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ONG/900
20 janvier 2020
1ere & 2e séances plénières – matin & après-midi

Le Comité des ONG entame ses travaux en recommandant le statut consultatif spécial pour 66 ONG sur les 637 demandes au menu de la session

Le Comité chargé des organisations non gouvernementales (ONG) a entamé, aujourd’hui, la première partie de sa session 2020 en recommandant au Conseil économique et social (ECOSOC) d’octroyer le statut consultatif spécial à 66 organisations requérantes.  Le Comité a reporté sa décision sur les demandes de 34 autres ONG, qui ont été priées par certains membres d’apporter des précisions. 

Pour cette session, le Comité est saisi de 637 demandes de statut consultatif, dont 360 nouvelles demandes de la part d’ONG venant de 81 pays, et 277 demandes dont l’examen a été reporté lors de précédentes sessions, a indiqué le Président du Comité, M. Mohamed Sallam, du Soudan.  Le Comité épluchera aussi 616 nouveaux rapports quadriennaux d’ONG déjà dotées du statut consultatif auprès de l’ECOSOC, en plus des 75 rapports reportés des sessions précédentes, ainsi qu’une demande de reclassement et plusieurs demandes de changement de nom.

Le Comité recommande à l’ECOSOC d’accorder aux ONG requérantes l’un des trois statuts disponibles: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la Liste.  Le premier est réservé aux grandes ONG internationales, dont les domaines d’action et de travail couvrent la majorité des points contenus dans l’agenda de l’ECOSOC et de ses organes subsidiaires.

Le statut consultatif spécial est octroyé aux ONG travaillant dans un domaine spécifique et qui ne sont concernées que par certaines activités de l’ECOSOC.  Enfin, le statut de « Liste » va aux ONG qui ne rentrent dans aucune de ces deux catégories et qui ont plutôt tendance à travailler d’une manière plus technique et/ou restreinte.

Pour la Directrice du Bureau d’appui et de coordination intergouvernementale pour le développement durable, Mme Marion Barthelemy, le statut consultatif est un mécanisme important pour structurer la contribution des ONG aux travaux de l’ONU au niveau politique.  Les réunions de l’ECOSOC et de ses commissions techniques, ainsi que les autres manifestations organisées à l’ONU, n’auraient pas donné des résultats constructifs et n’auraient pas été des sources d’inspiration sans la participation de ces ONG, a-t-elle estimé.  Cette année encore, a ajouté Mme Barthelemy, le soixante-quinzième anniversaire des Nations Unies et de nombreuses autres actions multilatérales peuvent compter sur l’appui indéfectible des ONG. 

Notant l’intérêt croissant et la réelle volonté des ONG de contribuer aux travaux de l’ONU, la Directrice a rappelé l’engagement du Comité à s’adapter à cette nouvelle réalité.  Avec la perspective de plus de 300 nouvelles demandes à chaque session et un nombre similaire de demandes reportées des sessions précédentes, le Comité ne peut se soustraire à une révision de sa pratique actuelle, a expliqué Mme Barthelemy tout en assurant que le Secrétariat était prêt à soutenir le Comité dans sa recherche de solutions.  Dans ce contexte, elle a souligné l’importance de garantir un niveau suffisant de ressources qui permette de maintenir un niveau élevé de performance au Service des organisations non gouvernementales. 

Mme Barthelemy a aussi annoncé le début d’une phase de remplacement des trois plateformes numériques utilisées depuis longtemps par le Service qui doivent être remplacées par un système unique intégré.  Pour ce qui est des ressources humaines, elle a déclaré que le soutien des États Membres en matière administrative et financière est crucial. 

À l’ouverture de cette session, plusieurs délégations ont tenu à préciser leurs attentes, voire leurs exigences.  Les États-Unis ont réitéré leur appel aux membres du Comité pour plus de transparence dans les travaux et pour une plus grande accessibilité des ONG à l’ONU.  La représentante a dit qu’elle était préoccupée par l’exigence de membres du Comité qui insistent pour que les ONG utilisent la « terminologie dite correcte des Nations Unies » comme condition pour obtenir le statut consultatif.  Les ONG devraient être libres de faire référence à « Taiwan » ou à des régions administratives ou autonomes spéciales telles que « Hong Kong », « Macao » et « Tibet », a plaidé la délégation américaine.  Insister pour que les ONG utilisent ces terminologies a pour effet de censurer les ONG et d’étouffer les voix de la société civile aux Nations Unies, a-t-elle estimé. 

