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24 Juillet 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 24 juillet 2020

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général/Tanzanie

Le Secrétaire général a appris avec une profonde tristesse la mort de l’ancien Président de la République-Unie de Tanzanie, Benjamin William Mkapa.  Face à cette perte, le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances à la famille de l’ancien Président ainsi qu’au Gouvernement et au peuple tanzaniens.

L’ancien Président Mkapa était un homme d’État, un diplomate expérimenté et un faiseur de paix régional et défenseur de la réconciliation respecté.  Il a joué un rôle pivot dans la facilitation de la médiation pour le Dialogue interburundais dirigé par la Communauté d’Afrique de l’Est, sous le leadership du Président ougandais, Yoweri Museveni.  Il a fait partie du Groupe des éminentes personnalités africaines qui a négocié avec succès un accord après les élections controversées au Kenya entre 2007 et 2008.  Il était aussi membre du Groupe de personnalités éminentes formé par le Secrétaire général pour réexaminer et renforcer le rôle de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Nomination au Centre du commerce international

Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a annoncé aujourd’hui la nomination de Mme Pamela Coke-Hamilton, de la Jamaïque, au poste de Directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), l’organisme conjoint de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en charge du développement du commerce et des affaires internationales.

Elle succède à Mme Arancha González Laya, de l’Espagne, à qui le Secrétaire général exprime sa reconnaissance pour son dévouement au service de l’Organisation.

Actuellement Directrice de la Division du commerce international et des produits de base à la CNUCED, Mme Coke-Hamilton a une vaste expérience et une expertise solide dans le renforcement des capacités liées au commerce et au développement durable.  Elle a également travaillé avec le Gouvernement jamaïcain et les États membres du Forum des Caraïbes (CARIFORUM) dans le contexte des négociations commerciales et des institutions multilatérales, y compris l’Organisation des États américains (OEA) et la Banque interaméricaine de développement. 

Des informations supplémentaires sur sa nomination sont disponibles en ligne.

Secrétaire général/Ukraine

Dans une déclaration publiée hier soir, le Secrétaire général prend note de l’accord conclu, hier, à la réunion du Groupe de contact trilatéral sur les mesures additionnelles visant à assurer un cessez-le-feu global, durable et illimité dans l’est de l’Ukraine.  Il appelle toutes les parties à respecter pleinement les termes agréés et à concentrer leurs efforts sur la protection des civils qui sont toujours les premières victimes des hostilités en cours.

Dans cet esprit, le Secrétaire général exhorte toutes les parties concernées à prendre d’autres mesures pour donner un nouvel élan aux efforts de paix menés en ce moment par les quatre pays du format Normandie, le Groupe de contact trilatéral et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), notamment en facilitant l’accès humanitaire et les conditions le long de la ligne de contact, et en permettant des progrès dans la mise en œuvre des Accords de Minsk, conformément à la résolution 2202 (2015) du Conseil de sécurité.

Secrétaire général/Nigéria

Dans une déclaration également publiée hier, le Secrétaire général condamne fermement le meurtre, le 22 juillet, de cinq civils dont trois agents humanitaires d’ACTED, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et d’Action contre la faim (ACF), lequel a été commis par un groupe armé dans l’État de Borno du nord-est du Nigéria.

 Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au Gouvernement et au peuple du Nigéria.

Le Secrétaire général souligne, une nouvelle fois, que les attaques menées par une partie au conflit contre les civils, dont les agents humanitaires, constituent une violation du droit international humanitaire.  Ce droit et les droits de l’homme doivent être pleinement respectés, y compris l’obligation de protéger les civils. 

Nigéria/Enfants et conflits armés

Le deuxième rapport national du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés au Nigéria a été publié aujourd’hui.  Le rapport souligne que les garçons et les filles du nord-est du Nigéria continuent de subir des violations horribles de la part de Boko Haram.  Les garçons et les filles continuent également d’être profondément affectés par les opérations militaires menées contre le groupe par les forces gouvernementales, malgré des efforts et des engagements notables.  La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Mme Virginia Gamba, a déclaré que l’expansion des activités du groupe dans la région du bassin du lac Tchad était une grave préoccupation pour le Secrétaire général.

Le rapport est disponible en ligne.

Conseil de sécurité/changements climatiques

Ce matin, le Sous-Secrétaire général au Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, M. Miroslav Jenca, a fait un exposé devant le Conseil de sécurité sur le thème du climat et de la sécurité.  Il a dit que l’urgence climatique est un danger pour la paix.  Alors que les changements climatiques menacent les moyens de subsistance, ils augmentent également la concurrence pour les ressources et déplacent les communautés.  Même s’il n’y a peut-être pas de lien automatique entre les changements climatiques et les conflits, le phénomène aggrave les risques existants.

M. Jenca a déclaré que les conséquences varient d’une région à l’autre.  Dans le Pacifique, l’élévation du niveau de la mer pose un risque pour la cohésion sociale.  En Asie centrale, l’accès à l’eau et à l’énergie contribue aux tensions régionales.  En Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique latine, les changements climatiques devraient faire plus de 140 millions de déplacés à l’intérieur des frontières nationales d’ici 2050.  Et dans la Corne de l’Afrique et au Moyen-Orient, le phénomène a accru le risque de conflits violents.  M. Jenca a déclaré que nous devrons tirer parti des nouvelles technologies, apprendre de ceux qui subissent directement l’impact des changements climatiques et inclure les femmes et les jeunes dans les efforts de consolidation de la paix et de protection de l’environnement.

