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20 mars 2020

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 20 mars 2020

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

COVID-19-Secrétaire général

Le Secrétaire général travaille toujours dans ses bureaux au Siège des Nations Unies d’où il s’entretient virtuellement avec les hauts responsables de tout le système des Nations Unies pour assurer la coordination de la riposte au COVID-19 et envisager l’avenir après la crise.

COVID-19-Brésil

Le Pacte mondial, qui regroupe plus de 10 400 entreprises dans 166 pays, encourage le monde des affaires à aider les employés et à prendre des mesures contre le COVID-19.

L’équipe de pays des Nations Unies au Brésil indique, par exemple, que le réseau national du Pacte mondial collecte des informations sur les mesures que prennent les entreprises pour lutter contre la pandémie mais aussi sur des initiatives volontaires pour appuyer la riposte mondiale à la crise.  L’objectif est de cartographier et d’encourager les mesures qui traitent des droits et de la sécurité des employés, y compris le travail à distance.  Certaines entreprises ont amélioré leur service de santé pour les personnes touchées par le virus.

COVID-19-République de Moldova

L’équipe de pays des Nations Unies en République de Moldova aide le Gouvernement à mettre en place un tableau de surveillance en temps réel des cas de COVID-19 dans le pays.  Géré par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le tableau montre le nombre total des cas aux niveaux national et local et celui des patients confirmés et guéris, entre autres informations importantes.

COVID-19-Afrique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué qu’hier plus de 600 cas de COVID-19 avaient été confirmés dans 34 pays, contre 147 cas il y a à peine une semaine.

Le Directeur régional de l’OMS en Afrique, M. Matshidiso Moeti, a avoué que l’évolution rapide du virus en Afrique est profondément alarmante et qu’elle lance un signal clair à l’action.

Mais, a-t-il assuré, nous pouvons encore changer le cours de la pandémie.  Il a appelé les gouvernements à mobiliser toutes les ressources et capacités pour renforcer leur riposte.

Douze pays de la région africaine connaissent des cas de transmission locale.  L’OMS juge crucial que les gouvernements empêchent cette transmission de devenir un scénario catastrophe avec une transmission durable et généralisée dans les communautés.

COVID-19-Humanitaire

Alors que le virus se propage dans le monde entier, les organisations humanitaires ont exprimé aujourd’hui leurs préoccupations pour le sort des 100 millions de personnes qui vivent dans les zones de guerre ou d’autres situations d’urgence et qui dépendent de l’aide de l’ONU.

Beaucoup de gens vivent à l’étroit avec peu ou pas d’accès à des services de santé et d’assainissement dignes de ce nom.  Maintenant que le virus s’est répandu dans ces endroits, les agents humanitaires préviennent que les conséquences pourraient être dévastatrices.

L’impératif humanitaire est de garantir l’acheminement d’une aide vitale à ces personnes, tout en prenant des mesures pour éviter l’impact catastrophique que la pandémie du COVID-19 pourrait avoir sur elles.

Les agences humanitaires sont préoccupées par la faiblesse des systèmes de surveillance dans les pays qui ont de larges groupes de personnes vulnérables, là où le fardeau supplémentaire du COVID-19 pourrait vouloir dire moins d’attention accordée aux autres épidémies actuelles comme le choléra, la rougeole et la fièvre jaune.

Le surpeuplement des camps de déplacés dans certains points chauds humanitaires du globe est aussi un risque accru du COVID-19.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et ses partenaires travaillent 24 heures sur 24 pour sensibiliser les gens sur la manière de se protéger et de protéger les autres du virus.  Le Bureau et ses partenaires prennent aussi des précautions pour protéger la sécurité de leur personnel et de gens pour qui ils travaillent.

En ce moment même, les agences de l’ONU regardent où les opérations humanitaires ont été interrompues et identifient des solutions.

L’ONU travaille à un plan mondial de réponse humanitaire qui devrait pouvoir être lancé la semaine prochaine.

Déjà, le Fonds central pour les interventions d’urgence a débloqué une somme de 15 millions de dollars pour aider à contenir les risques dans les pays vulnérables, alors que les fonds gérés par l’OCHA en Afghanistan, au Soudan et en Jordanie ont aussi libéré de l’argent pour améliorer l’état de préparation.

COVID-19-Migration

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué aujourd’hui que la prise en compte des migrants et des groupes marginalisés est nécessaire dans tous les aspects de la riposte contre le COVID-19.

