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AG/12302
14 décembre 2020
Trente et unième session extraordinaire, 2e séance (reprise) – après-midi

L’Assemblée générale clôture sa trente et unième session extraordinaire consacrée à la COVID-19 par un appel au renforcement de la gouvernance mondiale

L’Assemblée générale a clôturé cet après-midi sa trente et unième session extraordinaire qu’elle a consacrée à la pandémie de COVID-19, après un débat, entamé le 3 décembre dernier, qui a réuni plus de 150 orateurs, dont des chefs d’État et de gouvernement et des ministres alarmés par les « impacts sociaux et économiques » de la pandémie. 

Lors de cette session, convoquée à l’initiative de l’Azerbaïdjan au nom du Mouvement des pays non alignés, il a aussi été question de discuter de la réponse coordonnée, solidaire et globale nécessaire pour faire face à cette crise sanitaire sans précédent.  La pandémie et ses souffrances humaines sont une épreuve qui exige une réponse urgente allant au-delà des discussions et des réunions protocolaires, a commenté aujourd’hui l’Arménie.  Il faut, a-t-elle assené, se concentrer sur une action véritable et sur des résultats tangibles. 

L’Arménie a avoué s’être toujours interrogée sur la valeur ajoutée et l’intégrité de cette session extraordinaire.  Elle a fait observer que dans sa déclaration, le Président de l’Azerbaïdjan a révélé le vrai motif de son pays qui est d’instrumentaliser la pandémie et les défis humanitaires pour promouvoir un « leadership dictatorial » et inciter à une haine anti-arménienne.  Comment croire en une raison humanitaire quand un pays lance une guerre totale dans le Nagorno-Karabakh, en plein milieu de la pandémie, avec l’appui militaire ouvert d’un État connu, de combattants terroristes étrangers et de mercenaires du Moyen-Orient, s’est interrogée l’Arménie avant que l’Azerbaïdjan et la Turquie ne lui répondent dans leur droit de réponse.

Pendant les trois jours de débat, plusieurs responsables du monde, intervenant, pour la plupart, en vidéos préenregistrées, ont plaidé en faveur de moyens pour renforcer les mécanismes multilatéraux de riposte, sous la houlette des Nations Unies.  Ils ont aussi milité pour un vaccin abordable et accessible sur un « pied d’égalité » qu’il s’agisse des pays riches ou pauvres, loin de tout « mercantilisme exacerbé et de tractations politiques », comme l’ont rappelé aujourd’hui avec insistance le Ministre de la santé par intérim du Soudan et la Guinée équatoriale.  Si les pays les plus pauvres et les pays en développement ne reçoivent pas le vaccin, le virus se répandra de nouveau, a prévenu le Kirghizistan.

Dès lors, il faut « renforcer la gouvernance internationale », a préconisé la Sous-Secrétaire d’État aux relations extérieures du Chili.  Certains pays déjà vulnérables comme le Yémen, en proie à un conflit depuis 2014, ont été frappé de plein fouet par la pandémie.  C’est la « preuve que les mécanismes d’action collective doivent être revus », a suggéré la Syrie, jugeant regrettable que les efforts internationaux pour lutter contre la COVID-19 soient « politisés ».

Tous les intervenants ont reconnu que la pandémie a bouleversé les conditions de vie dans le monde, certains évoquant même la « pire récession » depuis la Grande Dépression.  Le Costa Rica a dénoncé la « lente et insuffisante » mobilisation financière, proposant son initiative « FACE » pour créer un fonds afin d’atténuer l’économie face à la COVID-19.  Le Panama a appelé à une « révolution copernicienne » dans tous les secteurs.  Un appel soutenu par le Saint-Siège qui a préconisé une « nouvelle économie » car « nous ne pouvons accepter le maintien d’un système qui exclut » des millions de personnes.  C’est le « temps de la réflexion », a résumé l’Uruguay qui a suggéré de « changer nos regards » afin de travailler sur nos ripostes collectives en prévision d’un « monde post-COVID-19 ». 

Cette session extraordinaire a été marquée, les 3 et 4 décembre derniers, par un segment d’ouvertures, suivi d’un débat général et d’un dialogue interactif au cours duquel les États Membres ont dialogué avec les principaux acteurs onusiens et la communauté scientifique notamment sur la nécessité d’investir dans la préparation aux autres pandémies, afin de renforcer le contrôle et l’atténuation de telles crises sanitaires.

L’Assemblée générale a clôturé sa session extraordinaire par une minute de silence et de méditation en hommage aux plus de 1,3 million de morts dues à la COVID-19, et aux plus de 54 millions de personnes infectées.

Elle a prévu une autre séance publique demain, mardi 15 décembre, à partir de 16 h 30, pour se prononcer sur les recommandations de sa Sixième Commission chargée des questions juridiques.

