un véritable engagement de tous les États Membres en faveur d’un multilatéralisme efficace et responsable, une condition essentielle pour reconstruire en mieux.  Le Programme 2030 reste un cadre global dont la réalisation nécessite désormais un accès équitable à toutes les technologies et médicaments contre la COVID-19.  Personne, y compris les populations piégées dans les zones de conflit, ne devrait être privé ou empêché d’accéder aux mesures visant à atténuer l’impact de la pandémie.  L’Arménie a donc appuyé l’appel du Secrétaire général à un cessez-le-feu mondial.  Notre région, a-t-elle alerté, subit des destructions « folles et brutales » en pleine pandémie et l’annihilation des efforts déployés depuis des décennies en faveur de la paix, du développement et de la sécurité humaine. 

L’agression préplanifiée contre la population du Haut-Karabakh/Artsakh, en pleine crise sanitaire, a provoqué des déplacements massifs, des pertes en vies humaines, de nombreuses violations du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire, la destruction et la profanation du patrimoine religieux et culturel, des crises humanitaires et un afflux de combattants terroristes étrangers et de mercenaires, spécifiquement recrutés au Moyen-Orient, a dénoncé l’Arménie.  Face à l’aggravation des tendances autoritaires, des discours de haine, de la « militarisation de la pandémie » pour déclencher des guerres, l’oppression des voix dissidentes et les violations des droits de l’homme, l’ONU devrait se prévaloir de son rôle de garante du droit international, des buts et des principes de la Charte des Nations Unies et des valeurs de l’humanité.  La capacité de l’Organisation à prévenir et à relever ces défis est cruciale pour sa crédibilité.  L’engagement de ne laisser personne pour compte doit aller au-delà des mots, s’est impatientée l’Arménie. 

Elle a encouragé le Secrétaire général et le Secrétariat de l’ONU à identifier les lacunes persistantes qui rendent possibles les manipulations.  Il faut, ce faisant, veiller à l’indépendance des agences et des départements, en particulier dans la rédaction des rapports et l’action humanitaire.  Les tentatives d’instrumentaliser la coopération technique avec les Nations Unies pour servir des visées « unilatérales et discriminatoires » et justifier la violence fondée sur l’identité doivent être efficacement traquées, combattues et éradiquées, à tous les niveaux, a martelé l’Arménie. 

Le Botswana a estimé que le grand nombre de pays bénéficiant du système de l’ONU constitue la preuve de « l’ampleur du travail remarquable » accompli en 2020.  Alors qu’il fallait faire face à la pandémie de COVID-19 et à l’érosion du multilatéralisme, l’Organisation a su fournir un appui et une assistance urgente à bien des pays, avec l’appui d’autres États Membres, a-t-il relevé.  La pandémie a toutefois mis en lumière les vulnérabilités qui sapent l’action des Nations Unies, a poursuivi la délégation, plaidant pour une accélération de la mise en œuvre des ODD en ce début de décennie d’action.  S’agissant par ailleurs de la paix et de la sécurité, le Botswana a jugé que l’appel du Secrétaire général à un cessez-le-feu mondial n’a pas été « hypothéqué » par la pandémie.  Plus largement, la délégation a souhaité que l’ONU s’engage plus avant en faveur des droits de la personne et garantisse le même traitement à sa « main d’œuvre variée » qui contribue à l’accomplissement des mandats.  Une participation inclusive est essentielle au fonctionnement de l’Organisation, a-t-elle insisté. 

Le Botswana a également souhaité que la communauté internationale procède à des transferts de technologies justes et équitables, tout en garantissant un avenir numérique inclusif pour tous.  Dans le même ordre d’idées, il a jugé que le renforcement des capacités, notamment pour les pays en développement, doit tenir compte des vulnérabilités de certains États et des risques liés aux technologies de l’information et des communications (TIC).  Formant le vœu que les promesses d’efficience et de reddition de comptes faites par l’ONU se traduiront en résultats tangibles, la délégation a aussi appelé au respect de la parité femmes-hommes dans les postes de responsabilité et à une répartition géographique plus équitable au sein de l’ONU. 

