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AG/DSI/3646
6 octobre 2020
Soixante-quinzième session, 1re séance – après-midi

La Première Commission, chargée du désarmement, adopte son programme de travail

La Première Commission, chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale, a tenu aujourd’hui sa toute première séance sous la présidence de M. Augustin Santos Maraver (Espagne) et a approuvé son programme de travail pour la soixante-quinzième session de l’Assemblée générale, lequel a subi quelques modifications en raison des contraintes sanitaires liées à la pandémie de COVID-19.  Ainsi, alors que chaque année, les travaux de la Première Commission s’organisent selon trois phases distinctes: le débat général, les discussions thématiques et les prises de décisions (adoption de résolutions) sur la base des propositions de la Commission, cette année la deuxième phase sera remplacée par trois discussions interactives virtuelles prévues le 13, 26 et 30 octobre.  

Même si la phase des discussions thématiques ne pourra se dérouler cette année comme les années précédentes en raison du grand nombre de participants impliqués, le Président a tenu à rappeler que les sept grands sujets qu’elle a l’habitude de couvrir sont les armes nucléaires, les autres armes de destruction massive, les aspects du désarmement dans l’espace extra-atmosphérique, les armes classiques, les autres mesures de désarmement et de sécurité internationale, le désarmement régional, et enfin les mécanismes de désarmement de l’ONU.

En adoptant ce programme, la Commission a décidé que son débat général sur toutes les questions inscrites à son ordre du jour se tiendrait du 9 au 23 octobre.  Ce débat devrait comprendre 12 séances et sera notamment marqué par l’intervention du Président de l’Assemblée générale, M. Volkan Bozkir, qui s’exprimera lors de la première journée, le 9 octobre, au matin.  

La Commission achèvera sa session avec l’adoption des projets de résolution et de décision portés par les États Membres, qui se déroulera du 27 octobre au 4 novembre 2020, date de clôture de cette session.

Les délégations étaient saisies des documents A/C.1/75/CRP.1/Rev.1, qui comprend le calendrier de toutes les séances de travail et A/C.1/75/CRP.2, qui présente le calendrier et programmes des trois séances virtuelles interactives prévues le 13 octobre, en présence de la Haute-Représentante pour les affaires de désarmement, Mme Izumi Nakamitsu, puis les 26 et 30 octobre, en présence d’experts du désarmement et de représentants de la société civile.  Ces deux dialogues interactifs de deux heures chacun porteront respectivement sur les autres mesures de désarmement et la sécurité internationale le 26 octobre de 10 à 12 heures et les armes classiques, le désarmement régional et sécurité et le mécanisme de désarmement, le 30 octobre de 10 à 12 heures.

En marge de l’organisation des travaux, Cuba, la Fédération de Russie, la Syrie et le Venezuela, par la voix de l’Iran, ont rejeté la politique du pays hôte visant à discriminer certaines délégations en violation flagrante de l’Accord de siège.  Au nom de ces pays, l’Iran a déploré les restrictions à la circulation imposées à des délégués, l’expulsion de membres de missions permanentes et les obstacles mis au versement de contributions, qui empêchent les États Membres de remplir pleinement leurs fonctions.  Le représentant de l’Iran a également dénoncé les refus et retards de délivrance de visas par les services du pays hôte, lesquels ne permettent pas aux membres de certaines délégations de se rendre au Siège.  Il a ensuite appelé les États Membres à faire en sorte d’éviter que leurs travaux soient pris en otage par les États-Unis qui, en tant que pays hôte, sapent sciemment les capacités organisationnelles des États.  Après avoir demandé au Secrétaire général d’utiliser ses compétences pour que le principe de l’égalité souveraine entre États soit respecté, le représentant de la République arabe syrienne a appelé le Président de la Commission à assurer un suivi du traitement des problèmes persistants précités.

En sa capacité nationale, le représentant de la République islamique d’Iran a convenu que, compte tenu de la crise sanitaire, la session aurait un caractère unique, les pays s’engageant à protéger ensemble la santé des États Membres de l’ONU tout en assurant le bon fonctionnement général de l’Organisation.  Les modifications de notre plan de travail ne doivent pas atteindre le fond de nos délibérations, a-t-il toutefois averti, estimant que la conduite des consultations pourrait poser problème en termes de transparence et d’équité de représentation, mais aussi de fuites d’information dans les médias.  Pour réduire de tels risques, prévoyons des solutions efficaces, a-t-il exhorté.  Enfin, le représentant iranien a souhaité que ces modifications exceptionnelles des modalités d’organisation des travaux ne créent pas de précédents.

Avec l’élection, en début de séance, de M. Bassem Hassan (Égypte) au troisième poste de Vice-Président de la Commission, le Bureau de celle-ci est désormais complet et est composé de M. Augustin Santos Maraver (Espagne), Président; de Mme Corina-Cristina Lefter (Roumanie) et MM. Ariel R. Penaranda (Philippines) et M. Bassem Hassan (Égypte), Vice-Présidents; et de Mme Maria del Rosario Estrada Giron (Guatemala), Rapporteure.  

La Première Commission se réunira de nouveau vendredi 9 octobre à 10 heures.  Elle entamera son débat général après une intervention liminaire du Président de l’Assemblée générale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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