Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 juin 2020

DBF200605
5 juin 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 juin 2020

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Conseil sur la médiation

 Le Secrétaire général s’est exprimé ce matin devant le Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation.  Il a remercié ses membres pour leur engagement et soutien, en particulier s’agissant de son appel mondial pour un cessez-le-feu. Ils ont discuté des efforts supplémentaires qui pourraient éventuellement être déployés à cet égard. 

Les membres du Conseil et le Secrétaire général ont également discuté des conséquences de la COVID-19 sur les situations de conflit et les efforts de médiation, ainsi que de questions transversales telles que le rôle des femmes et des jeunes dirigeants.  

COVID-19/Amérique centrale

 Dans une déclaration publiée en fin de journée hier, le Secrétaire général dit attendre avec intérêt la poursuite d’une coopération étroite entre les Nations Unies et les pays et institutions du Système d’intégration d’Amérique centrale (SICA) pour faire face aux profondes conséquences socioéconomiques de la pandémie de COVID-19, notamment sur la sécurité alimentaire, la mobilité humaine, la violence fondée sur le sexe et les changements climatiques.  

Le SICA demeure un cadre important pour la collaboration régionale au moment où l’intégration est plus que jamais nécessaire pour répondre à l’urgence et reconstruire en mieux.  

Conseil de sécurité/Sahel

 Lors d’une visioconférence du Conseil de sécurité sur la paix et la sécurité en Afrique, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, a indiqué que la Force conjointe du G5 Sahel est sur la bonne voie, même s’il reste du chemin à parcourir.  La pandémie a ajouté une nouvelle complexité à une situation sécuritaire d’ores et déjà difficile au Sahel, a-t-il ajouté.  

Les terroristes et autres groupes dans la région essayent de tirer profit de la pandémie pour saper l’autorité des États et déstabiliser les gouvernements.  Les attaques contre les forces nationales et internationales se poursuivent sans répit, tandis que la population civile continue de payer le prix fort de l’instabilité.  

Le Secrétaire général adjoint a déclaré que le renforcement de la Force conjointe n’est qu’une facette de l’approche internationale globale requise pour remédier aux causes profondes de l’instabilité au Mali et dans la région du Sahel.  

L’amélioration de la gouvernance, l’éradication de la pauvreté et la protection des droits humains de tous, y compris les plus défavorisés, demeurent essentielles.  Davantage doit être fait pour faire en sorte que ces efforts reçoivent la même attention que les opérations militaires.  

Maintien de la paix

Au Mali, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a travaillé à la remise en état du pont de Songobia, en utilisant plus de 90 000 dollars du Fonds d’affectation spéciale pour la paix et la sécurité au Mali.  Le pont, qui relie certaines parties de la région de Mopti au Burkina Faso, est un axe crucial pour les échanges entre les deux pays.   

Les Casques bleus ont également fourni une aide importante pour la création de la base temporaire de la Force conjointe du G5 Sahel à Sénou.  Cela a été fait conformément au mandat de la Mission et grâce au soutien financier de l’Union européenne.   

 La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) indique qu’hier les Casques bleus ont répondu à des troubles lors de la distribution d’aide humanitaire au camp PK3 pour personnes déplacées à Bria.  Une unité de police de la MINUSCA a répondu à l’incident et sécurisé le personnel et les biens de l’ONU.  La situation est désormais considérée comme calme, bien que les soldats de la paix continuent de patrouiller.  La police centrafricaine mène une enquête.   

L’incident d’hier fait suite à des tensions avec des éléments anti-balaka dans le camp, notamment une occurrence survenue en mai l’année dernière.  Par ailleurs, les Casques bleus qui tentent de démanteler des bases anti-balaka à l’intérieur du site ont été pris pour cible par des résidents du camp qui leur ont lancé des pierres.   

  Au sud du Liban, des dispensaires de soins de santé essentiels et une clinique mobile à Tire Caza, dans le sud-ouest du pays, ont reçu des équipements sanitaires et de protection individuelle afin d’aider les familles vivant dans les communautés d’accueil.  La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a fait don d’autres équipements de protection individuelle à quatre écoles publiques dans le sud-ouest du Liban.   

 Enfin, la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) finance un centre d’aide juridique, qui fournit une assistance juridique gratuite aux groupes vulnérables, en particulier les femmes, les retraités et les minorités.  Face à la pandémie, le centre a également adopté de nouvelles méthodes afin d’atteindre les bénéficiaires, telles que des émissions télévisuelles avec des appels téléphoniques en direct, des vidéos en ligne et des séances avec les clients.  

République démocratique du Congo

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, a indiqué, aujourd’hui, qu’au cours des huit derniers mois, environ 1 300 civils avaient été tués lors d’accrochages entre des groupes armés et les forces du Gouvernement. 