SESSION EXTRAORDINAIRE CONSACRÉE À LA PANDÉMIE DE MALADIE À CORONAVIRUS (COVID-19) (A/RES/75/4)

Fin du débat général

Mme PATRICIA LEONOR COMANDARI ZANOTTI, Vice-Ministre des affaires étrangères, de l’intégration et de la promotion économique de El Salvador, a souligné les efforts « sans relâche » déployés par son gouvernement pour atténuer, prévenir et réduire le risque d’infection par la COVID-19 en investissant de précieuses ressources pour combattre ses effets.  « Nous avons amélioré l’infrastructure du système de santé publique grâce à la construction de l’hôpital El Salvador, qui sera un établissement postpandémique de premier niveau », s’est-elle enorgueillie.

Poursuivant, elle a reconnu que pour mener des actions efficaces, son pays avait besoin de la solidarité des pays partenaires et du système des Nations Unies.  C’est pourquoi Mme Comandari Zanotti a tenu à saluer les contributions reçues en termes notamment de fournitures médicales, d’équipements de protection, de tests et d’équipements pour la détection précoce de COVID-19, de produits de première nécessité et de systèmes d’approvisionnement.  Pour finir, la Vice-Ministre a estimé que le multilatéralisme doit prouver sa valeur en allant de l’avant, en innovant et en renforçant son orientation vers des actions et des résultats concrets afin de relever les défis dans la mise en œuvre du Programme 2030.

M. OSAMA AHMED ABDELRAHIM ELKHIDIR, Ministre de la santé par intérim du Soudan, s’est enorgueilli qu’en dépit de la période de transition délicate que traverse son pays et des sanctions économiques, dont il a demandé la levée, le Soudan s’est empressé de répondre vigoureusement à la pandémie notamment par l’établissement d’un haut comité d’urgence sanitaire sous la tutelle du Conseil de défense et de sécurité, ce qui a permis de mettre sur pied 51 centres d’isolement des malades dans les différents États.  Il a estimé par ailleurs que la réponse internationale devait être coordonnée et complémentaire, fondée sur l’échange d’informations.  Quant au vaccin, il a souhaité que, une fois disponible, il soit abordable et distribué sur un pied d’égalité aux pays riches et aux plus pauvres.

M. VIKAS SWARUP, Secrétaire au Ministère des affaires extérieures de l’Inde, a déclaré que la riposte de son pays à la pandémie avait été « opportune, graduelle et proactive », les phases initiales de confinement ayant permis de renforcer son système de santé.  « Nous avons également annoncé un plan de relance massif d’un montant de 266 milliards de dollars, représentant près de 10% de notre PIB, destiné à aider les groupes vulnérables », a-t-il fait valoir.  Et pour garantir la sécurité alimentaire, le plus vaste programme de transfert alimentaire au monde a été lancé pour donner des rations supplémentaires à 800 millions de personnes, s’est enorgueilli le Secrétaire.  Il a ensuite indiqué que l’Inde, « chef de file mondial dans le domaine vaccinal », dispose de plusieurs vaccins candidats anti-COVID-19 à différents stades de développement: COVAXIN et ZyCov-D, sont en cours d’essais de phase II et III, et le Serum Institute of India (SRI) procède déjà à un test final du vaccin Oxford University-AstraZeneca Covishield, a précisé M. Swarup.

Mme CAROLINA VALDIVIA TORRES, Sous-Secrétaire d’État aux relations extérieures du Chili, a souligné l’énorme interdépendance dans laquelle nous vivons, qui a été révélée par la pandémie, en appelant à renforcer la gouvernance internationale: il faut de bons dirigeants ainsi qu’une participation et une collaboration multilatérales.  Elle a conseillé d’aborder les défis sanitaires à partir d’une approche axée sur le dialogue et la solidarité.  S’agissant du vaccin, le Chili a mis en place, par décret, un comité interministériel pour la prise de décisions à caractère scientifique et commercial.  Il s’est aussi joint au Mécanisme COVAX et s’est dit prêt à partager sa perspective et son expérience en matière de négociations bilatérales dans le cadre des garanties d’un accès sûr, opportun et équitable pour la population qui en a le plus besoin.  Pour les aspects socioéconomiques, le Programme à l’horizon 2030 constitue la meilleure feuille de route pour guider les efforts visant à un relèvement global, a estimé Mme Valdivia Torres, ajoutant que cette crise devrait permettre de réfléchir aux changements à opérer en vue d’édifier des sociétés meilleures avec un redressement global, dans l’égalité des sexes, vert, durable et solidaire.  Pour ce faire, elle a réitéré l’initiative chilienne, d’avril dernier, proposant l’élaboration d’un nouvel instrument international sur la préparation et la réponse multidimensionnelle aux pandémies, qui jouit de l’appui de plusieurs gouvernements.

