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SG/SM/20010
16 mars 2020

Limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius, c’est mieux se placer pour surmonter la crise de l’eau à laquelle nous sommes tous confrontés, prévient le Secrétaire général  

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 23 mars:

Les ressources en eau dans le monde sont sous le coup d’une menace sans précédent.  Aujourd’hui, quelque 2,2 milliards de personnes manquent d’eau potable et 4,2 milliards de personnes vivent sans accès à des installations sanitaires adéquates.  Si nous n’agissons pas de toute urgence, les effets des changements climatiques feront augmenter ces chiffres.  D’ici 2050, entre 3,5 et 4,4 milliards de personnes vivront avec un accès limité à l’eau, dont plus d’un milliard dans les villes. 

Cette année, la Journée mondiale de l’eau est axée sur l’eau et les changements climatiques.  L’année 2020 étant une année décisive pour l’action climatique, cette priorité arrive à point nommé.  L’eau est la principale matière par laquelle nous percevons les effets du dérèglement climatique, depuis les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, jusqu’à la fonte des glaciers, l’intrusion d’eau salée et l’élévation du niveau de la mer. 

Le réchauffement de la planète et son exploitation non durable vont créer une concurrence sans précédent pour les ressources en eau et entraîner le déplacement de millions de personnes.  Cela aura un effet négatif sur la santé et la productivité et démultipliera les risques d’instabilité et de conflit.  La solution est claire.  Nous devons de toute urgence augmenter les investissements dans des bassins versants et des infrastructures hydrauliques saines, en améliorant considérablement l’efficience de l’utilisation de l’eau.  Nous devons anticiper les risques climatiques à tous les niveaux de la gestion de l’eau et y faire face.  Nous devons de toute urgence intensifier l’action pour renforcer la résilience et l’adaptation des personnes touchées par les perturbations climatiques.  Et, surtout, nous devons profiter de cette année et de la COP26 à Glasgow pour infléchir la courbe des émissions et créer une base solide pour la durabilité de l’eau. 

En cette Journée mondiale de l’eau, chacun a un rôle à jouer.  J’appelle toutes les parties prenantes à intensifier l’action climatique et à investir dans de robustes mesures d’adaptation pour assurer la durabilité de l’eau.  En limitant le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius, le monde sera en bien meilleure position pour gérer et surmonter la crise de l’eau à laquelle nous sommes tous et toutes confrontés. 

 

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