Elle s’est dite horrifiée par l’augmentation des attaques brutales perpétrées contre des civils innocents par des groupes armés, ainsi que par la réaction des forces militaires et de sécurité qui ont elles aussi commis de graves violations, y compris des meurtres et des violences sexuelles.  Certains de ces incidents pourraient constituer des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre, a-t-elle ajouté. 

COVID-19/Panama 

Alors que le Gouvernement du Panama dirige le processus de réouverture progressive, l’équipe de l’ONU travaille avec les autorités et d’autres partenaires pour continuer de sauver des vies et les moyens d’existence.  Sous la direction du Coordonnateur résident par intérim, M. Cesar Nuñez, l’équipe de l’ONU a fait don d’équipements médicaux et de protection individuelle à la réponse menée par le Gouvernement face à la pandémie. 

L’ONU a pu évaluer l’impact social et économique de la pandémie sous la direction technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). 

Le PNUD signale que la région devrait connaître une réduction de jusqu’à 25% du tourisme.  L’Autorité du canal de Panama a reçu 35 annulations de croisière, ce qui a mis brutalement fin à la saison des croisières. 

L’ONU a également lancé, avec le Gouvernement, une campagne de communication sur la violence à l’encontre des femmes.  Cela est essentiel étant donné que l’Amérique latine et les Caraïbes ont l’un des taux les plus élevés de violence sexiste au monde. 

Les entités de l’ONU, notamment l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le PNUD et ONU-Femmes, font don de trousses d’hygiène aux centres pénitenciers féminins du Panama.  L’ONUDC et d’autres entités appuient également les centres de détention pour hommes et mineurs à travers le pays. 

Pour sa part, le Programme des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille de près avec les autorités pour garantir l’inclusion des peuples autochtones dans les programmes d’assistance en matière de sécurité alimentaire du Gouvernement. 

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le FNUAP et le PNUD travaillent de manière rapprochée avec le Ministère de la santé pour garantir un approvisionnement continu de traitements vitaux pour les personnes vivant avec le VIH, y compris les migrants. 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le Panama compte plus de 14 000 cas confirmés et 350 décès liés au virus. 

COVID-19/Afghanistan  

En Afghanistan, l’ONU et ses partenaires humanitaires continuent de soutenir la réponse du Gouvernement à l’épidémie de COVID-19.  L’ONU a aidé à établir 10 laboratoires de dépistage et formé plus de 3 200 professionnels de la santé à la prévention et au contrôle des infections.  

Avec ses partenaires, l’ONU a atteint plus d’un million de personnes vulnérables avec des trousses d’hygiène et de promotion de l’hygiène et distribué des pains de savon à près de quatre millions de personnes.   L’ONU a également atteint environ 900 000 personnes avec des kits de sensibilisation et de prévention à la COVID-19, et fourni à environ 74 000 personnes des services de soutien psychosocial pour faire face aux conséquences mentales de la maladie.   

De plus, 11 000 enfants ont reçu du matériel d’apprentissage à domicile.  

De plus, les organismes d’aide continuent de fournir à des millions d’Afghans une assistance vitale en réponse aux conflits et aux catastrophes naturelles en cours, dont une aide alimentaire.  

L’ONU révise également, avec ses partenaires, le Plan de réponse humanitaire 2020 pour le pays, intégrant les besoins liés à la COVID-19.   Le nombre de personnes dans le besoin humanitaire est désormais estimé à 14 millions de personnes, contre 9,4 millions au début de l’année.  

À compter d’hier, l’Afghanistan comptait 18 054 cas confirmés du virus, dont malheureusement 300 décès.   

Journée mondiale de l’environnement  

La Journée mondiale de l’environnement est célébrée aujourd’hui.  Le thème de cette année, « C’est le Temps de la nature », cherche à souligner l’importance de protéger la diversité biologique mondiale.   Dans un message publié hier, le Secrétaire général a déclaré que nous devons placer la nature au cœur de nos décisions.  

Aujourd’hui, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a lancé sa « Race to Zero » qui se déroulera jusqu’à la COP26 (26e Conférence des Parties).   La campagne promeut un redressement sain et résilient de zéro carbone et rassemble une coalition d’initiatives à zéro émission de carbone nette, couvrant 992 entreprises, 449 villes, 21 régions, 505 universités et 38 des plus grands investisseurs.  

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé aujourd’hui les lauréats du onzième Prix Équateur, qui reconnaît les communautés autochtones à travers le monde.   Les organisations gagnantes présentent des solutions innovantes basées sur la nature pour lutter contre la perte de biodiversité et les changements climatiques.  

Cette année, les gagnants viennent du Canada, du Myanmar, de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Guatemala, de l’Indonésie, du Kenya, de Madagascar, du Mexique et de la Thaïlande.  

Pêche  

Aujourd’hui est également la Journée internationale de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.   Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées sont responsables de la perte de 11 à 26 millions de tonnes de poisson chaque année pour un impact économique de 10 à 23 milliards de dollars.  

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