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DBF200327
27 mars 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 mars 2020

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

COVID-19/Secrétaire Général

Ce matin, au cours d’un exposé « virtuel » historique, le Secrétaire général a informé les États Membres de la réponse de l’ONU au COVID-19.  

Il a souligné comment, en cette période de crise, le Secrétariat de l’ONU poursuivait ses travaux, à la fois sur le terrain et au Siège.  « Le personnel est motivé et déterminé à remplir ses fonctions – ici à New York comme dans le monde entier », a-t-il insisté.  

M. Guterres a indiqué que l’ONU prend toutes les mesures possibles pour préserver la santé du personnel et souligné que le plan de continuité des opérations de l’ONU était préservé, et que le travail critique de l’ONU se poursuivait de manière ininterrompue.  

De plus, début février, une équipe de gestion de crise a été activée pour mobiliser les efforts autour de questions critiques.  Il a dit que les équipes de pays étaient engagées aux côtés des autorités nationales pour préparer des plans de réponses, et qu’un groupe d’appui au terrain aidait les missions de maintien de la paix à faire face à la crise sanitaire tout en mettant en œuvre les aspects critiques de leurs mandats.  

Le Secrétaire général a aussi noté que l’ONU dispose d’un mécanisme bien établi pour appuyer la chaîne logistique des pays, et est prête à mettre le réseau mondial des chaînes logistiques des différents organismes de l’ONU à la disposition des États Membres pour répondre à leurs besoins en fournitures médicales, en personnels médicaux et autres besoins.  

Le Secrétaire général a aussi réitéré son appel en faveur d’un cessez-le-feu mondial.  Il a déclaré que ses Envoyés et Représentants spéciaux travaillent dur pour que cet appel se traduise en mesures nécessaires pour permettre à ces cessez-le-feu de devenir réalité.  

M. Guterres a aussi souligné la nécessité de s’élever contre la multiplication des crimes de haine visant les groupes et individus considérés comme associés au coronavirus. 

Dans ses remarques de clôture, il a réitéré que le monde avait besoin de faire preuve d’une solidarité massive face à la pandémie, alors qu’elle se propage de manière croissante dans le monde en développement.  Cette solidarité massive doit aider les pays en développement non seulement à faire face à la pandémie elle-même, mais aussi à l’impact économique et social qui suivra.  

Le Président du Conseil de sécurité, le Président de l’Assemblée générale, et la Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC) ainsi que les chefs de départements se sont associés à cet exposé historique du Secrétaire général.  Le message du Secrétaire général est clair: le Secrétariat de l’ONU continue de travailler sur le terrain et au Siège.  Le personnel reste déterminé à remplir ses fonctions partout dans le monde, où que ce soit.  

COVID-19/Paix

Le porte-parole a partagé une mise à jour des réponses obtenues à l’appel du Secrétaire général en faveur de cessez-le-feu dans le monde pour permettre de faire face à la pandémie. 

En Colombie, il y a eu des appels de la société civile en faveur d’une « trêve humanitaire » dès que la pandémie du COVID-19 a commencé à se propager, avant même l’appel du Secrétaire général.  Le Représentant spécial du Secrétaire général en Colombie a relayé l’appel en faveur d’un cessez-le-feu mondial publiquement et dans le cadre d’échanges privés avec les parties prenantes.  

Au Yémen, l’Envoyé Spécial du Secrétaire général, M. Martin Griffith, a salué la réponse positive des parties à l’appel du Secrétaire général, et a demandé à toutes les parties de se réunir d’urgence afin de discuter des moyens de traduire en actes concrets les engagements pris en faveur du peuple yéménite.   

L’Envoyé Spécial pour la Syrie, M. Geir Pedersen, a salué la déclaration faite par les Forces démocratiques syriennes en soutien à l’appel lancé par le Secrétaire général.  Le Secrétaire général appelle les autres parties au conflit syrien à appuyer cet appel et M. Pedersen restera en contact et travaillera avec les parties pour assurer le suivi de cette question.  

De son côté, la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), appelle toutes les parties en Afghanistan à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et travailler en faveur d’un cessez-le-feu.  

Les Missions de maintien de la paix à Chypre, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Kosovo, au Liban, au Mali, au Soudan du Sud, ainsi qu’au Soudan ont toutes délivré des messages appelant à des cessez-le-feu dans ces pays.   

COVID-19/Timor-Leste

Au Timor-Leste, l’équipe de Pays de l’ONU a travaillé avec le Gouvernement pour prévenir une possible flambée du COVID-19.  Il y a déjà un cas confirmé au Timor-Leste.  

