Imprimer
dbf201007
7 octobre 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 7 octobre 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Couverture sanitaire universelle 

La note d’orientation du Secrétaire général sur la COVID-19 et la couverture universelle des soins de santé a été publiée ce matin.  Ce rapport indique clairement que la pandémie a montré que le sous-investissement dans la santé pouvait avoir un impact dévastateur sur les sociétés et les économies.  La pandémie coûte à l’économie mondiale 375 milliards de dollars par mois, et quelque 500 millions d’emplois ont été perdus jusqu’à présent. 

Le rapport ajoute que près de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à une couverture complète des services de santé essentiels et que plus de 800 millions de personnes dépensent au moins 10% de leur budget familial pour payer des services de santé. 

Le Secrétaire général, dans un message vidéo à l’occasion de la publication du rapport, a déclaré que la COVID-19 avait montré que la couverture sanitaire universelle, des systèmes de santé publique solides et la préparation aux situations d’urgence étaient essentiels pour les communautés, les économies et le monde en général.  Nous avons besoin d’une couverture sanitaire universelle maintenant, y compris une couverture de santé mentale, pour soutenir les efforts de lutte contre la pandémie et être préparés aux crises futures, a-t-il ajouté. 

Le rapport recommande également de continuer de faire un suivi de la transmission du virus par des mesures de santé publique ayant fait leurs preuves et une réponse mondiale coordonnée; protéger la prestation d’autres services de santé pendant la pandémie; faire en sorte que chacun, partout, ait accès aux futurs vaccins, tests et traitements; et miser sur le renforcement de la préparation aux pandémies.

Changements climatiques

Aujourd’hui également, le Secrétaire général s’est adressé, par message vidéo, au Forum virtuel « Daring Cities: Urban Leaders and Climate Change ». 

Il a déclaré que les villes devaient s’engager à atteindre zéro émission nette avant 2050 et une réduction de 45% d’ici à 2030.  Il a également déclaré aux dirigeants urbains qu’ils étaient en première ligne des solutions à la crise climatique et les a appelés à investir dans l’adaptation et la résilience aux changements climatiques. 

Le Secrétaire général a également envoyé des remarques vidéo au Forum sur les vulnérabilités climatiques, dans lesquelles il souligne que les pays vulnérables ont besoin d’un soutien pour l’adaptation et la résilience ainsi que pour atténuer l’impact des changements climatiques et qu’ils devraient être financés à parts égales par les banques multilatérales de développement et le Fonds vert pour le climat. 

Le Secrétaire général a rappelé que les pays vulnérables au climat étaient déjà des leaders en matière d’ambition climatique et qu’il était essentiel de pousser les plus grands émetteurs à atteindre des émissions nettes nulles d’ici à 2050.  Il a réitéré la volonté de l’ONU de soutenir leurs actions climatiques ambitieuses pour lutter contre la crise.

Forum maritime

Ce matin, la Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, a pris la parole lors de l’ouverture de la Réunion virtuelle de haut niveau du Forum maritime mondial. 

Elle a remercié tous les marins pour leur travail, affirmant qu’ils étaient essentiels au fonctionnement de nos sociétés et de nos économies.  Elle a réitéré l’appel lancé par le Secrétaire général aux gouvernements pour qu’ils désignent formellement les marins et autres personnels maritimes comme « travailleurs essentiels ». 

La Vice-Secrétaire générale a également noté que l’industrie maritime joue un rôle clef dans la lutte contre la crise climatique.  Elle a remercié le Forum maritime mondial pour son engagement, pris lors du Sommet sur l’action pour le climat de l’an dernier, de se joindre à la Coalition « Getting to Zero ».  Cette coalition cherche à faire en sorte que des navires à émission zéro commercialement viables opèrent le long des routes commerciales en eau profonde d’ici à 2030. 

Mme Mohammed a déclaré que l’ONU était prête à travailler en étroite collaboration avec le Forum pour tracer la voie à suivre pendant la pandémie actuelle de COVID-19 et l’urgence climatique.

Forum de Bratislava

La Vice-Secrétaire générale s’est également exprimée par message vidéo au Forum de Bratislava 2020 pour GLOBSEC, un groupe de réflexion.  Elle a souligné à quel point la technologie avait permis de continuer à travailler et à apprendre pendant la pandémie de COVID-19.  Elle a également anticipé que l’Europe centrale et orientale verrait une immense croissance des utilisateurs de nouvelles technologies au cours de la prochaine décennie, ajoutant que des groupes tels que GLOBSEC devaient pousser les gouvernements et les entreprises à veiller à ce que cette croissance profite à l’environnement, aux nouvelles compétences, aux nouveaux emplois, aux gains pour la vie privée et aux progrès en vue de combler la fracture numérique.

Le Fonds commun pour les objectifs de développement durable

Hier après-midi, la Vice-Secrétaire générale s’est jointe à la Première Ministre de la Barbade, Mme Mia Mottley, à la Directrice générale de la coopération suédoise pour le développement international, Mme Carin Jamtin, ainsi qu’à des partenaires du secteur privé, lors d’un événement animé par Mme Nathalia Kanem, la Directrice exécutive du FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population). 

Cette manifestation a mis l’accent sur le renforcement des partenariats public-privé en vue de mieux se relever de la pandémie et en faveur des objectifs de développement durable. 

