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DBF200505
5 mai 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 5 mai 2020

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général

Demain, le Secrétaire général publiera sa dernière note d’orientation sur la COVID-19, laquelle portera sur l’impact de la pandémie sur le milliard de personnes handicapées que compte le monde.

Cette note d’orientation soulignera que les personnes handicapées sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et de connaître des taux plus importants de violence, de négligence et d’abus.

Elle examinera également comment la pandémie amplifie ces inégalités et crée de nouvelles menaces.

UNICEF

L’UNICEF a indiqué aujourd’hui que selon les estimations, 19 millions d’enfants, plus que jamais auparavant, ont été déplacés de leur pays en raison de conflit et de violence en 2019.

Le Fonds avertit qu’alors que la COVID-19 continue de se propager dans le monde, ces enfants comptent parmi les plus vulnérables à ses impacts directs et indirects. 

L’UNICEF a noté que les enfants déplacés ne peuvent souvent pas accéder aux services de base et risquent d’être exposés à la violence, l’exploitation, les abus et la traite ainsi que le travail d’enfants, les mariages précoces et les séparations familiales.

Pacte mondial

Le Pacte mondial des Nations Unies a averti aujourd’hui que les retards et les ruptures d’approvisionnement de marchandises produites et expédiées par voie maritime provoqueront de graves pénuries si les gouvernements ne travaillent pas ensemble pour maintenir les chaines d’approvisionnement en mouvement pendant la pandémie.  Près de 90% du commerce mondial de marchandises est transporté par bateau.

Selon le Pacte mondial, l’une des préoccupations les plus urgentes à l’heure actuelle est le changement de personnel essentiel nécessaire à la continuité des opérations.  Cela comprend 100 000 marins qui terminent leurs contrats chaque mois.  Les restrictions de voyage et les avions maintenus au sol ont rendu les changements d’équipage de routine pratiquement impossibles.  Le Pacte mondial a publié un ensemble de recommandations pour les décideurs politiques afin de maintenir ces chaînes d’approvisionnement en mouvement.  Il s’agit notamment de la reconnaissance d’un système de statut de « travailleur clef » et de l’établissement d’une approche uniforme pour l’octroi de mesures d’exemption dans les différentes juridictions maritimes pour les navires et le personnel.

Libye

La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) demeure préoccupée par la poursuite des combats dans le pays et réitère son appel pour une cessation des hostilités pendant le mois sacré du Ramadan.

La Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général, Mme Stephanie Williams, continue d’intervenir auprès des interlocuteurs libyens et des partenaires internationaux, notamment les participants à la Conférence de Berlin, pour mobiliser l’appui en faveur d’une reprise immédiate du processus politique en Libye.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité à entendu, ce matin, un exposé sur la Libye présenté par la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda.

Syrie

L’ONU demeure profondément préoccupée par la sureté et la protection de plus de 4 millions de civils dans le nord-ouest de la Syrie.  Plus de la moitié d’entre eux sont déplacés, suite aux informations faisant état de bombardements au cours du week-end.

Malgré l’accord de cessez-le-feu du 6 mars entre la Fédération de Russie et la Turquie, des informations indiquent que des bombardements intermittents se poursuivent quotidiennement.  Entre le 30 avril et le 4 mai, des tirs d’artillerie auraient touché neuf communautés du gouvernorat d’Edleb, ainsi qu’une dans le nord du gouvernorat d’Alep et deux dans le gouvernorat de Hama.

L’intervention transfrontalière massive continue de fournir une assistance vitale aux personnes dans le besoin dans le nord-ouest, y compris des articles de santé pour se préparer aux irruptions de COVID-19.

Au courant du seul mois d’avril, quelque 1 365 camions ont fait la traversée depuis la Turquie pour livrer des vivres, des articles de santé et d’autres articles humanitaires essentiels.  Cent trente-trois autres camions ont déjà effectué cette traversée en mai.

L’ONU continue d’appeler à la cessation immédiate des hostilités et exhorte toutes les parties, et celles qui ont une influence sur elles, à assurer la protection des civils ainsi que des infrastructures civiles, conformément à leurs obligations relevant du droit international humanitaire.

