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27 août 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 août 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Syrie

Après avoir fait des tests supplémentaires et compte tenu de conseils médicaux au sujet de quatre personnes ayant testé positif pour la COVID-19, le Bureau de l’Envoyé spécial pour la Syrie a été officiellement informé par les autorités sanitaires compétentes que la nature de ces cas est telle que la troisième session du Comité de rédaction de la Commission constitutionnelle peut reprendre ses réunions, avec une distanciation sociale complète et les précautions nécessaires.

Après avoir consulté les coprésidents et les membres de la Commission, les réunions ont repris aujourd’hui au Palais des Nations, à Genève, toutes animées par M. Geir Pedersen et son équipe.

Conseil de sécurité

Ce matin, le Conseil de sécurité a tenu une visioconférence ouverte sur la situation humanitaire en Syrie.

Le Coordonnateur adjoint des secours d’urgence par intérim, M. Ramesh Rajasingham, a fait un exposé de la situation aux membres du Conseil.  Il a déclaré que la transmission communautaire de la COVID-19 en Syrie est répandue.  L’augmentation du nombre de patients met le système de santé déjà fragile sous pression et plusieurs établissements de santé ont suspendu leurs activités en raison de problèmes de capacité et parce que des membres de leur personnel ont contracté le virus, a indiqué M. Rajasingham.

Dans le camp de Hol, dans le nord-est de la Syrie, où les gens vivent déjà dans une situation très vulnérable, 12 établissements de santé ont dû suspendre leurs opérations ce mois-ci.  Entre le 6 et le 10 août, huit enfants de moins de 5 ans sont morts dans le camp, pour des maladies diverses.

Dans ses remarques, M. Rajasingham a également abordé le ralentissement économique, la protection des civils, l’accès humanitaire et le soutien que les agences humanitaires apportent aux populations à travers toute la Syrie.

COVID-19 / Apprentissage à distance

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) montre qu’au moins un tiers des écoliers du monde n’ont pas eu accès à l’apprentissage à distance lorsque leurs écoles ont fermé à cause de la COVID-19.  Cela représente 463 millions d’enfants.  Selon l’UNICEF, au plus fort des confinements nationaux et locaux, environ 1,5 milliard d’écoliers ont été concernés par les fermetures d’école.  Le rapport souligne les limites de l’apprentissage à distance et expose de profondes inégalités d’accès.

Les écoliers d’Afrique subsaharienne sont les plus touchés avec plus de la moitié de tous les élèves qui ne peuvent accéder à l’apprentissage à distance.

COVID-19 / Données

Le Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies annonce un nouveau portail de données retraçant le travail des équipes des Nations Unies dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 dans 162 pays et territoires.

Le portail Web (http://data.uninfo.org/) est une plateforme publique qui couvre le travail fait par l’ONU pour répondre à la pandémie et s’en relever.  Il présente également des données sur la réponse sanitaire et humanitaire menée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les agences humanitaires.  Le portail montre que plus de 100 équipes du système des Nations Unies ont réalloué en tout 2,44 milliards de dollars américains pour aider les gouvernements à répondre aux besoins sanitaires, humanitaires, sociaux et économiques.

Près de 80 équipes des Nations Unies ont déployé des plans pour sauver des vies et des moyens de subsistance, et plus de 70 équipes des Nations Unies ont mobilisé des fonds pour soutenir les pays, apportant 1,15 milliard de dollars supplémentaires tirés de diverses sources, dont le Fonds commun pour les objectifs de développement durable et le Fonds des Nations Unies pour le programme « Recover Better » (Mieux se relever), ainsi que d’autres partenaires. 

Amérique latine

En Amérique latine, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, a exhorté aujourd’hui l’Organisation des États américains (OEA) à mettre fin à l’impasse actuelle de la Commission interaméricaine des droits de l’homme concernant la direction exécutive de la Commission.  Elle a souligné l’importance de garantir que l’indépendance, l’autonomie et l’efficacité de la Commission ne soient pas compromises.

Le mandat de l’actuel Secrétaire exécutif de la Commission interaméricaine, M. Paulo Abrão, a officiellement expiré le 15 août, après que le Secrétaire général de l’OEA a refusé de le renouveler.

Mme Bachelet a déclaré qu’il s’agissait d’une situation très préjudiciable qui risque de saper l’indépendance et l’efficacité de la Commission interaméricaine.

Elle a ajouté qu’il ne devrait pas s’agir « d’une question de réputation personnelle, d’allégeance politique ou de perdre la face – mais plutôt de travailler ensemble pour protéger les droits humains de centaines de millions de personnes à travers les Amériques pendant une période de crise massive ».

Violations des droits de l’homme

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a également mis en ligne deux autres rapports.  L’un détaillant les violations des droits de l’homme dans l’est de l’Ukraine et en Crimée, et l’autre, sur la situation des droits de l’homme préparé par la Mission d’assistance des Nations Unies en Iraq.  Ce rapport met en garde qu’en dépit des mesures prometteuses prises par le Gouvernement iraquien actuel concernant les violations des droits de l’homme commises dans le contexte des manifestations, le principe de la responsabilité reste évasif.

Secrétaire général / Conférence commémorative de Darbari Seth

Demain matin, vers 2 heures, heure de New York, le Secrétaire général prononcera une déclaration à la dix-neuvième Conférence commémorative de Darbari Seth, lors d’une manifestation organisée par l’institut TERI (The Energy and Resources Institute), un groupe de réflexion mondial basé en Inde et axé sur un large éventail de questions relatives au développement durable et au climat.

Dans ses remarques, le Secrétaire général renouvellera son appel aux pays du G20, dont l’Inde, à investir dans une transition propre et durable alors qu’ils se relèvent de la pandémie COVID-19.  Au moment où les gouvernements mobilisent des milliards de dollars pour se remettre de la COVID-19, leurs décisions auront des conséquences climatiques pendant des décennies.

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