La Chine ne l’a pas vu d’un même œil et a appelé les ONG à respecter les noms officiels des pays et des territoires tels que reconnus par l’ONU, de la même façon qu’elles doivent respecter la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale des États Membres.  Selon la délégation chinoise, la terminologie officielle de l’ONU n’a pas de lien avec la liberté d’expression.  Par conséquent, la Chine ne souhaite autoriser aucune ONG qui ne respecterait pas ces principes et les objectifs de la Charte de l’ONU.

Sur le plan des méthodes de travail, l’Inde s’est réjouie de l’ajout de trois questions supplémentaires au questionnaire adressé aux ONG, pour que la procédure suivie au Comité soit alignée sur les listes des organisations terroristes ou affiliées au terrorisme du Conseil de sécurité.

Dans une « déclaration commune d’appui à la société civile », le Mexique, au nom du Brésil, de l’Estonie, des États-Unis, de la Grèce et d’Israël, a souligné qu’il appartient à la communauté internationale de garantir un environnement propice à la société civile en dehors et au sein de l’ONU.  Le représentant a dénoncé les « obstacles inutiles » à la participation des ONG aux travaux de l’ONU, en particulier à leur demande d’accréditation.  Le rôle du Comité des ONG est simplement d’examiner les demandes des ONG, a rappelé le Mexique pour qui les membres du Comité ne devraient pas utiliser ce processus comme méthode pour contrecarrer la participation d’organisations avec lesquelles un gouvernement peut être en désaccord. 

Le Royaume-Uni a renchéri en soulignant que le rôle de ce Comité est de favoriser l’accès des ONG aux Nations Unies et non de les entraver avec une « paperasserie administrative ».  En ce sens, la représentante de ce pays a demandé aux membres du Comité de régler la question des arriérés de demande de statut consultatif, de donner la date de la deuxième consultation avec les ONG et de prévoir une plateforme de discussion avec les organisations. 

L’Union européenne (UE) s’est dite déçue que les ONG des pays du Sud continuent d’être sous-représentées par rapport à leurs homologues du Nord.  Selon l’UE, le processus d’accréditation actuel « manque de transparence, d’objectivité et d’efficacité ».  Soulignant les cas des questions répétitives et les retards injustifiés qui affectent de manière disproportionnée les organisations travaillant sur des questions aussi importantes que les droits de l’homme, il a estimé qu’on en arrive souvent à des « rejets de facto » de leurs demandes.  Les allégations contre ces ONG devraient être étayées par des preuves et leur être communiquées, en leur laissant suffisamment de temps pour qu’elles puissent avoir une chance raisonnable d’y répondre. 

En début de séance, le Comité a élu à sa vice-présidence Mme Mine Ozgul Bilman (Turquie), qui fera aussi fonction de Rapporteur. 

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, mardi 21 janvier, à partir de 10 heures. 

NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF OU DE RECLASSEMENT

Octroi du statut consultatif spécial

Les organisations suivantes ont été recommandées pour le statut consultatif spécial:

  1. A 11 - Initiative for Economic and Social Rights (Serbie)
  2. AID Foundation (Bangladesh)
  3. Aalem for Orphan and Vulnerable Children, Inc.  (Liberia)
  4. Action Lab For Development (Cameroun)
  5. Action for Pune Development (Inde)
  6. Aden Center to raise awareness of the risk of drugs (Yémen)
  7. African Radio Drama Association- ARDA (Nigéria)
  8. African Youth Employment Initiatives- AYEI (Ghana)
  9. Africommunity Technology Development Centre, Abia State (Nigéria)
  10. Afrique Esperance (Bénin)
  11. Agence Internationale Pour Les Formations Et Le Développement (Togo)
  12. Agir Contre les Maladies Non Transmissibles au Niger (ACMNT-NIGER) (Niger)
  13. All India Senior Citizen’s Confederation- AISCCON (Inde)
  14. Angel Support Foundation (Nigéria)
  15. Apostle Padi Ologo Traditional Birth Centre (Ghana)
  16. Asian Venture Philanthropy Network Limited (Singapour)
  17. Asociación Forjando Futuro para Todos (Colombie)
  18. Association APEDDUB (Tunisie)
  19. Association Aicha pour le Développement de Proximité et Environnement (Maroc)
  20. Association Avocats Sans Frontière Humanitaires du Cameroun (Cameroun)
  21. Association Féminine la Lumière (Togo)
  22. Association de Développement Agricole, Éducatif et Sanitaire de Manono (République démocratique du Congo)
  23. Association des Femmes du Secteur des Industries Extractives du Niger-AFSIEN (Niger)
  24. Association d’Études et de Recherches pour le Développement (Maroc)
  25. Association of Community Social Volunteers International, Lagos (Nigéria)
  26. Association-Santé-Education-Démocratie- ASED (Niger)
  27. Bridgers Association (Cameroun)
  28. CLEEN Foundation (Nigéria)
  29. CTECO – KIZOTA (République-unie de Tanzanie)
  30. Cameroon Development and Education Foundation- CADEF (Cameroun)
  31. Cameroon Gender and Environment Watch (Cameroun)
  32. Campaign for Human Rights and Social Transformation Nepal (Népal)
  33. Carefound-Liberia (Liberia)
  34. Caribbean Natural Resources Institute (Trinité-et-Tobago)
  35. Catholic Youth Network for Environmental Sustainability in Africa (Kenya)
  36. Center for Integrated Rural and Child Development (Ghana)
  37. Centre de Recherche et d’Ingénierie Sociales du Togo (Togo)
  38. Chaplain Ambassadors Peace Mission (Nigéria)
  39. Charity Society for Supporting Patients Suffering from Cancer (Iran)
  40. China Foundation for Human Rights Development (Chine)
  41. Chunhui Children’s Foundation (Chine)
  42. Club Ohada Thies (Sénégal)
  43. Corporacion Kimirina (Équateur)
  44. Cœur d’Afrique - Fondation Roger MILLA (Cameroun)
  45. Defensores do Planeta (Brésil)
  46. Edunet Foundation (Inde)
  47. Elizabeth Foundation (Nigéria)
  48. Entraide Et Action Sans Frontière (Togo)
  49. Environmental Compliance Institute (Kenya)
  50. Ethel Amawhe Charity Foundation (Nigéria)
  51. Ethio-Africa Diaspora Union Millennium Council Limited (Jamaïque)
  52. Fitilla (Mali)
  53. Escuela del Estudio de la Intuicion Ensenanza de Valores, Asociacion Civil Sin Fines de Lucro (Argentine)
  54. Banjara Seva Samithi (Inde)
  55. Fundación Charles Darwin para las Islas Galápagos (Équateur)
  56. Fundación de Música y Artes NAIOT (Colombie)
  57. Gerakan Nasional Anti Narkotika (Indonésie)
  58. Geriatic Care and Vulnerable Support Initiative (Nigéria)
  59. Global Appreciation and Skills Training Network (Ghana)
  60. Global Women for Quality and Sustainable Development Initiative (Nigéria)
  61. Govardhan Ecovillage Trust (Inde)
  62. Green Crescent Health Development Initiative (Nigéria)
  63. Green Crescent Indonesia Foundation (Indonésie)
  64. Grikob Foundation Ghana (Ghana)
  65. Her Choices Trust (Inde)
  66. His Marvellous Grace Support Foundation (Nigéria)

Examen des demandes de statut consultatif

Lors de l’examen du dossier d’Action contre les violations des droits des personnes vulnérables (République démocratique du Congo), Cuba a noté que l’ONG consacre 50% de son budget à la promotion d’élections libres et crédibles et a voulu savoir quelle part du budget l’ONG consacre-t-elle à ses autres projets, notamment ceux de lutte contre la violence.  Pour une autre organisation, Adivasi Yuva Seva Sangh (Inde), l’Inde a demandé des détails sur la recherche qu’elle mène.  S’agissant d’African Projects for Peace and Love Initiatives Inc.  (Nigéria), une différence de noms a été relevée par le Nigéria en comparant la demande et le certificat d’enregistrement: pourquoi cette différence?