M. KOUSSAY ALDAHHAK (République arabe syrienne) a rappelé que des secteurs clefs, tels que l’éducation, étaient en danger face à une menace qui n’épargne aucun pays, petit ou grand.  C’est la preuve que les mécanismes d’action collective doivent être revus, et que la solidarité et la coopération internationale doivent être renforcées, selon l’orateur. 

Certains États Membres doivent aussi revoir leurs mesures de sanctions unilatérales et d’embargo, a poursuivi le représentant.  Jugeant regrettable que les efforts internationaux pour lutter contre la pandémie soient « politisés », et que « certains pays aillent jusqu’à politiser le nom de la maladie », le représentant a dressé un parallèle avec « la politisation de l’assistance humanitaire » dont son pays fait l’objet.  Il a dénoncé avec force toute mesure coercitive envers son pays, ainsi que la tendance de « certains gouvernements occidentaux » à se « décharger » sur la Syrie, en prétendant que l’aide humanitaire peut souffrir d’exception.  Le représentant a enfin appelé à la fin de l’occupation israélienne et à l’exploitation de la souffrance des réfugiés syriens.

M. ARTSIOM TOZIK (Bélarus) a détaillé l’influence inévitable de la pandémie sur la coopération internationale.  Il s’est fait l’écho de l’appel du Secrétaire général à coordonner les efforts pour porter secours aux pays vulnérables, et a approuvé l’appel à un cessez-le-feu mondial.  Il a toutefois critiqué les mesures coercitives unilatérales en cours et appelé au contraire à des mesures pratiques pour lutter contre ces sanctions, ainsi qu’à la mise en place d’un mécanisme de relèvement pour les pays en développement.  Louant enfin l’établissement de garanties sociales telles que l’accès universel à la santé, l’orateur a déploré les actes de spéculation et d’accumulation excessive de stocks de médicaments. 

M. MAHMADAMIN MAHMADAMINOV (Tadjikistan) a dit que son pays montagneux et enclavé a subi un impact terrible en raison de la pandémie, les pays en développement sans littoral étant particulièrement vulnérables aux restrictions transfrontalières et aux fermetures de frontières, étant donné leur dépendance à l’égard du transit pour accéder aux marchés internationaux.

En ces temps sans précédent, il a appelé à assurer urgemment un transport ininterrompu des marchandises à destination et en provenance de ces pays.  Entre-temps, le pays dépend presque à 100% de l’importation de carburant, à 80% de celle des denrées alimentaires et à 90% en ce qui concerne les produits pharmaceutiques.  L’économie du Tadjikistan va subir des dommages totaux dépassant les 2 milliards de dollars, et ce chiffre pourrait très probablement augmenter à l’avenir.

M. ENKHBOLD VORSHILOV (Mongolie) a indiqué que jusqu’au début du mois de novembre, la stratégie nationale contre la pandémie a été « plutôt efficace », puisqu’aucun décès n’a été enregistré.  La première contamination a été signalée le 11 novembre et aujourd’hui, sur les 912 cas confirmés, 384 ont été guéris.  Malgré cette situation plutôt enviable, l’économie nationale est en chute libre et de nombreux citoyens restent bloqués à l’étranger. 

Comme les autres, la Mongolie, a dit le représentant, est confrontée à de multiples défis socioéconomiques.  L’économie s’est contractée de 9,7% au cours du premier semestre de cette année, et le total des exportations et des importations a diminué de 28% et 15%, respectivement.  Il s’agit de la première décroissance depuis la crise financière mondiale de 2009. 

Le recul des flux commerciaux risque d’éroder les gains budgétaires des trois dernières années et d’entraîner une hausse des dépenses publiques, en particulier les mesures fiscales et les dépenses de santé, s’est inquiété le représentant, qui a dit aussi craindre une augmentation de la dette publique, risquant d’inverser la baisse de ces dernières années.  Une récente enquête de la Chambre nationale du commerce et de l’industrie a révélé qu’environ 8 000 emplois ont été perdus depuis l’apparition de la COVID-19.  Le représentant a plaidé pour une réponse coordonnée et concertée de la communauté internationale, fondée sur la solidarité et la coopération multilatérale.

Mme MIRGUL MOLDOISAEVA (Kirghizistan) a déclaré que son pays montagneux, à l’économie en développement, n’avait pas accès aux communications maritimes mondiales, le rendant particulièrement vulnérable à une pandémie: son gouvernement a toujours besoin du soutien de la communauté internationale.  Se félicitant des initiatives du Secrétaire général, elle a aussi noté avec une grande satisfaction la décision des pays du G20 de suspendre les paiements de la dette publique des États les plus touchés par la pandémie.

Elle a considéré essentiel que les vaccins contre la COVID-19 soient mis à la disposition de tous les pays à un prix raisonnable.  Si les pays les plus pauvres et les pays en développement ne reçoivent pas le vaccin, le virus se répandra de nouveau, a-t-elle prévenu.

