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6 octobre 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 6 octobre 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

République kirghize 

Le Secrétaire général suit de près la situation en République kirghize, où des manifestations ont éclaté hier à la suite des élections législatives du 4 octobre, faisant un mort et plus d’une centaine de blessés.

Le Secrétaire général regrette les pertes en vies humaines et exhorte toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute violence.

Le Secrétaire général encourage tous les acteurs kirghizes à engager le dialogue et à convenir de la voie à suivre dans le cadre de la Constitution.  L’ONU est prête à soutenir tous les efforts visant à trouver un règlement pacifique de la situation actuelle, notamment par l’intermédiaire du Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale (UNRCCA).

Couverture sanitaire universelle

Demain, le rapport final d’une série de Notes d’orientation du Secrétaire général concernant la COVID-19 sera publié.  La dernière Note d’orientation mettra l’accent sur la nécessité de soins de santé universels et sur le renforcement des systèmes de santé dans le monde.

Conflit du Haut-Karabakh 

Le Secrétaire général condamne l’escalade continue de la violence dans la zone de conflit du Haut-Karabakh, malgré les appels répétés de la communauté internationale à mettre immédiatement fin aux combats.  Il est gravement préoccupé par les informations faisant état d’hostilités à plus grande échelle, y compris le ciblage de zones peuplées.  Il rappelle à toutes les parties leur obligation de protéger les civils et les infrastructures civiles en vertu du droit international humanitaire. 

Le Secrétaire général souligne à nouveau qu’il n’existe pas de solution militaire à ce conflit et exhorte les parties à cesser immédiatement toutes les hostilités.

Il appelle tous les acteurs régionaux et internationaux concernés à exercer activement leur influence pour mettre un terme aux combats de toute urgence et reprendre les négociations sous les auspices des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE.

Conflit du Haut-Karabakh/UNICEF

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, l’UNICEF, a déclaré que quatre enfants avaient déjà été tués et sept blessés au cours des 10 jours suivant l’escalade dramatique de la violence dans la zone de conflit du Haut-Karabakh.  L’UNICEF prévient que sans la fin des combats, ces chiffres augmenteront tragiquement.

L’UNICEF a également déclaré que les combats ont détruit des maisons et endommagé des écoles et d’autres infrastructures essentielles.  L’UNICEF a exhorté toutes les parties à protéger les civils et les infrastructures civiles contre d’autres dommages, conformément au droit international humanitaire.  L’UNICEF souligne qu’une cessation immédiate des hostilités est dans le meilleur intérêt de chaque enfant.

Syrie

L’ONU est de plus en plus préoccupée par l’impact de la récession économique actuelle dans le pays, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires dans un contexte où plus de 11 millions de personnes ont déjà un besoin urgent d’aide humanitaire.

Les denrées alimentaires de base sont désormais hors de portée pour de nombreuses familles, les prix des denrées alimentaires ayant atteint des niveaux record après avoir plus que triplé l’année dernière.  Les rapports indiquent que les familles de certaines régions font la queue pendant des heures pour acheter des produits subventionnés tels que du pain et du carburant.

En outre, depuis février, les prix des masques et des gants ont augmenté de 300% et les prix des désinfectants de plus de 200%, alors que les cas de coronavirus sont en hausse en Syrie.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), un nombre record de 9,3 millions de personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire en Syrie.  Sans soutien futur, ce chiffre risque d’augmenter de deux millions de Syriens supplémentaires.

Face à ces besoins, l’ONU et ses partenaires ont aidé près de 7,5 millions de personnes dans le besoin chaque mois, notamment par la fourniture de nourriture vitale à 4,5 millions de personnes par le biais du PAM.  L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dirige les efforts de prévention et d’atténuation de la COVID-19, en distribuant notamment plus de 4,5 millions d’équipements de protection personnels à ce jour.

Sécurité de l’eau

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, s’est adressée au Sommet virtuel du C20 sur la sécurité de l’eau.

Dans un message vidéo, elle a déclaré que l’eau est la clef de la vie ainsi que de la prévention de la COVID-19, mais qu’elle est plus précaire que jamais.

À mesure que la population mondiale augmente, nous aurons besoin de plus d’eau - pour notre santé, notre alimentation et pour répondre à la demande en termes d’énergie et de fabrication, a-t-elle déclaré.  Elle a ajouté que nous devons renforcer la gestion et le financement de l’eau dans les gouvernements nationaux et locaux.  « Les outils existent, mais ils doivent être mis à l’échelle de toute urgence », a-t-elle souligné.