L’équipe des Nations Unies organise des exposés réguliers avec des partenaires et le Gouvernement dans le souci de fournir un appui coordonné. L’équipe travaille aussi avec des médias, des organisations de la société civile, du secteur privé, ainsi que des représentants de la jeunesse et des associations de femmes et d’autres parties afin de promouvoir une approche à l’échelle de la société sur le plan de la prévention, la préparation, et la réponse à une possible flambée.  

COVID-19/Repas scolaires

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé une carte interactive qui indique comment l’accès des enfants aux repas scolaires a été perturbé par la pandémie.

À compter d’aujourd’hui, 364 millions d’écoliers dans le monde n’ont pas accès à des repas scolaires.

Parmi eux, 11 millions d’enfants, répartis dans 48 pays, ne reçoivent pas les repas scolaires du PAM.  Dans de nombreux cas, c’est le seul repas équilibré qu’ils reçoivent pendant la journée.  Ce nombre devrait malheureusement augmenter.

COVID-19/Fournitures essentielles

L’UNICEF fournit et achemine des fournitures essentielles dans le monde, y compris des équipements de protection personnelle dont ont désespérément besoin les pays touchés.

L’UNICEF intervient auprès d’environ 1 000 fournisseurs et dirigeants de l’industrie pour trouver des solutions aux contraintes actuelles des marchés.

COVID-19/Femmes et filles

Dans une déclaration, la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Mme Natalie Kamen, a averti que les femmes, les filles et le personnel de santé ne doivent pas être négligés pendant la réponse mondiale.

Le FNUAP a lancé un appel aux donateurs qui cible les pays ayant de faible système de santé publique et d’aide sociale.

Le FNUAP indique qu’il est important de ne pas oublier certaines des personnes qui sont les plus à risque, notamment les femmes enceintes qui ont besoin de soins prénataux mais qui ne savent pas s’il est prudent de se rendre dans les cliniques, ainsi que les femmes qui se trouvent dans une relation abusive, piégées chez elles pour un avenir prévisible et qui craignent pour leur sécurité.

COVID-19/Thaïlande

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) surveille les mouvements frontaliers dans la région thaïlandaise et observe les frontières avec le Myanmar, le Cambodge et la République démocratique populaire lao alors que les travailleurs migrants rentrent.

Il y a un risque que ces retours conduisent à l’ensemencement de nouvelles « grappes » de COVID-19 dans ces zones de retour.

Les dirigeants de l’ONU aident à répondre aux besoins immédiats liés à ces retours, notamment en matière d’abris, de vivres et de trousses d’hygiène.

COVID-19/Journalistes

L’UNESCO a fait part, aujourd’hui, de ses préoccupations au sujet de la sécurité des journalistes qui couvrent la pandémie mondiale.

L’UNESCO a souligné que le travail journalistique peut sauver des vies dans la situation d’urgence actuelle et que la sécurité physique et psychologique des journalistes doit être la priorité.  L’UNESCO a également averti que les journalistes indépendants sont particulièrement vulnérables car ils n’ont pas toujours accès aux mêmes ressources et appui que les journalistes salariés.

Les organes de presse doivent veiller à ce qu’ils reçoivent une formation sur les précautions sanitaires et soient équipés de matériaux protecteurs.

COVID-19/ONU

Au Siège de l’ONU, à New York, le nombre de lectures des cartes d’accès à l’immeuble est toujours de 140.  Avant l’imposition des mesures de restriction début mars, la moyenne était de 11 000 lectures.

À Genève, le nombre de personne se rendant au Palais est passé d’une moyenne de 4 000 en temps ordinaire à environ 70 hier.

À Vienne, plus de 97 pour cent du personnel du Centre international de Vienne est à présent en télétravail.

Le personnel de l’ONU télétravaille également à Addis-Abeba où 99% d’entre eux travaillent depuis chez eux.  Ces personnes travaillent pour la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (CEA).

Au Chili, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) a également mis des mesures en place.

À compter d’aujourd’hui, 86 membres du personnel de l’ONU dans le monde ont signalés des cas de COVID-19.  La plupart de ces personnes sont en Europe, mais également en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et aux États-Unis.

Myanmar

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’inquiète de l’augmentation des décès parmi les civils et des déplacements provoqués par l’intensification des accrochages dans l’ouest du Myanmar.

Au moins 21 civils auraient trouvé la mort lorsqu’une série d’affrontement entre les Forces armées du Myanmar et l’Armée arakanaise ont frappé des villages situés le long de la frontière entre les États rakhine et chin au début du mois.

Droits de l’homme

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a fait le point sur la situation en Hongrie, en Éthiopie, au Sri Lanka et en Ouganda.  Ces informations sont disponibles sur leur site Internet.

Contribution financière

Malgré la crise actuelle, les Bahamas ont versé la totalité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU, amenant à 75 le nombre d’États Membres à en avoir fait de même.

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