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AG/12258
12 août 2020

L’Assemblée générale a adopté, depuis le 6 août, dix résolutions et décisions par la procédure d’approbation tacite

L’Assemblée générale, qui a décidé de reporter la date de clôture de sa soixante-quatorzième session au mardi 15 septembre 2020 (A/74/L.79), a adopté, depuis le 6 août dernier, 10 résolutions et décisions.  En raison de la distanciation sociale imposée par la pandémie de COVID-19, l’Assemblée approuve, depuis le 27 mars, tous ses textes par la procédure d’approbation tacite, en vertu de laquelle son Président est habilité à faire circuler auprès des États Membres un projet de texte.  Si dans les 72 heures, aucune objection n’est soulevée, la résolution ou la décision est considérée comme adoptée et l’Assemblée en prendra note à la première réunion plénière qu’elle organisera après la levée des mesures de précaution imposées par la pandémie.

Dans un texte sur l’examen quadriennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies (A/74/L.77), l’Assemblée salue l’action menée par le Secrétaire général pour formuler des recommandations visant à mettre à profit les ressources régionales du système des Nations Unies pour le développement.  Elle le prie de continuer de s’appuyer sur des consultations transparentes et inclusives pour veiller à ce que les formules de réorganisation et de réaménagement à long terme des ressources régionales des Nations Unies soient abordées conformément aux besoins et priorités précis de chaque région. 

Le repositionnement régional, souligne l’Assemblée, doit être mené avec l’appui des commissions économiques régionales, des institutions spécialisées, des fonds, des programmes et des antennes régionales du Bureau de la coordination des activités de développement.  L’Assemblée se félicite aussi des recommandations sur le renforcement de l’appui dans les bureaux multipays.  Elle demande au Secrétaire général de procéder à un suivi, à une surveillance et à un compte rendu réguliers, en vue d’envisager les modifications nécessaires et assurer la fourniture de ressources et de services de développement durables et efficaces, l’objectif étant d’aider les pays desservis par les bureaux multipays à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030. 

Sur recommandation de sa Cinquième Commission chargée des questions administratives et budgétaires, l’Assemblée a adopté une résolution sur les militaires et policiers en service actif détachés par leur gouvernement (A/C.5/74/L.52/Rev.1).  Elle y déplore qu’aucune solution permanente n’ait encore été apportée à la question du détachement, ce qui la contraint à proroger les mesures exceptionnelles, jusqu’au 31 juillet 2021, le temps que des solutions aux questions d’incompatibilité entre la législation interne des États et le Statut et le Règlement du personnel de l’Organisation des Nations Unies puissent être trouvées. 

Cette fois sur recommandation de sa Deuxième Commission chargée des questions économiques et financières (A/74/389/Add.1), l’Assemblée a adopté une décision sur la revitalisation des travaux de ladite Commission qui vise, précise-t-elle, à favoriser le développement international et à accélérer l’exécution du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Les travaux de la Commission doivent donc être mieux alignés avec le Programme 2030 et celui d’Addis-Abeba sur le financement du développement.  S’agissant du débat général et des débats consacrés aux différents points de l’ordre du jour de la Commission, l’Assemblée appelle à une plus grande interaction entre les délégations et les fonctionnaires du Secrétariat qui présentent des rapports.  Le débat général, prévient-elle, doit avoir un thème annuel qui tienne compte de ceux du Conseil économique et social (ECOSOC) et du forum politique de haut niveau pour le développement durable.

L’Assemblée invite le bureau de la Commission à faire des propositions pour simplifier les débats consacrés aux différents points de l’ordre du jour, en instituant l’examen conjoint d’un ou plusieurs points.  Elle encourage également le bureau à prévoir des tables rondes et manifestations parallèles afin d’apporter une valeur ajoutée, en favorisant des débats informels et approfondis et en réunissant des experts de différents horizons.  Le nombre de ces tables rondes et manifestations parallèles, assurant diversité des points de vue, répartition géographie satisfaisante et représentation équilibrée des hommes et des femmes, doit se limiter à trois, pour éviter une surcharge de travail. 

Dès sa soixante-quinzième session, l’Assemblée a décidé d’examiner conjointement les questions du renforcement de l’ECOSOC, du fonctionnement du forum politique de haut niveau pour le développement durable et de la mise en œuvre du Programme 2030 (A/74/L.83).  En 2021, les sessions de l’ECOSOC et du forum politique auront pour thème: « Une reprise durable et résiliente après la pandémie de COVID-19, qui favorise les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable: ouvrir une voie inclusive et efficace vers la réalisation du Programme 2030 dans le contexte de la décennie d’action et de réalisations en faveur du développement durable ».

L’examen « approfondi » tiendra compte des différentes incidences particulières de la pandémie de COVID-19 sur tous les objectifs du Programme 2030 et portera sur les progrès à envisager ainsi que sur les liens entre les différents objectifs afin de promouvoir des mesures intégrées qui peuvent produire des gains communs, de prendre en compte les effets de synergie possibles et les compromis éventuels et d’atteindre des objectifs multiples de façon cohérente, en ne laissant personne de côté. 

Par ailleurs, l’Assemblée a prolongé l’examen du dispositif de consolidation de la paix prévu à la soixante-quatorzième session jusqu’à la fin de la partie principale de la soixante-quinzième session, afin que toutes les parties concernées aient le temps de mener des consultations intergouvernementales énergiques et un examen d’ensemble du dispositif (A/74/L.82)Elle a également décidé que le quatorzième Congrès pour la prévention du crime et la justice pénale se tiendra à Kyoto, au Japon, du 7 au 12 mars 2021, avec des consultations préalables le 6 mars 2021 (A/74/L.80).

Constatant les conséquences sans précédent de la pandémie, notamment la perturbation grave des sociétés et des économies ainsi que des voyages et des échanges internationaux, et ses effets dévastateurs sur les moyens d’existence des populations, l’Assemblée a décidé de modifier les dates de la cinquième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés et de la tenir à Doha du 23 au 27 janvier 2022.  Le comité préparatoire intergouvernemental se tiendra désormais à New York en deux parties, du 24 au 28 mai et du 26 au 30 juillet 2021, chacune pour une durée maximale de cinq jours ouvrables (A/74/L.74).  Le débat informel et interactif avec les peuples autochtones a aussi été reporté à la soixante-quinzième session (A/74/L.81).

Reportée également la soixante-douzième session de la Commission du droit international, qui se tiendra désormais à l’Office des Nations Unies à Genève en 2021 (A/74/L.78).  L’Assemblée prie le Secrétariat d’étudier les options qui permettraient à la Commission de tenir efficacement des sessions à distance, au cas où elle ne serait toujours pas en mesure de les tenir en présentiel.  En raison des circonstances inédites résultant de la pandémie de COVID-19, le mandat des membres actuels de la Commission est, à titre exceptionnel, prolongé d’un an jusqu’au 31 décembre 2022.

 

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