Mme Amina Mohammed a ajouté qu’elle espérait que lorsque les dirigeants mondiaux se réuniront au G20, ils se réengageront à atteindre l’objectif de développement durable sur l’eau et l’assainissement et s’engageront davantage à résoudre la crise de l’eau.

République démocratique du Congo

L’UNICEF a déclaré que les enfants continuent d’être profondément touchés par la violence dans la province orientale de l’Ituri.

Au cours du premier semestre, l’UNICEF a documenté le meurtre de 91 enfants, 27 blessés ainsi que des violences sexuelles.  Près de 18 établissements de santé ont été pillés ou détruits, tandis que les attaques contre plus de 60 écoles ont privé environ 45 000 enfants d’aller en classe.

On estime que plus de 1,6 million de personnes, dont la majorité sont des femmes et des enfants, sont des déplacés internes.

L’insécurité dans la province continue de saper les efforts humanitaires, tandis qu’un financement insuffisant limite la portée des activités sur le terrain.

Cet après-midi, le Conseil de sécurité se penchera sur la situation en République démocratique du Congo, avec un exposé de Mme Leila Zerrougui, la Chef de la Mission des Nations Unies dans ce pays.

COVID-19/Ukraine

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a déclaré que, bien que la situation en matière de sécurité se soit globalement améliorée depuis le cessez-le-feu du 27 juillet, les besoins humanitaires des personnes touchées par le conflit à Donetsk et dans la région de Louhansk continuent d’être aggravés par la COVID-19.

Hier, il y avait 230 236 cas confirmés du virus dans les zones contrôlées par le Gouvernement de l’Ukraine, dont 4 430 décès.  Il y aurait 4 888 cas confirmés dans les zones non contrôlées par le Gouvernement, dont 265 décès.

Avec plus de 700 patients désormais hospitalisés quotidiennement et la durée du traitement de plus en plus longue, les capacités de réponse devraient atteindre leur limite avec l’arrivée de l’hiver.

À ces défis s’ajoutent les incendies de forêt qui ravagent des parties de Louhansk depuis le 30 septembre.  Au moins 20 000 hectares de terres sont affectés et des infrastructures civiles essentielles ont été touchées dans certains endroits, notamment d’eau et d’électricité.

Début octobre, le Plan de réponse humanitaire pour l’Ukraine était financé à 36% seulement.

Programme alimentaire mondial/Nigéria

Le Gouvernement nigérian et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont lancé aujourd’hui une aide en espèces et en nourriture dans les points chauds de la COVID-19 dans les villes d’Abuja, Kano et Lagos.

Le Gouvernement a débloqué 2 000 tonnes de céréales de sa réserve stratégique tandis que le PAM a débloqué trois millions de dollars en espèces.  C’est la première fois que le PAM étend son programme au Nigéria pour atteindre les habitants des villes, où des millions de personnes sont menacées de faim et de malnutrition en raison des retombées socioéconomiques de la pandémie de COVID-19.

Droits de l’homme/Marins

Une nouvelle déclaration conjointe du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies, du Pacte mondial des Nations Unies et du Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme met en lumière la crise cachée qui affecte des centaines de milliers de membres d’équipage de navires et autres, bloqués en mer depuis des mois en raison de la pandémie.

Quelque 400 000 personnes sont actuellement bloquées sur des navires et un nombre similaire est empêché de retourner sur les navires, soit pour gagner leur vie, soit pour rentrer chez eux, en raison des restrictions relatives au virus.  Dans certains cas, des personnes ont été piégées sur le même navire pendant 17 mois ou plus - bien au-delà du maximum de 11 mois autorisé en vertu des normes internationales du travail.

Le Groupe affirme qu’il y a eu un impact profondément négatif sur les droits fondamentaux de l’homme des marins, y compris leurs droits à la santé physique et mentale, à la liberté de mouvement et à la vie de famille.

Semaine de l’espace

Cette semaine marque la Semaine mondiale de l’espace.  Le thème de cette année est « Les satellites améliorent la vie ».  Ce thème cherche à encourager les étudiants et le grand public à se renseigner davantage sur les satellites et les nombreuses façons dont ils améliorent la vie sur Terre.

L’Assemblée générale a déclaré pour la première fois la Semaine mondiale de l’espace en 1999 pour célébrer les contributions de la science et de la technologie spatiales à l’amélioration de la condition humaine.

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