Yémen

À compter de ce matin, 22 cas de COVID-19 ont été confirmés au Yémen, ce qui représente le double du nombre officiel d’il y a à peine 24 heures.  Il existe une probabilité très réelle que le virus ait circulé sans être détecté, ce qui pourrait conduire à une poussée ultérieure qui pourrait submerger les établissements de santé.

L’ONU et ses partenaires humanitaires au Yémen font face au virus en mettant l’accent sur la gestion des cas, la communication des risques, l’engagement communautaire et la protection de l’ensemble du système de santé publique.

Des supports de sensibilisation à la COVID-19 ont pu être diffusés auprès de plus de 20 millions de personnes par le biais des chaînes de télévision et des stations de radio.  Plus de 7,5 millions de personnes ont été atteintes via les plateformes de médias sociaux, et plus de 500 000 personnes par le biais de visites à domicile.

L’ONU soutient également la gestion directe des cas.  Quelque 333 équipes d’intervention rapide ont été déployées à travers le pays pour assurer le suivi des rapports et orienter les personnes vers le dépistage et le traitement au besoin.

Des installations de traitement, dont 37 unités d’isolement, sont soutenues par l’ONU et ses partenaires.  L’ONU fournit également des articles essentiels tels que des ventilateurs et des équipements de protection.

Afghanistan

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a averti aujourd’hui que, qu’alors que la lutte contre le virus se poursuit, l’Afghanistan peine à absorber en toute sécurité les plus de 271 000 personnes qui sont rentrées d’Iran et du Pakistan depuis janvier.   L’OIM a déployé plus de 100 agents de santé et fournit également des formations, des équipements de protection individuelle et d’autres fournitures essentielles.   

Aujourd’hui, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué que les retours de réfugiés afghans en provenance d’Iran et du Pakistan étaient suspendus en raison de mesures de précaution liées à l’épidémie de COVID-19.   Au 5 mai, l’Afghanistan comptait près de 2 900 cas confirmés de virus et 90 décès. 

Prisons dans les Amériques  

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) a exprimé, aujourd’hui, ses préoccupations concernant les conditions dans de nombreuses prisons de la région des Amériques, qui favorisent la propagation rapide du virus.  Des problèmes structurels préexistants, tels que le surpeuplement chronique et des conditions insalubres, associés au manque d’accès approprié aux soins de santé ont conduit à l’infection de milliers de détenus ainsi que de responsables pénitentiaires dans les Amériques 

Dans de nombreux pays, la peur croissante de la contagion a déclenché des manifestations et des émeutes.  Le HCDH rappelle aux autorités que le recours à la force doit respecter strictement les principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination, et que les États ont le devoir de protéger la santé physique et mentale des détenus ainsi que leur bien-être.   Le HCDH appelle également les États à garantir un large accès au dépistage et aux soins de santé pour les détenus, ainsi qu’aux équipements de protection et aux tests pour le personnel pénitentiaire  

Honduras  

Au Honduras, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et ses partenaires s’efforcent de fournir 15 000 tests de dépistage de la COVID-19 aux citoyens du Honduras, ainsi qu’aux migrants qui rentrent au pays.   Depuis mars, le pays accueille des migrants de retour des États-Unis à raison de 100 personnes par jour.   Depuis le début de la pandémie, l’OIM a fait don au Honduras de plus de 1 550 trousses hygiéniques, ainsi que 800 ensembles de literie, 450 serviettes et du matériel pour 770 abris. 

Brésil

Au Brésil, l’équipe de l’ONU travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales et locales pour aplanir la courbe et relancer l’économie, en se concentrant sur les groupes les plus vulnérables dans les deux régions les plus pauvres 

Sous la direction du Coordonnateur résident, M. Niky Fabiancic, et du Représentant de l’Organisation panaméricaine de la santé, l’ONU travaille également au renforcement du système de santé.   