L’OIM a dit qu’il est particulièrement important que les autorités n’épargnent aucun effort pour lutter contre la xénophobie.  Le virus ne discrimine personne et notre riposte ne devrait pas non plus, si l’on veut qu’elle réussisse.

L’OIM a prévenu que les migrants sont trop souvent confrontés à des obstacles à l’accès aux soins de santé et que quand ils craignent les déportations, les séparations de famille et autres détentions, ils sont moins enclins à recourir aux soins de santé et à livrer des informations sur leur état de santé.

L’OIM a souligné que si beaucoup de pays ont choisi de resserrer les contrôles aux frontières, il est néanmoins essentiel que ces mesures soient mises en œuvre de manière non discriminatoire et conforme au droit international, et en donnant la priorité à la protection des plus vulnérables.

COVID-19-Siège de l’ONU

Les gardes de sécurité de l’ONU ont indiqué que l’ONU n’a connu aujourd’hui que 247 passages contre 11 000 en temps normal.  Le Siège prend donc des mesures pour atténuer son empreinte et réduire le nombre des fonctionnaires qui sont véritablement dans le bâtiment.

Criquets pèlerins

Les agences humanitaires s’attendent à une détérioration rapide de la situation dans la Corne de l’Afrique.  Les criquets se reproduisent et de nouveaux essaims se forment, posant une menace sans précédent pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance alors que la prochaine arrivée des criquets va coïncider avec la saison principale des récoltes dans presque toute la région.

Les opéraitons terrestres et aériennes de contrôle sont en cours, avec l’aide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  Ces opérations ont concerné des milliers d’hectares dans la région.

Toutefois, si les essaims ne sont pas contenus, l’impact sur les récoltes et le stockage va aggraver la faim dans des régions qui font déjà face à des niveaux très élevés d’insécurité alimentaire.

Quelque 42 millions de personnes en Éthiopie, au Kenya, en Somalie, au Soudan, en Ouganda et au Yémen font déjà face à une grave insécurité alimentaire.

La FAO a révisé son appel pour y inclure le Soudan et le Yémen.  Elle recherche désormais une somme de 153 millions de dollars, contre 138 millions précédemment, pour appuyer la réponse dans 10 pays.  Au 18 mars, 110 millions de dollars avaient été promis. 

Tchad

La nuit dernière, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a organisé des largages aériens de produits humanitaires au Tchad pour répondre aux besoins de 10 000 réfugiés soudanais. 

Les affrontements au Darfour occidental depuis l’année dernière ont forcé plus de 16 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, à fuir vers le Tchad voisin.

Ouzbékistan

Hier, le Secrétaire général a publié une déclaration dans laquelle il félicite l’Ouzbékistan pour l’adoption cette semaine d’une loi visant à mettre fin à l’apatridie d’au moins 50 000 personnes. En accordant une nationalité à ceux qui n’en avaient pas, l’Ouzbékistan améliore considérablement la vie d’une population vulnérable trop souvent invisible.

Yémen

Également hier, l’Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen, M. Martin Griffiths s’est dit alarmé par la campagne militaire en cours à Jauf et à Mareb et par l’impact dramatique qu’elle a sur la vie des civils.

« Au moment où le monde lutte contre une pandémie, l’attention des parties devrait se détourner des combats contre les autres pour faire en sorte que la population ne soit pas exposée à de plus grands risques », a-t-il dit. 

Soudan du Sud

La Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme a publié une déclaration dans laquelle elle exprime ses graves préoccupations face à l’escalade de la violence communautaire au centre et l’est du Soudan du Sud, le mois passé.

Elle exhorte les autorités publiques à faire cesser le bain de sang et en traduire en justice les responsables.

Journées internationales

Étrangement, la Journée internationale du bonheur est commémorée aujourd’hui tout comme celle de la langue française.  Demain ce seront la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la Journée mondiale de la poésie, la Journée internationale du Novruz, la Journée mondiale de la trisomie et la Journée internationale des forêts.

Toujours demain, le Secrétaire général a prévu un message pour la Journée internationale du Novruz dans lequel il dit que le COVID-19 a jeté une ombre sur le monde entier, y compris sur les régions qui célèbrent ce festival ancestral.  Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances à ceux qui ont perdu des êtres chers et souhaite un prompt rétablissement à ceux qui sont infectés. 

 

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