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4 juin 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 juin 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général / Vaccins

Dans un message vidéo diffusé ce matin au Sommet mondial sur la vaccination de Gavi, l’Alliance du Vaccin, le Secrétaire général a noté que l’épidémie de COVID-19 est la plus grande crise de santé publique de notre génération, et il a appelé à une solidarité mondiale pour garantir que chaque personne, partout dans le monde, puisse avoir accès à la vaccination. 

Le Secrétaire général a souligné la nécessité de prendre trois engagements clefs.

Premièrement, il a déclaré que nous devons trouver des moyens sûrs de continuer à administrer les vaccins, même si l’épidémie de COVID-19 se propage.  Deuxièmement, nous devons utiliser les réseaux de distribution de vaccins pour fournir une gamme d’autres services de santé primaire.  Enfin, lorsqu’un vaccin COVID-19 sera disponible, nous devons nous assurer qu’il soit disponible pour tout le monde.

Conseil de sécurité

Ce matin, le Conseil de sécurité a entendu un exposé sur le maintien de la paix et a entendu des présentations des commandants des forces des Missions des Nations Unies au Mali (MINUSMA), au Soudan du Sud (MINUSS) et de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD). 

Parmi les intervenants figurait aussi aujourd’hui le Chef du Département des opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, qui a rappelé aux membres du Conseil que, au moment où le monde est confronté aux défis de la COVID-19, le maintien de la paix l’est également.

Il a rendu hommage aux soldats de la paix, civils, militaires et policiers, qui ont fait preuve de dévouement et de détermination tout en continuant à s’acquitter de leurs mandats de la meilleure façon possible, compte tenu des contraintes que leur impose la pandémie. 

Au cours des derniers mois, a-t-il ajouté, les opérations de maintien de la paix ont montré leur capacité d’adaptation.  La réponse des soldats de la paix a été guidée par quatre objectifs principaux: premièrement, protéger notre personnel et sa capacité à poursuivre des opérations cruciales; deuxièmement, enrayer la propagation du virus et atténuer ses effets; troisièmement, soutenir les autorités nationales dans leur riposte; et quatrièmement, protéger les communautés vulnérables tout en respectant la mise en œuvre du mandat.

Conseil de sécurité / Soudan

Le Conseil de sécurité a également adopté une résolution qui porte création de la Mission intégrée des Nations Unies pour la transition au Soudan (MINUATS).  La résolution indique que la nouvelle Mission aidera dans la transition politique, les progrès vers une gouvernance démocratique, la protection et la promotion des droits de l’homme et une paix durable.

La Mission appuiera également les processus de paix et la mise en œuvre des futurs accords de paix, ainsi que la consolidation de la paix, la protection des civils et l’état de droit, en particulier au Darfour et dans les deux Zones.  La résolution indique également que la Mission soutiendra la mobilisation de l’aide économique et au développement et la coordination de l’aide humanitaire.

Ce matin également, le Conseil a prolongé le mandat de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) jusqu’au 31 décembre de cette année.

COVID-19 / Maintien de la paix des Nations Unies

Nous avons une autre mise à jour sur l’appui fourni par les missions de maintien de la paix à la riposte à la pandémie dans les pays où nous opérons.  Au Darfour, la mission ONU-UA a fait don d’équipement médical et de matériel à l’hôpital universitaire de Zalingei, situé dans le centre du Darfour. 

La mission a également aidé les autorités pénitentiaires nationales en distribuant du matériel d’information sur la prévention des virus dans les lieux de détention.  Par l’intermédiaire de sa Division de l’état de droit, la mission a travaillé à l’élaboration de plans d’urgence pour traiter les cas de virus dans les prisons, notamment en désignant des zones d’isolement dans les centres de détention.

En République centrafricaine, les travaux se poursuivent pour mettre en œuvre le mandat de la mission de maintien de la paix (MINUSCA).  Cette semaine, à Bangui, de jeunes recrues de la gendarmerie nationale ont reçu une formation sur les violences sexuelles basées sur le genre, dispensée par des policiers de l’ONU.

Mozambique

Au Mozambique, l’ONU et ses partenaires humanitaires ont lancé aujourd’hui deux plans pour répondre aux besoins humanitaires croissants dans le pays.  Les appels demandent plus de 103 millions de dollars pour soutenir les efforts du Gouvernement pour y répondre. 

L’objectif est de fournir une assistance vitale à plus de 3,3 millions de personnes touchées par les conséquences humanitaires de l’épidémie de COVID-19, ainsi que par les chocs climatiques récurrents et la violence croissante dans la province de Cabo Delgado, au Mozambique.

À Cabo Delgado, le plan de réponse rapide accordera la priorité aux besoins urgents de plus de 350 000 personnes dans la province, dont 211 000 déplacées par la violence croissante.

La vague d’attaques armées dans la région depuis octobre 2017 a considérablement augmenté depuis le début de l’année, ce qui prive des dizaines de milliers de personnes d’accès adéquat à la nourriture, à l’eau, à l’assainissement ou aux services de base.

Pour le reste du pays, 68 millions de dollars sont demandés pour soutenir la réponse sanitaire à la COVID-19 et également pour fournir une assistance humanitaire, ainsi qu’une protection aux groupes vulnérables dont la vie et les moyens de subsistance ont été affectés par la pandémie.

