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5 novembre 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 novembre 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Conseil des chefs de secrétariat

Demain, le Secrétaire général réunira les chefs des organismes du système des Nations Unies dans le cadre d’une réunion virtuelle du Conseil des chefs de secrétariat.  Ils réfléchiront aux principales caractéristiques d’un monde postpandémique et à d’éventuels éléments clefs à inclure dans un rapport sur un programme commun que le Secrétaire général a été invité à présenter à l’Assemblée générale.  Cela fait suite à l’adoption, le 21 septembre 2020, de la Déclaration faite à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies.

Les membres du Conseil des chefs de secrétariat discuteront des approches communes pour un multilatéralisme inclusif et en réseau.  Ils débattront également des principales tendances émergentes, opportunités et défis liés à la pandémie de COVID-19, en mettant l’accent sur les risques pour les droits de l’homme, les perspectives économiques mondiales, l’aggravation des inégalités et l’action climatique.

Cameroun

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les informations faisant état de violences contre les écoles, les élèves et les enseignants dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.  Ces événements se seraient produits en début de semaine les 3 et 4 novembre.  Les attaques signalées privent les enfants de leur droit à l’éducation.  Ces informations font suite à l’horrible attaque perpétrée le 24 octobre contre une école de Kumba, dans la région du sud-ouest, au cours de laquelle de nombreux enfants ont été tués et plusieurs autres blessés.

Le Secrétaire général souligne la nécessité d’établir les responsabilités pour tous ces actes de violence contre les enfants et les établissements scolaires et réitère son appel à tous les acteurs armés à s’abstenir d’attaquer les écoles et à respecter le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme. Il exhorte en outre les autorités camerounaises à enquêter rapidement sur toutes les attaques qui ciblent les écoles et à en traduire les auteurs en justice.  Les attaques contre les établissements scolaires constituent une grave violation du droit des enfants.

Il exhorte vivement les parties à répondre à son appel à un cessez-le-feu mondial et réitère la disponibilité de l’ONU à soutenir un processus de dialogue inclusif menant à une résolution de la crise dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.

Le Coordonnateur de l’action humanitaire pour le Cameroun, M. Matthias Naab, a également publié une déclaration condamnant les attaques.

Il a déclaré que ces incidents s’inscrivent dans un cycle de violence contre les établissements et le personnel de l’éducation, et d’enlèvements contre rançon d’enfants et d’enseignants dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

OCHA

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, a indiqué cette semaine que six travailleurs humanitaires ont perdu la vie lors d’attaques violentes ciblées en Somalie, de deux incidents distincts au Soudan du Sud ainsi que dans le nord-ouest de la Syrie.

Cela ne peut être toléré, a-t-il affirmé dans la déclaration.  Les attaques dirigées contre les travailleurs humanitaires sont une violation du droit international humanitaire et un acte obscène perpétré contre des personnes qui travaillent dur, souvent dans des circonstances extrêmement difficiles, pour aider les personnes vulnérables.

M. Lowcock a dit que ceux qui commettent ces atrocités doivent être tenus responsables.  Les gouvernements doivent enquêter sur ces meurtres et poursuivre les suspects le cas échéant.  Le droit international humanitaire doit être respecté.

Syrie

Le Coordonnateur adjoint de l’action humanitaire en Syrie, M. Mark Cutts, s’est dit profondément préoccupé par la forte escalade de la violence, hier, dans la province d’Edleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où près de trois millions de femmes, d’enfants et d’hommes, dont plus de la moitié sont des déplacés internes, demeurent pris entre deux feux.

Selon les premières informations, au moins 8 civils ont été tués par des bombardements, dont 4 enfants et 2 travailleurs humanitaires locaux, et au moins 13 personnes ont été blessés.  M. Cutts a condamné ces meurtres dans les termes les plus fermes et a présenté ses plus sincères condoléances aux familles de tous ceux qui ont été tués ou blessés.

Il continue d’appeler les parties au conflit à mettre fin aux combats, conformément à l’appel du Secrétaire général en faveur d’un cessez-le-feu mondial, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et les infrastructures civiles, conformément au droit international humanitaire.

Cisjordanie – Démolitions

La Coordonnatrice de l’action humanitaire par intérim dans le Territoire palestinien occupé, Mme Yvonne Helle, a déclaré que 73 personnes -dont plus de la moitié étaient des enfants- avaient été déplacées lorsque les autorités israéliennes ont démoli leurs maisons plus tôt cette semaine dans la communauté de Humsa Al Baqi’a.

Mme Helle a rappelé à toutes les parties que la destruction massive de biens et le transfert forcé de personnes protégées dans un territoire occupé constituent une grave violation de la quatrième Convention de Genève.  La communauté humanitaire se tient prête à soutenir tous ceux qui ont été déplacés ou affectés d’une autre manière et réitère son appel à Israël pour qu’il mette immédiatement un terme à ces démolitions illégales.

Conseil de sécurité

Ce matin, le Conseil de sécurité a tenu une séance publique par visioconférence sur la Bosnie-Herzégovine au cours de laquelle le Haut-Représentant pour la Bosnie-Herzégovine, M. Valentin Inzko, a présenté le dernier rapport de son Bureau.