Pour le Botswana, le Programme 2030 constitue un « cadre remarquable » pour nous relever de la COVID-19.  Mais si nous voulons être plus ambitieux, au-delà de 2030, il conviendra de mettre l’accent sur la bonne gouvernance et sur une meilleure gestion des ressources, a-t-il souligné, avant d’appeler l’ONU à tout faire pour endiguer les flux financiers illicites qui nuisent aux efforts des États.  La délégation a enfin salué la priorité accordée par l’ONU au développement et aux « besoins spéciaux » de l’Afrique. 

L’Azerbaïdjan a reconnu que la réponse internationale à la pandémie de COVID-19 a été importante mais qu’il faut encore renforcer la coopération mondiale et le multilatéralisme.  Il a insisté sur l’accès de tous aux traitements et aux vaccins, sous les auspices de l’ONU.  Le monde, a-t-il conseillé, doit renforcer sa résilience pour se préparer à d’autres crises futures et éviter qu’elles annihilent les acquis et compromettent la réalisation du Programme 2030.  Notre priorité est de mettre en œuvre nos engagements internationaux et d’appuyer les pays les plus frappés par les changements climatiques, grâce à une coopération internationale « essentielle ».

En ce moment, l’Azerbaïdjan s’est dit tout entier dévoué au développement de sa « partie libérée » d’une occupation de plusieurs décennies.  Le Gouvernement lance des projets d’infrastructures routières et aéroportuaires pour accélérer l’intégration socioéconomique et s’emploie à créer des conditions propices au retour des déplacés.  Ce processus reste néanmoins perturbé par une campagne de déminage qui pourrait prendre une décennie.  Nous nous soumettrons, a annoncé l’Azerbaïdjan, à notre troisième examen national volontaire en 2021. 

Les Fidji ont salué les priorités esquissées par le Secrétaire général hier, tout en soulignant l’immensité des attentes.  « Nous devons faire face à trois pandémies parallèles: la pandémie sanitaire, la pandémie socioéconomique et la pandémie de la méfiance. »  Les Fidji ont rappelé que les petits États insulaires en développement (PEID) sont les plus touchés et qu’ils ont les « montagnes les plus hautes à escalader ».  Ces pays doivent faire face à des crises sanitaires découlant des changements climatiques, dont une épidémie de rougeole.  Nous nous relevons à peine du passage d’un ouragan de catégorie 5 l’an dernier, et nous sommes déjà confrontés à un autre ouragan qui devrait s’abattre sur nous dans les prochaines 48 heures, ont alerté les Fidji, en soulignant: « Les changements climatiques sont sans pitié. »

Elles ont dit avoir suivi à la lettre les instructions de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), s’agissant de la lutte contre la pandémie de COVID-19.  Elles en ont profité pour alerter sur le coût d’acheminement des vaccins dans un territoire comme le leur formé de nombreuses îles éloignées les unes des autres.  Les Fidji ont dit craindre que les trois pandémies ne fusionnent et ne se transforment en une « énorme superpandémie aux conséquences catastrophiques ».  Elles ont donc plaidé pour la mobilisation des fonds nécessaires pour atténuer les conséquences des changements climatiques et souhaité que la question des océans soit pleinement prise en compte lors de la Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.  Les Fidji n’ont pas manqué de saluer le retour des États-Unis à l’Accord de Paris sur le climat. 

Le Bangladesh a déclaré que la communauté internationale doit travailler de concert pour relever les défis de la pandémie.  Elle doit aussi nouer des partenariats pour reconstruire en mieux.  Le Bangladesh a dit donner la priorité à la riposte à la pandémie et à l’accès de tous ses citoyens aux vaccins.  Il revient donc à l’ONU de garantir des prix abordables, a plaidé le Bangladesh.  La deuxième priorité, a-t-il indiqué, est la neutralité carbone.  Il a, à ce propos, dénoncé le manque de financement en faveur des pays comme lui-même.  La troisième priorité, a-t-il poursuivi, c’est la réalisation du Programme 2030, d’autant que les gains réalisés jusqu’ici sont désormais en danger.  Notre sortie de la catégorie des PMA sera définitivement compromise sans des stratégies d’accompagnement, a prévenu le Bangladesh.  Il a aussi plaidé pour des partenariats sur l’accès aux technologies numériques.  Notre dernière priorité, a-t-il conclu, c’est l’apport de solutions aux déplacements de populations.  Plus d’un million de Rohingya sont chez nous depuis trois ans et nous ne voyons aucun progrès sur ce dossier.  Le Secrétaire général devrait s’y pencher, a insisté le Bangladesh.

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