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AG/AB/4355
5 octobre 2020
Soixante-quinzième session 1re séance plénière – après-midi

La Cinquième Commission ouvre les travaux de sa session principale qui se tiendra en personne et virtuellement, compte tenu de la pandémie de COVID-19

La Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires a entamé ses travaux, cet après-midi, avec en toile de fond l’examen du projet de budget-programme de l’exercice 2021, et les problèmes liés à la pandémie de COVID-19.  Comme l’a dit le Guyana, au nom du Groupe des 77 et la Chine, nous sommes « déçus » que la Commission soit privée des services d’interprétariat pour ses séances officieuses.  Le multilinguisme est l’autre victime de la pandémie, s’est lamenté Guyana devant une session qui ne prévoit que sept séances publiques.

Bien que certains des ajustements apportés aux méthodes de travail aient permis à la Commission de finir avec succès la première et la deuxième reprise de sa dernière session, le Groupe des États d’Afrique s’attend à ce que les lacunes et les problèmes rencontrés au cours de ces sessions soient comblés et résolus, a dit le Mali.  Il est d’une importance « capitale » que toutes les délégations puissent participer aux discussions, aux négociations et aux processus décisionnels, grâce aux services d’interprétation.

Le Président de la Cinquième Commission, M. Carlos Amorín, de l’Uruguay, a dit avoir prévu des réunions virtuelles et en personne.  Nous suivrons l’évolution de la situation et nous nous adapterons en conséquence, s’est engagé M. Amorín.

Commission budgétaire oblige, plusieurs délégations ont pris note des efforts déployés par les États Membres pour s’acquitter de leurs obligations financières, dans un contexte économique et financier difficile dû à la pandémie de COVID-19.  Avec la Chine, le Guyana a dénoncé le fait que la majeure partie du montant total des contributions en souffrance soient dues par un seul État Membre.  Le Groupe des 77 et de la Chine, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et l’Union européenne se sont en effet dits « extrêmement préoccupés » par la crise de liquidités que vit actuellement l’ONU, une crise « plus grave » que celle des exercices budgétaires précédents. 

Des appels ont été lancés pour que tous les États Membres s’acquittent de l’intégralité de leurs contributions annuelles dans les délais impartis et sans condition.  La Norvège a estimé que le système des droits de l’homme de l’ONU est sous-financé depuis trop longtemps et également au nom du Liechtenstein, la Suisse a dit s’engager à garantir que le pilier « droits de l’homme » reçoive du budget ordinaire les ressources nécessaires.  Les réformes menées, se sont interrogés les États-Unis, ont-elles apporté les résultats escomptés et rendu l’Organisation plus efficace et efficiente?  Dotée désormais d’un budget annuel, l’ONU doit faire preuve de transparence et être comptable de ses actes, ont martelé les États-Unis, soutenus par le Royaume-Uni.

De leur côté, le Venezuela et Cuba ont accusé les États-Unis d’« abuser de leur statut de pays hôte » et d’appliquer l’accord de Siège de manière discriminatoire, tantôt pour retarder l’octroi des visas à certaines délégations tantôt pour limiter la liberté de mouvement des délégués.  Notant que le Venezuela n’a pu régler ses contributions aux Nations Unies en raison du blocus des États-Unis, Cuba et la Fédération de Russie ont dit craindre que ce pays ne perde son droit de vote à l’Assemblée générale.

Plusieurs délégations ont commenté le programme de travail dont le Pérou qui a promis d’accorder une attention particulière au budget des missions politiques spéciales en Colombie et en Haïti.  La République de Corée a voulu que les répercussions de la pandémie de COVID-19 soient prises en compte dans le budget 2021, une occasion de passer en revue la réforme de la gestion en cours.

La Cinquième Commission se réunira, mercredi 7 octobre, à partir de 10 heures, pour examiner la question relative au barème des quotes-parts.  Elle a prévu de terminer ses travaux vendredi 11 décembre.

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