Mme GHASAQ YOUSIF ABDALLA SHAHEEN (Émirats arabes unis) a décrit la lutte nationale contre la pandémie et a voulu que l’on fasse tout pour atténuer son impact, avant les vaccins.  Les effets socioéconomiques, ressentis partout, doivent être regardés en face.  Les Émirats arabes unis ont d’ailleurs agi en faisant abstraction des « positions politiques », « de manière civique et moderne ».  Avec 1 600 tonnes de matériel médical distribuées à 1,6 million de personnes dans plus de 120 pays, nous sommes passés, s’est enorgueillie la représentante, du statut de « pilier de l’aide humanitaire » à celui de « centre de distribution ».  Les Émirats arabes unis, a-t-elle affirmé, ont fourni 80% de la réponse mondiale.  Rappelant que le multilatéralisme est au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030, la représentante a renouvelé l’appel de son pays à la coopération, à l’échange de données et au respect des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

M. ABDULLAH ALI FADHEL AL-SAADI (Yémen) a indiqué que la pandémie avait eu des conséquences catastrophiques dans son pays déjà en proie à une guerre provoquée par les milices houthistes ayant occasionné une crise humanitaire de grande ampleur.  Il a ajouté que les statistiques nationales sur les cas de COVID-19 étaient sans nul doute incomplètes car les autorités légitimes ne disposent pas des moyens nécessaires au recensement dans les régions qui ne sont pas sous son contrôle, sans compter que les milices terroristes occultent la situation sanitaire et le nombre de personnes infectées.  Cette situation a conduit à une propagation rapide du virus et à plus de pertes humaines.  Il a recommandé une action mondiale et une réponse coordonnée pour « ne laisser personne de côté », d’autant qu’il s’agit d’un virus contagieux.  Pour cette raison, le Yémen a immédiatement répondu à l’appel du Secrétaire général en vue d’un cessez-le-feu mondial et de faire taire les armes.  Il a néanmoins déploré que les milices houthistes n’en ont pas fait de même. 

Mme MARKOVA CONCEPCIÓN JARAMILLO (Panama) a rappelé avec optimisme que l’année 2020 est aussi une année de célébration, comme celle des 75 ans de l’ONU.  Elle a cependant dit craindre que la pandémie ne rogne les acquis des pays en développement.  Ce n’est qu’à la fin de celle-ci que tous les enseignements pourront être tirés, mais la représentante a d’ores et déjà appelé à une « révolution copernicienne » dans tous les secteurs.  Le Panama, lauréat d’un prix du numérique décerné par la Banque interaméricaine de développement, a mis l’accent sur les dangers des violences sexuelles et sexistes dans le contexte du confinement, et plus généralement sur le fait que les femmes sont les premières touchées par la crise, ainsi que les enfants, puisque cette crise creuse les écarts en matière d’éducation.  L’oratrice a appelé à des « investissements sociaux ciblés » pour se préparer aux crises futures, et à une coopération internationale renouvelée.  Il faut agir sur des bases scientifiques et faire front uni pour que les générations futures puissent vivre dans un monde meilleur, a conclu la représentante.

M. NEVILLE MELVIN GERTZE (Namibie) a souligné que les défis entraînés par la pandémie de COVID-19 ne sont pas de bon augure pour l’avenir des pays en développement.  Les niveaux élevés de chômage pourraient entraîner une migration massive et la déstabilisation politique et sécuritaire de certaines sociétés.  Le représentant a affirmé que le Gouvernement namibien avait fait preuve de leadership en activant un comité de coordination nationale d’urgence sanitaire.  En raison des pertes économiques et financières massives résultant de la pandémie, le Gouvernement a introduit une stimulation économique au travers d’un paquet financier et une combinaison d’outils financiers pour les entreprises, y compris des subventions salariales, des programmes de prêts garantis par l’État et diverses autres mesures.  M. Gertze a souhaité que le futur vaccin contre la COVID-19 devienne un bien public mondial, accessible à tous, sous la houlette de l’OMS.  La Namibie a apprécié les diverses propositions qui ont été développées par différents pays et institutions multilatérales dans le but de fournir une assistance aux pays en développement pour les aider à reconstruire mieux, a-t-il dit.  « Nous espérons que ces instruments vont contribuer à la mise en œuvre effective du Programme 2030 et, en fin de compte, à la réalisation des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré.

M. JAMAL FARES ALROWAIEI (Bahreïn) a souligné l’impact « ravageur » de la pandémie sur les acquis socioéconomiques.  Le monde, a-t-il dit, vit une épreuve sans précédent dans l’histoire moderne, laquelle a révélé la nécessité de transcender les différends au profit de la solidarité et d’une meilleure préparation à des risques similaires.  Le représentant a salué le Secrétaire général qui s’emploie à consolider le rôle des Nations Unies face à la crise, grâce à une approche globale fondée sur la protection des droits de l’homme, la réalisation du développement durable, et l’égalité et le respect mutuel.

