Déclaration à la presse faite par le conseil de sécurité sur le Liban

SC/13696
8 février 2019

Déclaration à la presse faite par le conseil de sécurité sur le Liban

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, Anatolio Ndong Mba (Guinée équatoriale):

Les membres du Conseil de sécurité ont favorablement accueilli l’annonce faite le 31 janvier 2019 au sujet de la formation d’un Gouvernement d’unité nationale au Liban et ont félicité le Premier Ministre Saad Hariri et son cabinet. Ils se sont réjouis de la nomination de quatre femmes dans le nouveau Gouvernement, y compris au poste de Ministre de l’intérieur, pour la première fois de l’histoire du Liban, et ont engagé les autorités libanaises à poursuivre l’action menée pour garantir la participation pleine et entière des femmes à la vie politique.

Les membres du Conseil ont engagé l’ensemble des dirigeants politiques à mettre à profit cet élan d’unité nationale et à faire en sorte que le Liban puisse résoudre efficacement les problèmes pressants qu’il connaît sur les plans économique, social, humanitaire et de la sécurité.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme soutien à la stabilité, l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance politique du Liban, conformément aux résolutions 1701 (2006), 1680 (2006), 1559 (2004) et 2433 (2018) ainsi qu’à d’autres résolutions du Conseil et déclarations de la présidence portant sur la situation au Liban.

Les membres du Conseil ont demandé à toutes les parties libanaises d’appliquer à titre prioritaire une politique concrète de dissociation de tout conflit externe, comme énoncé dans les déclarations antérieures, en particulier la Déclaration de Baabda de 2012.  Ils ont rappelé qu’il importait de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité sur la question ainsi que les engagements pris précédemment d’obtenir le désarmement de tous les groupes armés au Liban de sorte qu’aucune arme ne s’y trouve sans le consentement de l’État libanais et qu’aucune autorité ne s’y exerce autre que celle de l’État libanais.  Ils ont demandé à toutes les factions libanaises de reprendre rapidement les pourparlers en vue de parvenir à un consensus sur la stratégie de défense nationale.  Ils ont rappelé que l’Armée libanaise était la seule force armée légitime au Liban, consacrée par la Constitution libanaise et les Accords de Taëf.

Les membres du Conseil ont insisté sur le caractère urgent de la mise en œuvre, par le nouveau cabinet, des engagements pris lors des conférences du Groupe international d’appui au Liban, Rome II et CÈDRE.  Ils ont souligné qu’il importait que le nouveau Gouvernement applique des réformes structurelles et sectorielles qui permettent de renforcer les investissements dans les infrastructures et services essentiels au Liban, conformément au programme énoncé à la Conférence CÈDRE.  Le Conseil exhorte également le Gouvernement libanais à respecter les engagements pris, comme énoncé à la Conférence CÈDRE, de lutter contre la corruption et de renforcer la gouvernance et la responsabilisation, y compris la gestion des finances publiques.

Les membres du Conseil ont demandé à la communauté internationale, y compris aux organisations internationales, de veiller à apporter un soutien constant au Liban pour ce qui est de résoudre les problèmes économiques, humanitaires et de sécurité auquel le pays fait face.

 

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