Résolution 1540 (2004) du Conseil de sécurité : formation à l’intention des points de contact de la région Asie-Pacifique

SC/14002-CD/3815
30 octobre 2019

Résolution 1540 (2004) du Conseil de sécurité : formation à l’intention des points de contact de la région Asie-Pacifique

Du 21 au 25 octobre 2019, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1540 (2004), en coopération avec le Gouvernement chinois, a organisé à Xiamen (Chine) un stage de formation à l’intention des points de contact nationaux pour l’application de la résolution 1540 (2004) dans la région Asie-Pacifique.  Le stage a bénéficié de l’appui du Bureau des affaires de désarmement de l’ONU et du soutien financier de l’Union européenne.

Ce stage de formation, le neuvième du genre, était le troisième à être organisé à l’intention d’États de la région Asie-Pacifique.  Le premier stage à l’intention des États de la région de l’Asie et du Pacifique s’est tenu à Qingdao (Chine) en septembre 2015.  Il s’agissait également du tout premier stage de formation à l’intention des points de contact.  Le deuxième stage à l’intention des États de la région s’est tenu à Xi’an (Chine) en août 2017.

Le stage a débuté le 21 octobre avec un discours liminaire prononcé par l’Ambassadeur Fu Cong, Directeur général du Département de la maîtrise des armements du Ministère des affaires étrangères de la Chine.  L’Ambassadeur a déclaré que, face aux menaces généralisées qui pèsent sur la sécurité, comme la prolifération des ADM, il est indispensable de s’engager sur la voie du multilatéralisme sous la direction de l’ONU en s’assurant la solidarité de tous les États Membres.  Pour faciliter l’application intégrale et efficace de la résolution 1540 (2004), il est important d’écouter les points de vue de tous les États Membres et de s’assurer les contributions nécessaires en termes d’assistance technique et de coopération internationale, s’agissant notamment du renforcement des capacités des points de contact.  Il conviendrait d’améliorer le système international de non-prolifération en renforçant les traités pertinents et en établissant un mécanisme mondial de contrôle des exportations qui soit ouvert et inclusif.  L’orateur a souligné que le contrôle des exportations ne devrait être ni un moyen de déguiser des barrières commerciales ni un outil de harcèlement unilatéral et que la communauté internationale devrait conjuguer ses efforts pour défendre le multilatéralisme.  Il a réitéré que la non-prolifération est une décision stratégique prise par la Chine, qui s’est engagée sur la voie du développement pacifique et de l’édification d’un avenir commun pour l’humanité.  La Chine ne s’écartera pas de l’objectif général de la non-prolifération, et ne réduira pas ses efforts en faveur de la non‑prolifération.

L’Ambassadeur Dian Triansyah Djani, Représentant permanent de l’Indonésie auprès de l’Organisation des Nations Unies et Président du Comité 1540, a diffusé un message vidéo lors de la séance d’ouverture.  Il y a souligné l’importance de l’application effective de la résolution 1540 (2004), en tant qu’élément vital et intégral de l’architecture internationale de non‑prolifération, en particulier dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale pour prévenir la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs dont des acteurs non étatiques sont à l’origine ou dont ils bénéficient.  Il a également souligné l’importance des points de contact pour faciliter le flux d’informations destinées au Comité.

Au nombre des participants étaient des points de contacts et des représentants des gouvernements des pays suivants: Afghanistan, Bangladesh, Cambodge, Chine, Fidji, Inde, Japon, Malaisie, Maldives, Mongolie, Myanmar, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Philippines, République démocratique populaire Lao, Samoa, Sri Lanka et Vanuatu.  Des exposés détaillés sur divers aspects de la résolution 1540 (2004) et des résolutions de suivi ont été présentés par les experts du Comité et par les représentants d’organisations internationales et régionales, dont l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).  Des représentants du Régime de contrôle de la technologie des missiles (RCTM) et du Groupe des fournisseurs nucléaires (GFN) ont également participé au stage de formation et présenté des exposés sur les mandats de leur régime de contrôle des exportations respectif et les synergies entre ces régimes et la résolution 1540 (2004).

La formation a contribué à renforcer la coopération et l’interaction entre les États et le Comité, ainsi que la capacité de coordination interne.

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