Mme Amina Mohammed a déclaré que le succès est d’arriver à toucher les milliards de personnes que nous devons atteindre et de réaliser les objectifs de développement durable.  Elle a ajouté qu’il ne faudrait pas s’arrêter tant que cela ne serait pas chose faite.

Mali

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est félicitée de la désignation d’un Gouvernement de transition au Mali, après plusieurs semaines de négociations.  La Mission s’est également félicitée de la levée des sanctions imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ajoutant que toutes les conditions étaient désormais réunies pour commencer à travailler sérieusement au cours des 18 prochains mois afin de mettre en œuvre la Charte de transition et de préparer la tenue des élections. 

Pour la MINUSMA, il est essentiel que les parties maliennes respectent leurs engagements au titre de l’Accord de paix et donnent la priorité aux principales réformes institutionnelles du processus de paix, un processus qui a progressé trop lentement au cours des deux derniers mois. 

La Mission s’est également dite encouragée de constater que les groupes armés signataires faisaient partie du Gouvernement de transition et appelaient toutes les parties prenantes à travailler de manière constructive, dans un esprit de compromis et pour le bien commun. 

Le Chef de la Mission, M. Mahamat Saleh Annadif, a rencontré cette semaine le Président de transition, M. Bah N’Daw, pour lui transmettre son message et réaffirmer la volonté des Nations Unies d’appuyer les autorités de transition.

Chypre

Dans une déclaration faite hier, le Secrétaire général s’est dit préoccupé par l’annonce faite sur l’ouverture du littoral de Varosha, à Chypre.  Il a rappelé que la position des Nations Unies sur Varosha restait inchangée et était guidée par les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. 

Le Secrétaire général a souligné la nécessité d’éviter toute action unilatérale qui pourrait déclencher des tensions sur l'île et compromettre le retour au dialogue ou le succès futur des pourparlers.  Il a appelé toutes les parties à engager un dialogue afin de résoudre leurs différends et il a réitéré sa volonté de rassembler les parties.

Syrie

Le Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour la Syrie, M. Imran Riza, ainsi que le Coordonnateur humanitaire régional des Nations Unies pour la crise syrienne, M. Kevin Kennedy, ont tous deux fermement condamné l’horrible attentat à la bombe qui aurait tué et blessé des dizaines de civils à Al Bab, dans le nord de la Syrie, hier.  Les premiers rapports indiquent que plus d’une douzaine de civils ont été tués et jusqu’à 40, blessés. 

Dans un communiqué, les deux hauts responsables de l’ONU ont exprimé leurs sincères condoléances aux familles des victimes et aux personnes touchées par l’attaque. 

Après plus de neuf ans de crise, ont-ils déclaré, les civils vivant en Syrie ont enduré des souffrances et des privations depuis bien trop longtemps. 

Ils ont exhorté toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations en vertu du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire afin d’assurer la sécurité et la protection des civils et des infrastructures civiles.

COVID-19 / Cameroun

Le Coordonnateur résidant des Nations Unies au Cameroun, M. Matthias Naab, continue de soutenir les efforts nationaux pour renforcer les moyens de subsistance qui ont été affectés par la pandémie de COVID-19. 

Plusieurs agences des Nations Unies utilisent des données locales pour aider les autorités à adapter leurs plans de réponse et de relèvement dans les villes en ciblant des groupes tels que les femmes, les jeunes et les personnes handicapées afin de les empêcher de sombrer dans la pauvreté. 

L’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) a soutenu une enquête gouvernementale sur les changements de comportement pendant la pandémie.  Cette enquête a constaté que, si presque toutes les personnes qui ont participé à l’enquête ont entendu parler de la COVID-19, seulement 7 sur 10 ont des connaissances spécifiques sur la maladie, y compris sur la façon de l’éviter, ses symptômes et ses risques.  De plus, 6 participants sur 10 craignent d’être stigmatisés s’ils contractent la maladie. 

L’équipe des Nations Unies se concentre donc sur la diffusion de messages scientifiques pour lutter contre la désinformation.

République Démocratique du Congo

Hier, le Conseil de sécurité a entendu Mme Leila Zerrougui, Chef de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).  Elle a fait le point sur la situation politique et a averti qu’une concentration accrue sur les élections de 2023 pourrait saper les progrès indispensables dans les réformes de la gouvernance et les mesures de stabilisation. 

Elle a réaffirmé que les élections de 2018 et le transfert pacifique du pouvoir qui en a résulté avaient constitué un tournant historique, mais a conclu qu’il restait beaucoup à faire pour placer le pays sur la voie de la stabilité et du développement à long terme.

Soudan du Sud

Le Programme alimentaire mondial (PAM) au Soudan du Sud a fermement condamné une attaque contre son convoi de bateaux transportant une aide alimentaire. 

Le convoi fluvial avait 13 membres d’équipage à bord lorsqu’il a été attaqué près de Shambe, dans le Nord.  Une personne est portée disparue et présumée tuée, tandis que trois personnes ont été blessées par balle.

Le PAM souligne que le personnel humanitaire risque sa vie pour apporter une aide alimentaire indispensable aux plus vulnérables.

L’aide alimentaire était destinée aux personnes déplacées après avoir perdu leurs maisons et leurs récoltes à cause des inondations.  Plus de 800 000 personnes ont été touchées par des inondations au Soudan du Sud, en plus d’années de conflit qui ont causé la faim et la malnutrition généralisées.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.