Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation en Guinée-Bissau

SC/13870
3 Juillet 2019

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation en Guinée-Bissau

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, M. Gustavo Meza-Cuadra (Pérou):

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note du compromis auquel sont récemment parvenus les dirigeants politiques bissau-guinéens, qui a conduit à la nomination d’un nouveau Premier Ministre et à la décision de fixer la date de l’élection présidentielle au 24 novembre 2019.

Les membres du Conseil ont salué la façon dont la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait dirigé ses activités et se sont félicités que ses chefs d’État et de gouvernement aient décidé, à la cinquante-cinquième session ordinaire de leur Conférence, de proroger le mandat de la Mission de la CEDEAO en Guinée-Bissau pour une période de six mois à compter du 1er octobre 2019, décision qu’ils ont fait figurer dans le communiqué final de la session publié le 29 juin à Abuja (Nigéria).

Les membres du Conseil ont noté que la CEDEAO avait demandé qu’un gouvernement soit mis en place le 3 juillet au plus tard et noté également qu’elle avait de plus demandé, dans le communiqué susmentionné: que le Président nomme un gouvernement par décret le 3 juillet 2019 au plus tard, sur la base des propositions faites par le Premier Ministre; qu’un nouveau Ministre de la justice soit nommé par consensus avant le 3 juillet 2019; que le Gouvernement prépare l’élection présidentielle du 24 novembre 2019; que le Président reste en fonctions jusqu’à la tenue de la prochaine élection présidentielle et qu’il laisse l’entière gestion des affaires publiques au Gouvernement nouvellement constitué, conformément à la Constitution bissau-guinéenne.

Les membres du Conseil ont rappelé qu’il importait que l’élection présidentielle du 24 novembre 2019 soit crédible, libre, régulière et pacifique et souligné qu’il fallait que toutes les parties prenantes mènent un dialogue inclusif pour consolider la paix et la stabilité en Guinée-Bissau, conformément à l’Accord de Conakry et à la feuille de route de la CEDEAO.

Les membres du Conseil ont invité les dirigeants de tous les partis politiques à continuer de s’abstenir d’inciter leurs partisans à la violence.

Les membres du Conseil ont également réaffirmé leur soutien et leur engagement continus en faveur de la consolidation de la paix, de la stabilité et du développement en Guinée-Bissau, en collaboration avec les acteurs régionaux et les partenaires internationaux, notamment le groupe des cinq pour la Guinée-Bissau (Union africaine, Communauté des pays de langue portugaise, CEDEAO, Union européenne, Organisation des Nations Unies).

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