Dans la région du nord, qui accueille des migrants et des réfugiés du Venezuela, l’OIM a fait don d’équipements au système de santé local, tandis que le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) aide les réfugiés et les migrants à solliciter une aide d’urgence en espèces auprès du Gouvernement.   L’UNICEF et ONU-Femmes soutiennent les efforts de prévention dans les refuges, et l’équipe de l’ONU diffuse des informations dans plusieurs langues pour aider à lutter contre la xénophobie et protéger les migrants ainsi que les réfugiés.   

Dans la région amazonienne, l’ONU et ses partenaires aident également les autorités locales à protéger les populations autochtones.   Dans deux des principales villes du nord-est, ONU-Habitat intensifie ses efforts de prévention dans des établissements humains informels tout en fournissant des services de base pour aider les gens à rester chez eux pendant la pandémie.   

Pour empêcher la propagation du virus dans les prisons du pays, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et d’autres organismes de l’ONU travaillent directement avec les tribunaux d’état. 

Pour sa part, l’Organisation internationale du Travail (OIT) s’efforce de protéger les emplois et de répondre aux besoins des travailleurs informels.   L’UNICEF a également aidé à lancer un site internet pour soutenir les efforts d’enseignement à domicile des enseignants et des familles.   

République démocratique du Congo (RDC)  

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) continue de travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises et a fourni un large éventail d’appuis techniques pour appuyer la réponse du Gouvernement à l’épidémie de COVID-19.   

Par exemple, la MONUSCO a soutenu les forces de police de la RDC dans sa réponse au virus, notamment en distribuant des directives opérationnelles pour aider les policiers à appliquer des mesures de confinement conformes aux engagements nationaux en matière de droits de l’homme. 

La Mission s’emploie également à fournir des équipements de protection individuelle (EPI) fabriqués localement ainsi que des masques au personnel pénitentiaire et aux membres de la police et de l’armée nationale. 

La MONUSCO a également fourni une expertise au Ministère congolais de la santé au sujet de la recherche des contacts pour aider à limiter la propagation du virus.  La Mission elle-même a mis en œuvre des mesures rigoureuses pour minimiser le risque d’infection tant pour son propre personnel que pour la population locale.   Aucun cas positif n’a été signalé à ce jour à la Mission. 

Malawi

Au Malawi, l’équipe de pays de l’ONU a lancé un appel de près de 140 millions de dollars pour soutenir la réponse sanitaire, humanitaire et socioéconomique immédiate du Gouvernement à l’épidémie de COVID-19.  La Coordonnatrice résidente, Mme Maria Jose Torres, a déclaré que le nouvel appel se concentrera sur une action au niveau local pour protéger ceux qui en ont le plus besoin, tout en renforçant les mesures sanitaires urgentes pour freiner la propagation de la pandémie.   Le Malawi a 41 cas confirmés de COVID-19.  La pandémie affecte profondément la fragile économie du pays.   

L’ONU cherche à aider plus de 7 millions de personnes, dont 2,5 millions d’enfants non scolarisés, dont la moitié sont des filles.   L’ONU aide également le Gouvernement dans ses options d’apprentissage à distance en fournissant de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires, ainsi qu’en aidant à planifier la réouverture en toute sécurité des écoles.  

L’ONU cible également 4,8 millions de personnes grâce à une aide alimentaire et à leurs moyens de subsistance, notamment en appuyant le système d’enregistrement universel du Gouvernement pour distribuer les transferts en espèces.   Quatre millions de personnes recevront une assistance sanitaire, et l’ONU formera des agents de santé, fournira des équipements de protection individuelle et renforcera les capacités de surveillance.  

Déchets plastiques  

La Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), en partenariat avec le Gouvernement du Japon, a lancé aujourd’hui un nouveau projet visant à réduire l’impact environnemental des villes d’Asie du Sud-Est en s’attaquant aux déchets plastiques dans les rivières et les océans.   

Le nouveau projet utilisera des technologies innovantes telles que la télédétection et les applications de données satellites et participatives, pour détecter et surveiller les sources et les parcours de déchets plastiques entrant dans les rivières depuis les zones urbaines.  Les quatre villes pilotes seront Kuala Lumpur en Malaisie; Surabaya en Indonésie; Nakhon en Thaïlande et Da Nang au Viet Nam. 

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