Eswatini

Dans le Royaume d’Eswatini, il y a 295 cas confirmés de COVID-19, avec 201 patients ayant complétement récupéré et trois décès signalés jusqu’à présent.  L’équipe des Nations Unies sur place, dirigée par la Coordonnatrice résidente Nathalie Ndongo-Seh, continue de travailler avec le Gouvernement, la population et les partenaires pour aplanir la courbe et faire face aux impacts de la pandémie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a aidé les autorités à mettre à jour le plan de réponse à la COVID-19, notamment en renforçant le volet dépistage des contacts.  Avant la réouverture des écoles le 1er juillet, l’OMS prépare les enseignants et le personnel scolaire à la prévention et l’endiguement du virus.  L’ONU soutient également les efforts de communication du Gouvernement pour atteindre les communautés et les familles, en particulier dans les zones à risque du pays.

L’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance) a aidé à former plus de 4 000 volontaires dans le domaine de la santé communautaire et a équipé les établissements de santé dédiés aux patients atteints de COVID-19 avec des douches, des toilettes et des lavabos mobiles.  L’UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont fait don de trousses d’hygiène de base ainsi que d’équipement d’assainissement de l’eau au profit des enfants, des jeunes et des femmes qui se trouvent dans des prisons et autres centres de détention.

L’ONUSIDA (Programme commun des Nations Unies contre le VIH/sida) a fait don de 5 000 kits d’hygiène aux personnes vivant avec le VIH.  Pour lutter contre la désinformation et partager des informations factuelles et vérifiées, l’équipe des Nations Unies travaille également en étroite collaboration avec des rédacteurs en chef et des journalistes à Eswatini.

Bangladesh

Au Bangladesh, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) confirme qu’un Rohingya de 71 ans est le premier réfugié du camp de Cox’s Bazar à mourir de la COVID-19.  La communauté humanitaire est profondément attristée d’apprendre ce développement et adresse ses condoléances aux familles et à l’ensemble de la communauté rohingya.

Jusqu’à présent, une trentaine d’autres personnes ont été testées positives, mais comme les tests sont toujours en cours, il est probable que ces chiffres soient plus élevés et que d’autres personnes soient décédées de problèmes de santé liés au virus.

Les travailleurs humanitaires s’efforcent 24 heures sur 24 d’assurer que les tests soient disponibles pour les réfugiés et que des installations adéquates soient disponibles pour la prise en charge des patient atteints de la COVID-19.  Ils s’efforcent également d’assurer le dépistage des contacts et la mise en quarantaine de ceux qui ont potentiellement été exposés au virus.

Le HCR a construit des centres d’isolement et intensifié ses efforts pour empêcher la propagation du virus. 

Plus de 3 000 réfugiés ont également été formés aux procédures d’alerte précoce et d’intervention pour identifier et référer les cas potentiels.  Le HCR indique que le Plan d’intervention conjoint face à la crise humanitaire des Rohingya n’est financé qu’à 26%.

Élèves handicapés

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a déclaré avoir rejoint ses partenaires dans le cadre de l’Action mondiale sur le handicap (GLAD) pour sensibiliser à l’urgence d’atténuer les conséquences sur les élèves handicapés de la fermeture d’écoles due à la COVID-19.  Près de la moitié des 65 millions d’enfants handicapés en âge d’être scolarisés au primaire et dans le premier cycle du secondaire dans les pays en développement n’étaient déjà pas scolarisés avant le début de la pandémie.

Le Secrétaire général a déclaré que ces élèves font face à un manque d’accès aux informations sur la santé publique.  Ils rencontrent également d’importants obstacles dans l’accès à l’hygiène de base et aux établissements de santé.  Il a ajouté que les filles et les femmes handicapées courent encore plus de risques, notamment de violence domestique.

Indice des prix alimentaires

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déclaré aujourd’hui que les prix mondiaux des produits de base des denrées alimentaires avaient chuté pour le quatrième mois consécutif en mai, alors que l’offre semble forte et que la demande s’affaiblit en raison des contractions économiques déclenchées par la pandémie.

L’indice FAO des prix des denrées alimentaires était en moyenne de 162,5 points en mai, soit 1,9% de moins que le mois précédent.  Il s’agit du niveau le plus bas de l’indice depuis décembre 2018.

Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression

Aujourd’hui marque la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression.  À cette occasion, l’ONU reconnaît la douleur subie par les enfants victimes de maltraitance physique, mentale et émotionnelle.

Cette journée sert également à réaffirmer son engagement à protéger les enfants, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant.

Journée mondiale de l’environnement

Demain, on célébrera la Journée mondiale de l’environnement.  Le thème de cette année est « Le moment pour la nature ».  Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que pour prendre soin de l’humanité, nous devons prendre soin de la nature. 

Il y souligne aussi que la communauté mondiale doit changer de cap, et ajoute que, lorsque nous travaillons pour reconstruire mieux l’après-pandémie, nous devons nous engager pour un avenir vert et résilient et placer la nature au cœur de nos décisions. 

L’hôte de cette Journée internationale est la Colombie.  Le thème vise à la fois à éduquer le public sur la valeur qu’offre notre monde naturel, ainsi qu’à souligner l’urgence qu’il y a à le protéger.

Pour une liste des activités numériques prévues en ligne et pour les suivre sur les réseaux sociaux utilisez le hashtag #ForNature.

Point de presse demain

L’invité du point de presse de demain sera Reem Abaza, la porte-parole du Président de l’Assemblée générale des Nations Unies. 

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