Depuis le début de la crise, a affirmé le représentant, le Bahreïn veille à promouvoir la coopération avec tous les États du monde et les organisations compétentes, comme l’OMS, pour triompher de cette situation inattendue.  Des efforts ont été faits pour contenir le virus et mettre en œuvre un plan intégré d’urgence.  Des mesures anticipatives ont été prises conformément aux meilleures pratiques prophylactiques et curatives.  Le Bahreïn, s’est enorgueilli le représentant, est reconnu aujourd’hui comme un des pays qui a appréhendé la crise de manière exemplaire.  Les progrès dans la recherche vaccinale ont renouvelé l’espoir, a conclu le représentant, en soulignant que son pays est le deuxième au monde à utiliser le vaccin qui fait d’ailleurs l’objet d’un plan national de vaccination pour en ouvrir l’accès à tous.

M. ANATOLIO NDONG MBA (Guinée équatoriale) a énuméré les multiples mesures prises par son gouvernement pour la riposte à la COVID-19, notamment la création de trois comités gouvernementaux politiques et techniques et le lancement de « campagnes agressives de sensibilisation » de la population.  L’État d’alerte sanitaire a été déclaré, impliquant la réduction maximale des déplacements de personnes et, dans une communication télévisée, le Président Obiang Nguema a annoncé avoir « donné l’intégralité de son salaire pour la lutte contre la pandémie ».

Outre les mesures de formation du personnel médical et de veille épidémiologique, le représentant a parlé de la création d’unités d’isolement dans des hôtels et centres sportifs ainsi que l’accréditation, par l’OMS, d’un laboratoire d’une capacité de 1 500 tests par jour et l’entrée de son pays sur la plateforme COVAX pour l’accès à un vaccin.  Le taux de positivité en Guinée équatoriale est passée de 22% durant le pic du mois de mai à 2,1% aujourd’hui soit bien en dessous des 5% considérés comme indice de contrôle de la pandémie par l’OMS, a-t-il précisé.  Il a ensuite appelé à ce que les vaccins ne soient pas l’objet d’un « mercantilisme exacerbé et de tractations politiques, mais accessibles à tous les pays ». 

M. CARLOS AMORÍN (Uruguay) a adhéré aux appels en vue d’un accès mondial et équitable aux technologies en matière de santé, aux médicaments et aux vaccins, notamment par l’échange d’informations, la propriété intellectuelle, et les données qui sont indispensables à la détection, la prévention, le traitement et la réponse à la COVID-19.  En Uruguay, un groupe honoraire d’évaluation scientifique a été mis sur pied pour concrétiser l’approche multidisciplinaire, sociale, économique et épidémiologique reposant sur les apports scientifiques.  La responsabilisation des citoyens quant à leurs libertés, la solidarité et la générosité, associées à un système de santé fort et résilient, ont permis, par ailleurs, une reprise des activités dans le domaine du travail, de l’enseignement et de la culture.  M. Amorín a aussi fait valoir les mesures prises pour la distanciation sociale, l’hygiène et le port du masque, ainsi que l’accent mis sur les soins à domicile et l’apport de ressources supplémentaires aux centres de soins.  Au niveau mondial, il a recommandé notamment d’impliquer les communautés et de reformuler la préparation et la riposte collective aux futures pandémies par l’élaboration de mesures coordonnées, rapides et efficaces pour une santé « véritablement globale ».  Il a toutefois mis en garde contre une « dérive » où la pandémie serait prétexte à un affaiblissement des engagements pris au niveau multilatéral, et appelé à éviter toute tendance nationaliste et protectionniste risquant de porter préjudice aux relations internationales en matière de commerce, ou d’interrompre les chaînes d’approvisionnement et la circulation adéquate des équipements et articles médicaux indispensables à la sortie de crise. 

Mme MARITZA CHAN VALVERDE (Costa Rica) a estimé qu’il est nécessaire d’investir dans des systèmes de santé universels et unifiés, d’améliorer l’architecture multilatérale de la santé, avec l’OMS à sa tête, et d’accentuer la prévention.  Le Costa Rica et 40 États et l’OMS ont lancé un projet mondial pour partager la propriété intellectuelle, les données scientifiques et les connaissances techniques pour combattre la COVID-19.  Le pool d’accès à la technologie (C-TAP) garantira que les vaccins, tests et traitements COVID-19 soient accessibles à tous, dans tous les pays, en particulier aux personnes en situation de vulnérabilité ou vivant dans la pauvreté.  À cet égard, le Costa Rica a appelé les États à intensifier la coopération et la solidarité.  Par ailleurs, cette pandémie a exacerbé les inégalités et d’ici à la fin de cette année, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté en Amérique latine et dans les Caraïbes aura augmenté de 45,4 millions, tandis que 28,5 millions de plus connaîtront la souffrance de l’extrême pauvreté.  Mme Chan Valverde a estimé que le multilatéralisme, la solidarité et la coopération internationale sont la seule véritable issue à crise, mais regretté que la mobilisation financière ait été lente et insuffisante.  Alors que les États les plus développés ont débloqué 8 milliards de dollars en plans de relance internes, la santé, l’humanitaire et les efforts d’assistance continuent d’être sous-financés, et l’augmentation de l’aide publique au développement est en attente.  Pour soutenir les pays en développement, le Costa Rica a présenté son initiative pour créer le fonds pour atténuer l’économie face à la COVID-19 (FACE).