Organisation météorologique mondiale/Sibérie

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré aujourd’hui que la chaleur exceptionnelle et prolongée en Sibérie a alimenté des incendies dévastateurs dans l’Arctique.  Les températures dans certaines parties de la Sibérie cette semaine ont de nouveau dépassé les 30°C, et l’OMM a déclaré que cette chaleur extrême aurait été presque impossible sans l’influence des changements climatiques causés par l’homme.  L’organisation a averti que la chaleur dans cette région influencerait les conditions météorologiques et climatiques dans les basses latitudes où vivent des centaines de millions de personnes.

L’OMM a ajouté que la vague de chaleur sibérienne au printemps dernier a également accéléré la fonte des glaces le long de la côte arctique russe.  La fonte des glaces et le dégel du pergélisol entraînent le rejet du méthane, ce qui aura un impact majeur sur les infrastructures et les écosystèmes de la région.

COVID-19/Réfugiés

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a appelé aujourd’hui les États à libérer d’urgence les réfugiés qui sont détenus illégalement et arbitrairement.  Les États doivent agir pour veiller à ce que les réfugiés vulnérables ne soient pas exposés à un risque accru et inutile au milieu de la pandémie de la COVID-19.  La Haut-Commissaire assistante en charge de la protection, Mme Gillian Triggs, a déclaré que les réfugiés fuyant la guerre et les persécutions ne devraient pas être punis ou criminalisés simplement pour avoir exercé leur droit fondamental de demander l’asile.  Elle a ajouté que les mesures visant à lutter contre la COVID-19 ne justifient pas leur détention arbitraire à leur arrivée, ce qui non seulement aggrave la misère des personnes qui ont déjà souffert, mais sape également les efforts visant à limiter la propagation du virus.

Soudan du Sud

Selon la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), à la suite de nouveaux affrontements à Jonglei hier, le nombre de familles cherchant à se mettre en sécurité à la base des Nations Unies à Pibor est passé à 8 000.  Mercredi et jeudi, des groupes armés ont attaqué et pris possession du village de Likuangole, situé à 30 kilomètres au nord de la ville de Pibor, forçant les gens à fuir vers une zone à côté de la base de l’ONU.  Les conditions y sont désastreuses en raison des inondations généralisées.  Les gens ont également fui vers d’autres zones où il n’y a ni abri, ni eau, ni nourriture, ni soins de santé disponibles.  La Mission a indiqué que tous les groupes de la région sont impliqués dans la violence qui s’est intensifiée depuis décembre 2019.  La Mission appelle les groupes à arrêter les combats et demande instamment la création de zones tampons pour protéger les populations et permettre à la réconciliation de prendre sereinement pied.

COVID-19/Maintien de la paix

La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) indique avoir vacciné le bétail et distribué des trousses d’hygiène dans l’État de Wau.  La Mission des Nations Unies a également remis deux véhicules aux autorités de l’État de la région de l’Unité pour aider les agents de santé en première ligne à se déplacer plus facilement, et également pour transporter les patients vers les établissements de santé.  

Au Darfour voisin, au Soudan, l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies (MINUAD) s’est associée à un groupe appelé Union des personnes handicapées du Darfour central pour commémorer la Journée internationale Nelson Mandela à Zalingei, dans la capitale de l’État du Darfour central.  Du savon, des désinfectants pour les mains et d’autres matériels d’hygiène ont été distribués lors de la célébration qui avait pour thème « Agissez, inspirez le changement ».  Des postes de radio solaires ont également été distribués aux membres du groupe afin qu’ils puissent accéder aux informations sur la COVID-19, le processus de paix au Soudan et d’autres questions socioéconomiques.

Burkina Faso

Au Burkina Faso, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique que le pays fait face à l’une des crises de déplacement les plus rapides au monde cette année.  Le nombre de personnes déplacées dans le pays a augmenté de plus de 57 000 personnes rien qu’en juin, atteignant près d’un million selon les autorités nationales.  Il s’agit d’une augmentation de plus de 1 000%, alors que le nombre de déplacés était de 87 000 personnes en janvier 2019.  Au premier trimestre de 2020, l’ONU et ses partenaires ont apporté de l’aide à près d’un million de personnes, notamment des fournitures humanitaires.  L’Organisation a également soutenu la réponse gouvernementale à la COVID-19 en augmentant la capacité des laboratoires, en offrant des fournitures médicales et des services de soins de santé primaires et en installant des sites de lavage des mains dans les lieux publics, ainsi que dans les sites de déplacement et autres lieux.  En outre, quelque 250 000 personnes ont reçu une aide alimentaire et 10 000 ménages ont reçu des moyens de subsistance.  L’ONU et ses partenaires humanitaires au Burkina Faso recherchent 424 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires de 2,2 millions de personnes.

COVID-19/Djibouti

À Djibouti, où il y a plus de 5 000 cas signalés et plus de 50 décès dus à la COVID-19, l’équipe des Nations Unies dirigée par la coordonnatrice résidente, Mme Barbara Manzi, aide les autorités à faire face aux impacts socioéconomiques et à la planification de la réouverture des frontières et de la période de la rentrée scolaire.  Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le HCR fournissent des milliers de produits de nettoyage, des matériels de protection et de laboratoire, des trousses d’abris temporaires et des concentrateurs d’oxygène.  Un des objectifs clés est de protéger les agents de santé et les réfugiés.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met également en place des zones de dépistage et forme le personnel gouvernemental aux mesures de prévention et de contrôle des infections aux points de passage des frontières.  Pour sa part, le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit des bons alimentaires et l’UNICEF transfère de l’argent aux familles, une mesure temporaire pour les empêcher de sombrer dans la pauvreté.

 

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