Comment sont élus les dirigeants d’Anciens Esclaves Nouveaux Citoyens (Mauritanie), a demandé le Burundi.  Quelles sont les activités de l’Arab Organization for Arabization and Communication (Maroc) depuis sa création, a questionné la Libye.  Expliquez le processus de prise de décisions au sein de l’Asociacion Conciencia - Asociacion Civil (Argentine), a exigé Cuba qui a aussi voulu connaître le nombre des membres de son comité directeur: 7 ou 18 membres?

Association For Community Awareness (Ascoa) (Cameroun) a été priée par l’Inde de préciser la nature de son partenariat avec l’organisation intitulée Mission Bhartiyam.  L’Association culturelle pour le développement social- A.C.D.S.  (Tchad) devra répondre à une question du Nicaragua concernant ses prochains projets, tandis que l’Association for Dalit Women Advancement of Nepal (Népal) devra donner à l’Inde les détails de son financement et expliquer quels projets sont réalisés avec cet argent. 

La Chine a demandé à l’Associação Nacional de Juristas Evangélicos– ANAJURE (Brésil) de préciser si elle a des activités en Jordanie, aux États-Unis et au Portugal et, dans l’affirmative, d’en donner le détail.  Pourquoi les dépenses de Baghbaan (Pakistan) dépassent-elles les recettes? a ensuite interrogé l’Inde.  Pour Banjara Seva Samithi (Inde), c’est le Pakistan qui a posé une question sur le projet intitulé « Mouvement des jeunes pour le climat ». 

Les États-Unis ont demandé à Beijing People’s Association for Friendship with Foreign Countries (Chine) la liste détaillée des organisations affiliées. 

L’Inde a demandé à Caritas India (Inde) de préciser son objectif et ses activités dans le domaine de la consolidation de la paix.  La Chine a noté que l’ONG utilise le nom « Taïwan » dans son site Internet.  Le Pakistan a regretté que le Center for Health and Development- CHD (Inde) n’ait pas donné des informations financières détaillées.  Le Burundi a demandé au Centre Mauritanien des Droits de l’Homme (Mauritanie) comment l’ONG compte-elle résorber son déficit budgétaire.

Quelles sont les organisations internationales qui financent le budget du Centre for Environmental Justice (Guaranie) Limited (Sri Lanka), a voulu savoir le Burundi.  En ce qui concerne le Centro de Apoio aos Direitos Humanos "Valdício Barbosa dos Santos" (Brésil), il a été prié par Cuba de détailler son budget et ses projets.  Quelles sont les organisations qui financent le Centre?  Pour  Ciudadano Inteligente (Chili), Cuba a voulu connaître les activités menées dans les Caraïbes ainsi que les partenaires de l’ONG.

Le Burundi a voulu comprendre pourquoi le Comité de lutte et d’orientation sur les conséquences du divorce (Mauritanie) n’a pas de projets.  L’Inde a demandé à la Confederation of NGOs of Rural India (Inde) des explications sur les liens entre les voyages et l’atteinte des objectifs.  Les États-Unis ont demandé à Cosmos Ndukwe Foundation (Nigéria) des détails sur ses activités d’octroi de bourses, d’aide financière et d’équipements pour les petites entreprises. 

Qui sont les organisations internationales qui financent 75% du budget de Denis Miki Foundation (Cameroun), a questionné le BurundiDialogue & Development Forum (Yémen) devra apporter des réponses à la question de la Libye qui a voulu savoir les raisons de son déficit budgétaire.  Le Pakistan a demandé des détails sur les projets de Dr B R Ambedkar Sports Foundation (Inde) concernant la violence faite aux femmes et aux enfants. 

Dr.Kalam Smriti International (Inde) a été prié par le Pakistan de fournir une liste de conférences internationales qu’il organise.  Le Pakistan a aussi noté que le site Internet d’Empowering Humanity (Inde) ne fonctionne pas correctement.  Que font les « smart classes », une activité de l’ONG?  Les États-Unis ont voulu savoir si Envision Global Care Foundation (Nigéria) a pu mener à bien le projet « IDP medical Outreach » en 2019.