M. LANG YABOU (Gambie) a dressé un tableau sombre de la situation dans son pays depuis le début de la pandémie qui a semé le chaos et perturbé les vies, exacerbant la dette et causant des souffrances indicibles, sans compter l’impact sur l’économie.  Nos services de santé déjà fragiles sont sous pression, a-t-il dit, en parlant des ressources réaffectées pour faire face à la réalité d’aujourd’hui dont les répercussions humaines et économiques seront majeures.  Le représentant a plaidé pour une coopération internationale fondée sur la solidarité, car « nous ne pouvons supporter ce fardeau tout seul ».  Alors que la campagne de vaccination est en train de commencer, il a réitéré l’appel de son pays à l’OMS, l’ONU et autres partenaires à continuer de « nous accompagner » pour que personne ne soit laissé de côté.  Pour finir, le représentant s’est dit soulagé de la bonne nouvelle de la découverte du vaccin dont « nous devons tous partager » les dividendes.

M. LUIS ANTONIO LAM PADILLA (Guatemala) a estimé que la pandémie a exposé les vulnérabilités et a exacerbé les inégalités, notamment dans les économies les plus industrialisées.  La portée de la riposte mondiale aura un impact social et économique très important.  L’universalisation et l’accès immédiat aux vaccins et aux traitements est essentiel, a-t-il dit, insistant par ailleurs sur l’importance de la coordination et de faire prévaloir la solidarité entre les nations.  En outre, la pandémie a montré qu’il est nécessaire d’impliquer les acteurs de la société civile, les gouvernements locaux et les initiatives qui ont contribué au renforcement du système de santé.  De leur côté, les Nations Unies et leurs organisations spécialisées doivent continuer à travailler de façon coordonnée avec les États, a-t-il demandé.

Le Guatemala a par ailleurs appelé à reconnaître le principe de responsabilités communes mais différenciées, dans lequel les dirigeants des pays développés pourraient financer la croissance verte dans les pays en développement.  Il a aussi estimé le moment venu de réaffirmer les engagements en faveur de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des différents accords et protocoles, traités et conventions établis pour sauvegarder l’environnement.

M. MHER MARGARYAN (Arménie) a prévenu qu’après la pandémie, il ne suffira pas de se faire à la « nouvelle normalité ».  La pandémie et ses souffrances humaines sont une épreuve qui exige une réponse urgente allant au-delà des discussions et des réunions protocolaires.  Il faut, a assené le représentant, se concentrer sur une action véritable et sur des résultats tangibles.  Malheureusement, a-t-il constaté, la session extraordinaire n’apporte pas grand-chose.  L’Arménie, a-t-il avoué, s’est toujours interrogée sur la valeur ajoutée et l’intégrité de cette initiative.  Le représentant a fait observer que dans sa déclaration, le Président de l’Azerbaïdjan, qui est aussi celui du Mouvement des pays non alignés, a révélé le vrai motif de son pays qui est d’instrumentaliser la pandémie et les défis humanitaires pour promouvoir un « leadership dictatorial » et inciter à la haine de l’Arménie. 

Comment croire en une raison humanitaire quand un pays lance une guerre totale dans le Nagorno-Karabakh, en plein milieu de la pandémie, avec l’appui militaire ouvert d’un État connu, de combattants terroristes étrangers et de mercenaires du Moyen-Orient.  Il n’y a rien d’humanitaire dans l’attaque des infrastructures pour tuer des civils, causer une crise humanitaire et rendre la vie impossible dans le Nagorno-Karabakh. 

Cette guerre préméditée, en violation flagrante des Accords de cessez-le-feu de 1994 et 1995, est la plus grande escalade militaire pendant une pandémie.  L’Azerbaïdjan et la Turquie, a poursuivi le représentant, ont choisi l’agression au détriment de la paix et du relèvement.  Le spectacle qui a été mis en scène à Bakou, le 10 décembre dernier, sous le nom de « défilé de la victoire » reflète les prétentions du Président azéri qui désigne déjà l’Arménie, dont la capitale, « territoires azéris ». 

