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SG/SM/20180
20 Juillet 2020

Pour placer les droits humains au centre de l’action face à la COVID-19, il faut faire plus pour protéger les victimes de la traite, souligne le Secrétaire général

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, célébrée le 30 juillet:

Cette année, en cette Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, nous rendons hommage aux personnes qui sont les premières à intervenir pour mettre un terme à ce crime: les agents des forces de l’ordre, les travailleurs sociaux, les professionnels de la santé, le personnel des organisations non gouvernementales et bien d’autres encore, qui s’emploient partout dans le monde à protéger les personnes vulnérables.

Comme les héros et les héroïnes qui interviennent en première ligne, sauvent des vies et aident nos sociétés à tenir, face à la pandémie de COVID-19, ces prestataires continuent de fournir des services essentiels pendant la crise: ils repèrent les victimes, garantissent leur accès à la justice, à la santé, à l’assistance sociale et à la protection et empêchent toute nouvelle maltraitance et exploitation.

Je remercie ces premiers intervenants et exhorte l’ensemble des gouvernements et des sociétés à se rallier à leur cause, notamment à travers le fonds de contributions volontaires des Nations Unies en faveur des victimes de la traite des personnes.

La pandémie de COVID-19 a révélé et exacerbé bon nombre d’inégalités dans le monde, créé de nouveaux obstacles sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable et exposé davantage des millions de personnes au risque de faire l’objet d’une traite à des fins d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de mariage forcé et d’autres crimes.

Les femmes et les filles constituent déjà plus de 70% des cas signalés de traite des personnes et sont aujourd’hui les plus touchées par la pandémie.  À chaque fois que l’économie ralentit, au lendemain d’une crise, ce sont les femmes qui ont le plus de mal à retrouver un emploi rémunéré.  Il nous faut particulièrement redoubler de vigilance, cette fois-ci.

Pour placer à nouveau la dignité de la personne et les droits humains au centre de l’action face à la COVID-19 et de la reprise, il nous faut en faire davantage pour protéger les victimes de la traite et empêcher les personnes qui y sont exposées d’être exploitées par des criminels.  En cette Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, engageons‑nous à travailler au service de sociétés et d’économies inclusives, qui ne laissent personne de côté.

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