Cuba a demandé à Escuela del Estudio de la Intuición Enseñanza de Valores, Asociación Civil Sin Fines De Lucro (Argentine) des détails sur son modèle d’enseignement fondé sur l’intuition.  Quelles sont ses valeurs fondamentales?  Pour le Nigéria, Excel Multi-Purpose Co-operative Society Limited, Warri (Nigéria) doit apporter les preuves qu’elle est une ONG internationale.  La Chine a voulu savoir si Feekr Organization For Dialogue and human rights defense (Yémen) a déjà mené des projets en dehors du Yémen.  Dans l’affirmative, il faudra fournir des détails, a demandé la délégation chinoise. 

La Fédération de Russie a demandé à Fields of Green for All NPC (Afrique du Sud) si les donateurs sont égaux statutairement.  Ont-ils un droit de vote au sein de l’ONG?  Le Nicaragua a prié Fourth Wave Foundation (Inde) de donner des exemples du travail communautaire qu’elle mène et de détailler ses résultats. 

L’Inde a voulu savoir si Generations For Peace (Jordanie) a, à l’heure actuelle, un programme en Inde.  Et dans le futur, prévoit-elle de travailler en Inde?  Le Nigéria a demandé des explications sur le déficit de l’ONG ainsi qu’une liste des activités, y compris celles menées en dehors de la Jordanie.  La Libye a voulu des détails sur les projets de l’ONG dans les pays voisins.  Le Pakistan a demandé des détails sur les projets de l’ONG au Pakistan. 

Le Pakistan a demandé à Green Voice International (Inde) un aperçu de ses projets à l’étranger.  Pour ce qui est de Hazrat-e Fatemeh Zahra Charity Institute (Iran), le Bahreïn a souhaité des détails sur les projets que mène l’ONG dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle et des soins familiaux. 

Débat interactif avec des représentants d’ONG

L’ONG Escuela de Estudio de la Intuicion Ensenanza de Valores, Asociacion Civil Sin Fines de Lucro (Argentine), a expliqué qu’elle coopère avec « tous les frères et sœurs dans le monde » en adoptant une méthode basée sur l’intuition.  L’association a transmis cet enseignement à 13 000 élèves à ce jour.  À l’heure actuelle, l’être humain fait face aux conséquences de ses erreurs passées, et les leçons que l’on peut en tirer permettent de mieux comprendre la situation, a expliqué la représentante pour qui « l’intuition, c’est le bon sens, ce savoir latent que possède chaque être humain depuis sa naissance ».  Constatant que l’Homme est arrivé à promouvoir les arts et les sciences, elle a regretté qu’il ne soit pas parvenu à vivre en paix.  Cette ONG préconise l’enseignement de l’intuition pour parvenir à la coexistence pacifique, a-t-elle résumé.

Voulant mieux comprendre le souhait de cette organisation d’être représentée à l’ONU, Cuba a demandé s’il est possible de mesurer les résultats obtenus par cette école.  La délégation a aussi demandé pourquoi l’école a choisi ses quatre valeurs clefs et comment l’école se finance.  Le Nigéria s’est dit impressionné par cette pédagogie rappelant les valeurs de Socrate.

Répondant aux questions de Cuba, la représentante de l’ONG a expliqué que depuis 30 ans son école reçoit des demandes d’enseignement de l’intuition, « le savoir suprême selon Platon ».  L’École a élaboré la première méthode statistique pour mesurer le développement des valeurs morales.  Elle travaille à rendre les gens responsables, à écouter leur intuition et à faire preuve de bon sens.  Ses enseignants consacrent leur vie à transmettre ce message et ils n’ont pas besoin d’argent pour cela, a estimé la représentante.  Cuba s’est dit satisfaite par ces réponses et le Comité a ensuite recommandé que le statut consultatif spécial soit octroyé à cette ONG.

Banjara Seva Samithi (Inde) a expliqué qu’elle travaille depuis 1996 au développement des enfants, à la sensibilisation aux problèmes climatiques et à la sécurité et au bien-être des enfants dans l’État de Telangana, en Inde.  Il s’agit d’une organisation locale qui travaille avec les enfants de 49 villages.  Après cet exposé, le Comité a recommandé que le statut consultatif spécial soit octroyé à cette ONG.

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