Le représentant a vu de l’audace et du cynisme dans les références à la Grande Victoire de 1945 contre le nazisme.  Le Président turc, coorganisateur du défilé, a clairement montré son intention génocidaire, a-t-il accusé.  Le degré de cynisme et d’hypocrisie de l’Azerbaïdjan doit conduire à une réflexion sur les dysfonctionnements du monde actuel.  Ces dysfonctionnements sont incompatibles avec les valeurs essentielles, les idéaux et les principes des Nations Unies et doivent être perçus comme une menace à l’humanité civilisée que l’Organisation prône, a prévenu le représentant.  La communauté internationale, a-t-il conclu, a le devoir moral de réfléchir, avec un sentiment d’urgence et de gravité, à la persistance de ces dysfonctionnements et de jeter les bases d’un réel changement.

Mme HARMALA GUPTA, Membre de l’Association internationale pour les soins palliatifs et Présidente de CanSupport, a déploré qu’en Inde, beaucoup de malades de la COVID-19 soient refusés dans des hôpitaux désormais pleins.  Or « où vont les personnes désespérément malades et sans ressources lorsque les traitements échouent ou qu’il n’y a pas de traitement?  Elles rentrent chez elles pour mourir dans la souffrance et l’indignité, sans soutien ni soin ». 

CanSupport, qui aide les malades de la COVID-19 en Inde, est aujourd’hui le plus grand prestataire de soins palliatifs à domicile.  Il privilégie les soins à domicile parce que « les faits confirment que les gens sont plus heureux à la maison, au sein de leur communauté ».  L’OMS a déjà signalé que les services de soins palliatifs sont perturbés par la pandémie, a rappelé Mme Gupta, qui a appelé les États Membres à collaborer avec les organisations nationales de soins palliatifs pour obtenir des données et élaborer des stratégies.

Mme Gupta a rappelé aux États Membres la déclaration conjointe publiée le 14 août par l’OMS, l’Organe international de contrôle des stupéfiants et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à savoir « l’obligation éthique des gouvernements de veiller à ce que leurs populations aient un accès adéquat aux médicaments essentiels contrôlés pendant la pandémie ». 

M. BOUDRA MOHAMED, Président de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), a appelé à l’aide pour soutenir les écosystèmes locaux de prestation de services.  Pour que la reprise advienne, il a appelé à « redéfinir et renforcer les services publics ».  Il a aussi appelé à une « reprise verte répondant aux urgences climatiques » et estimé qu’il faut « repenser l’urbanisation » et « revoir notre relation avec la nature ».  L’orateur a plaidé pour un système multilatéral « renouvelé », « plus inclusif », où les gouvernements locaux seraient impliqués davantage.  Il a d’ailleurs réclamé un siège permanent d’observateur l’Assemblée générale pour le Collectif.

Mme MARIANNE HASLEGRAVE, Directrice du « Commonwealth Medical Trust », a applaudi les travailleurs de la santé du monde entier qui sont en première ligne contre la pandémie, et tous ceux qui ont participé au développement, sans précédent, de vaccins contre la COVID-19.  Dans les efforts de redressement postpandémie, les organisations de la société civile ont un rôle important à jouer pour veiller à ce que les personnes marginalisées et vulnérables ne soient pas laissées de côté et pour orienter vers de nouvelles approches systémiques, fondées sur les droits de l’homme et la justice, a estimé la Directrice.

Le coronavirus « ne respecte personne ».  Il « affecte et infecte » les gens de tous âges, à tous les niveaux de la société.  La pandémie a fait des ravages particuliers sur la vie des femmes, comme en témoigne la forte augmentation du nombre des cas de violence domestique dans les situations de confinement et celui des autres formes de violence, dont la cyberviolence.  Les gains durement acquis ces dernières décennies, en matière de mortalité maternelle et infantile ont été réduits, et l’accès aux services de santé, y compris aux soins de santé sexuelle et procréative, a été entravé, ce qui a entraîné une diminution du nombre des consultations prénatales et de l’accès à la contraception, ainsi qu’une augmentation des grossesses chez les adolescentes, des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses et des mariages d’enfants.

En prévision de la reprise, la Directrice a préconisé un changement de paradigme, reposant sur un financement adéquat et équitable, centré sur le bien-être de tous, y compris des personnes les plus pauvres comme les asthmatiques qui vivent avec un salaire journalier dans le secteur informel ou ceux qui se retrouvent involontairement sans abri.  En tant qu’organisation de la société civile, le « Commonwealth Medical Trust » est prêt à jouer son rôle, a assuré la Directrice.

Droits de réponse

L’Azerbaïdjan s’est emporté contre l’Arménie qui a essayé de détourner le débat et tromper la communauté internationale.  Ce pays qui a occupé les territoires de l’Azerbaïdjan et procédé à un nettoyage ethnique, dans ce qui s’apparente à des crimes de guerre.  Se rend-elle compte de l’absurdité de sa déclaration? s’est interrogé l’Azerbaïdjan.  Se rend-elle compte des écarts entre ces agissements et le droit international? a -t-il poursuivi, y voyant purement et simplement une hostilité motivée par une « azerbaïdjanophobie ».  L’Arménie devrait tirer les enseignements de sa politique et revenir à la raison dans l’intérêt de nos peuples, a conclu l’Azerbaïdjan.