À l’issue de la réunion, les Représentants permanents de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Estonie, de la France, de l’Irlande, de la Norvège et du Royaume-Uni devaient participer à une rencontre virtuelle avec la presse au sujet de la Bosnie-Herzégovine.

Les membres du Conseil devaient se réunir de nouveau, dans l’après-midi, pour une séance publique virtuelle, suivi de consultations privées, sur le Moyen-Orient.  La Haute Représentante pour les affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, devait informer les membres du Conseil.

COVID-19 / Groupe des Nations Unies pour le développement durable

Le Groupe des Nations Unies pour le développement durable s’est réuni virtuellement aujourd’hui pour évaluer les résultats préliminaires et les défis de la collaboration afin d’aider 162 pays et territoires à surmonter et à mieux se remettre de la pandémie.

Le Groupe comprend les chefs de toutes les entités de l’ONU qui travaillent sur le développement durable et se concentrent sur la réponse socioéconomique à apporter au virus.

À ce jour, les équipes de l’ONU ont réaffecté quelque 3 milliards de dollars en financement existant, tout en mobilisant près de 2 milliards de dollars pour appuyer les efforts nationaux et locaux afin d’apporter une réponse immédiatement à la pandémie.

Au dernier trimestre, les équipes de l’ONU ont atteint près de cinq millions de personnes grâce à des programmes de nutrition, et sept millions de femmes ont bénéficié de services de santé maternelle.  Les équipes de l’ONU ont veillé à la poursuite de 6 millions de vaccinations en cours.  Ces résultats sont suivis par un portail de données COVID-19 public en ligne.

Le Groupe s’est engagé à faire plus, notamment en renforçant la collecte de données avec les autorités pour aider les personnes les plus démunies.

La Présidente du Groupe, qui est la Vice-Secrétaire générale, a déclaré que, pour la première fois, nous reconnaissons tous qu’il s’agit d’une urgence de développement à l’échelle mondiale.  Mme Amina Mohammed a ajouté que les gouvernements, les communautés et les citoyens se sont mobilisés en conséquence et que les équipes de l’ONU ont fait de même pour intensifier ensemble les efforts.  Elle a souligné qu’il reste encore beaucoup à faire, et encore plus rapidement.

COVID-19 / Afrique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti aujourd’hui que la pandémie de COVID-19 a porté un coup dur aux principaux services de santé en Afrique, notamment en ce qui concerne les naissances, les vaccinations et le traitement du paludisme.

Cela pourrait potentiellement aggraver certains des principaux défis de santé du continent.

Coalition en faveur de l’alimentation

La Coalition en faveur de l’alimentation a été officiellement lancée lors d’un événement de haut niveau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  Il s’agit d’une alliance volontaire multisectorielle à parties prenantes multiples, mise en place afin de soutenir les initiatives novatrices visant à assurer l’accès à la nourriture à l’échelle mondiale, à renforcer la résilience des systèmes agroalimentaires et à rendre ces systèmes plus durables.

L’idée a d’abord été suggérée par le Gouvernement italien et plus de 30 pays ont déjà manifesté leur désir de rejoindre le réseau.

La FAO averti que la COVID-19 risque d’entraîner jusqu’à 132 millions de personnes sous-alimentées supplémentaires à l’échelle mondiale cette année, lesquelles s’ajouteront aux 690 millions de personnes qui souffraient déjà de la faim en 2019.

Indice FAO des prix des produits alimentaires

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que les cours mondiaux des produits alimentaires ont continué à augmenter pour le cinquième mois consécutif en octobre, en particulier ceux des céréales, du sucre, des produits laitiers et des huiles végétales.  L’indice FAO des prix des produits alimentaires, s’est établi en moyenne à 100,9 points en octobre 2020, soit 3,1% de plus qu’en septembre et 6,0% de plus qu’il y a un an.

Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis

La Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis est célébrée aujourd’hui avec pour thème, cette année, le renforcement de la gouvernance du risque de catastrophe.  Dans un message préparé à cette occasion, le Secrétaire général a noté que nous vivons dans un monde dangereux à de nombreux égards, où le risque est généralisé et constitue la trame même du développement humain.

Nous sommes actuellement aux prises avec ce que certains qualifient de tsunami de morts et de malades dû à la maladie à coronavirus (COVID-19).

Le Secrétaire général a indiqué que l’état de préparation à une pandémie peut emprunter beaucoup aux progrès qui ont été accomplis en matière de réduction du nombre colossal des pertes en vies humaines causées par les tsunamis.  Des dispositifs d’alerte rapide sont à présent en place sur les côtes vulnérables du monde entier.

Invités du point de presse

Demain, le Conseiller pour les questions de police, M. Luis Carrilho, sera l’invité du Point de presse, accompagné virtuellement du chef de la police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), M. Issoufou Yacouba, et de la Conseillère principale pour les questions de police de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA), Mme Mary Gahonzire.  Ils feront le point sur la Semaine de la police de l’ONU.

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