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Conf200102-CS
2 janvier 2020

Le respect de la Charte de l’ONU et la coopération avec l’ASEAN au centre des travaux du Conseil de sécurité sous la présidence du Viet Nam

Membre élu du Conseil de sécurité pour la deuxième fois de son histoire, le Viet Nam en prend la présidence en janvier avec la ferme intention de promouvoir le rôle central de l’ONU dans le règlement des différends internationaux.  En témoigne, l’organisation, le 9 janvier, d’un débat public sur le thème « maintien de la paix et de la sécurité internationales: respect de la Charte des Nations Unies ».  Au côté de l’Indonésie, autre membre de l’Association des États de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) représenté au Conseil, le Viet Nam compte également mettre l’accent sur la coopération avec l’ONU.

Comme l’a indiqué son Représentant permanent, M. Dang Dinh Quy, cet après-midi lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, ces deux priorités domineront le programme de travail du Conseil en janvier, lequel compte pour l’heure 27 séances publiques et privées, dont 11 réunions d’information.

L’année 2020 marquant le soixante-quinzième anniversaire de l’ONU, le débat public du 9 janvier « vise à réaffirmer notre engagement en faveur de la Charte et à renforcer notre efficacité en matière de paix et de sécurité internationales », a précisé le représentant vietnamien, encourageant d’ores et déjà les États Membres à se saisir de cette question pour « évoquer des processus de mise en œuvre et soumettre des propositions ».        

Interrogé par un journaliste sur les tensions en mer de Chine méridionale, le Représentant permanent a invité les parties à régler leurs différends par la voie de la négociation ou par d’autres moyens pacifiques de leur choix, ainsi que le préconise l’Article 33 de la Charte de l’ONU.  Il a par ailleurs rappelé que, grâce aux dispositions de la Charte, « il n’y a pas eu de conflits majeurs dans le monde depuis 1945 ».    

L’autre événement phare de ce mois sera, selon lui, la réunion du 23 janvier sur la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales, en particulier l’ASEAN.  Depuis sa création en 1967, a-t-il fait valoir, cette organisation qui regroupe 10 États d’Asie du Sud-Est a plutôt « fait du bon travail » en matière de paix et de sécurité au niveau régional.  En outre, plusieurs de ses membres, dont l’Indonésie et le Viet Nam, sont des pays contributeurs de troupes à un grand nombre d’opérations de paix des Nations Unies dans le monde.  « Mais nous voulons faire davantage », a dit le représentant, plaidant pour une coopération ONU-ASEAN accrue dans ce secteur.   

Faute d’avoir reçu des demandes en ce sens par d’autres membres du Conseil, le Viet Nam n’a pas programmé dans l’immédiat de réunion sur la situation en République populaire démocratique de Corée (RPDC), après l’annonce par Pyongyang de la fin du moratoire sur les essais nucléaires et balistiques.  M. Dang Dinh Quy a cependant assuré que, comme le veut la pratique, le Conseil se réunirait en cas de menace à la paix et à la sécurité internationales.  À ses yeux, la situation dans la péninsule coréenne est « claire »: il convient d’avancer vers la dénucléarisation, la stabilité et le règlement pacifique par la voie du dialogue et des négociations.

Le représentant a affiché la même prudence s’agissant de la Syrie.  Alors que des consultations doivent avoir lieu le 3 janvier, avec les interventions de Mme Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques, et de M. Mark Lowcock, Secrétaire général aux affaires humanitaires, suivies de séances d’information sur la situation politique, le 22 janvier et humanitaire, le 30 janvier, le Viet Nam soutient le principe d’un « règlement pacifique s’appuyant sur un arrêt des violences et sur la protection des civils », a souligné son représentant.  Quant au prolongement du mécanisme d’aide humanitaire transfrontalière, sur lequel les membres du Conseil n’ont pu s’entendre fin décembre, le Viet Nam fera « de son mieux » pour que le Conseil « réponde à l’urgence ».

Le Conseil doit par ailleurs être informé de l’évolution des activités de deux bureaux régionaux de l’Organisation.  Une réunion d’information est prévue le 8 janvier sur le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique et de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et des consultations, le 22 janvier, sur le Centre régional des Nations Unies pour la diplomatie préventive en Asie centrale (UNRCCA).

Sous la présidence du Viet Nam, l’Afrique conservera une place de choix dans les travaux du Conseil, celui-ci devant être informé de l’évolution des activités des missions onusiennes au Mali (MINUSMA) le 15, et en Libye (MANUL) le 29.  Une résolution sera d’autre part soumise au vote des membres le 30 janvier pour proroger le régime de sanctions concernant la République centrafricaine ainsi que le mandat du Groupe d’experts.   

Au sujet du Yémen, il est prévu que le Conseil renouvelle le mandat de la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (UNMHA) le 13 janvier.  Également au menu du Conseil, une séance d’information mensuelle aura lieu sur la mise en œuvre des résolutions 2451 et 2452, suivie de consultations.

Si un débat ouvert sur le Moyen-Orient, y compris la question de Palestine, est à nouveau au programme du Conseil le 21 janvier, d’autres réunions se concentreront sur l’Amérique latine et l’Europe.  Les Quinze tiendront notamment le 13 janvier une réunion d’information, suivie de consultations, sur le dernier rapport du Secrétaire général relatif à la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie. Des consultations sont aussi prévues le 20 janvier sur les récents développements et le dernier rapport concernant la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP).  Le Conseil devrait renouveler le mandat de cette Force le 30 janvier.

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