À son tour, la Turquie a jugé « regrettable, malheureuse et trompeuse » la déclaration de l’Arménie.  Elle a réitéré sa position de principe « cohérente » qui est d’appuyer une solution sur la base du droit international et de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.  Nous appelons à l’Arménie, a dit la Turquie, au respect des résolutions du Conseil de sécurité, dont le retrait complet de ses forces.  La Turquie a parlé de la mort de 40 de ses soldats dans des assassinats fomentés par un « groupe terroriste arménien ».  Selon le droit international, a-t-elle souligné, le génocide est un crime défini très précisément dans la Convention de 1947.  Or, les événements de 1915 dont parle l’Arménie se sont déroulés avant la Convention.  Elle a en outre déploré que le régime syrien n’ait pas hésité à politiser une question aussi difficile que la lutte contre la pandémie.  Ce régime a perdu toute légitimité et « nous refusons de lui faire l’honneur d’une réponse ».

La session extraordinaire n’a été qu’un prétexte pour que l’Azerbaïdjan puisse montrer sa détermination à agresser le Nagorno-Karabakh, a commenté l’Arménie.  Revenant sur l’attaque « de grand ampleur », elle a souligné que le niveau de préparation de cette attaque montre qu’il s’agit bien d’une préméditation.  Toute référence à une contre-offensive est « trompeuse ».  L’Azerbaïdjan, a dit l’Arménie, a toujours privilégié la force et ses velléités génocidaires.  Il refuse d’appuyer l’appel à un cessez-le-feu mondial du Secrétaire général et pendant ces 44 jours d’agression, il s’est livré à des tirs d’artillerie et à des frappes aériennes, y compris dans la capitale, en faisant des victimes civiles et en causant un déplacement massif.

L’Arménie a une nouvelle fois relevé le cynisme de l’Azerbaïdjan qui prétend contribuer aux efforts internationaux contre la pandémie, en organisant cette session extraordinaire.  Pendant des décennies, cette « dictature » a justifié son absence d’état de droit, en brandissant l’Arménie comme ennemie.  L’Arménie a dénoncé les discours de haine et la discrimination raciale consacrée par la loi.  Alors que nous, s’est-elle vantée, nous faisons de la protection des minorités « notre priorité ».  Elle a condamné le recours à la force, le nettoyage ethnique et les atrocités de masse, perpétrées par l’Azerbaïdjan.  L’implication de la Turquie, a-t-elle poursuivi, ne semble un secret que pour elle et l’Azerbaïdjan.  Plusieurs mois avant l’agression, des compagnies privées de mercenaires avaient déjà entamé le recrutement de combattants, dont des Syriens.  Le rôle déstabilisateur de la Turquie va jusqu’à une implication directe dans les opérations de l’armée azérie et à la fourniture de matériels de guerre.

L’Arménie vient de montrer son talent pour fabriquer des allégations de toutes pièces et se livrer à la désinformation, a déclaré l’Azerbaïdjan qui a dit appuyer l’appel du Secrétaire général à un cessez-le-feu mondial comme en témoignent plusieurs lettres adressées à ce dernier.  La manière dont l’Arménie gère les opposants politiques, servie par une corruption endémique et une guerre contre la démocratie et les droits de l’homme, montre, a estimé l’Azerbaïdjan, qu’elle refuse de tirer les leçons du passé et qu’elle préfère les incitations à la haine.  L’Azerbaïdjan a conseillé à l’Arménie d’accepter la nouvelle réalité qui est une occasion unique de consolider la paix dans la région et de promouvoir la coopération multilatérale, tout en éradiquant les risques de guerre.

Reprenant la parole, la Turquie a imputé la flambée d’hostilités aux violations des textes internationaux par l’Arménie qui a empêché l’Azerbaïdjan d’exercer son droit à la légitime défense sur son propre territoire.  Les frappes aériennes de l’Arménie ont semé le chaos et il faut lui rappeler son obligation de respecter les différentes résolutions du Conseil de sécurité, a taclé la Turquie.

La propagande de l’Azerbaïdjan pour justifier la guerre ne laisse aucun doute sur sa responsabilité dans les hostilités, en temps de pandémie, a répété l’Arménie.  L’adhésion à l’appel du Secrétaire général, a-t-elle professé, exige un engagement pratique.  Or, le message de Bakou est clair, l’Azerbaïdjan a choisi le recours à la force, a souligné l’Arménie en reprenant ses arguments sur les incitations à la haine, les violations des droits de l’homme et l’agression.

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