Forum sur les forêts: les délégations appellent à miser sur l’éducation forestière, un pont vers la promotion d’un mode de vie durable

ENV/DEV/1945
7 mai 2019
Quatorzième session, 4e et 5e séances – matin & après-midi

Forum sur les forêts: les délégations appellent à miser sur l’éducation forestière, un pont vers la promotion d’un mode de vie durable

La quatorzième session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-14) en était aujourd’hui à sa deuxième journée, marquée par quatre tables rondes et des segments de débat général.  Des experts et des délégations ont mis en relief l’importance de l’éducation forestière « qui joue un rôle essentiel dans la promotion d’un mode de vie durable et dans la production et l’exploitation des forêts et d’autres ressources naturelles », comme cela est souligné dans la note du secrétariat du Forum portant sur la mise en œuvre du Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017-2030). 

Ce document demande d’« identifier, rassembler et diffuser les pratiques optimales en matière d’éducation forestière ».  Une idée reprise par certains orateurs, dont l’Union européenne qui a préconisé que le secrétariat du Forum prépare, en prélude à la quinzième session, un guide des meilleures pratiques pour l’éducation forestière.  L’Allemagne a appuyé cette idée, arguant que ce genre d’outil servirait aux pays pour apprendre les uns des autres. 

Un enseignant au Département des sciences forestières de l’Université d’Helsinki en Finlande, M. Mika Rekola, a fait le constat amer que l’apprentissage technique et professionnel ne reçoit qu’une portion congrue des 6 000 milliards de dollars injectés chaque année dans l’éducation à travers le monde.  Pour faire bouger les lignes, il a proposé que les enseignants soient constamment formés sur les questions relatives au secteur forestier, afin de pouvoir transmettre efficacement ce savoir.  De même, il a suggéré d’établir une initiative éducative sur les forêts dans le cadre du Partenariat de collaboration sur les forêts. 

Il a ajouté que l’apprentissage forestier doit se faire de préférence in situ, notamment en impliquant les jeunes, puisqu’« on retient mieux ce qu’on a expérimenté ».  Le représentant du Lesotho s’est d’ailleurs souvenu des conseils de son instituteur à l’école primaire qui lui rappelait toujours l’importance de planter des arbres.  M. Rekola a en outre plaidé pour l’utilisation d’Internet et des médias sociaux pour susciter l’intérêt des jeunes sur les questions forestières. 

« L’implication des jeunes ne se fera pas seulement à partir des vœux des uns et des autres », mais quand il leur sera permis effectivement de s’impliquer et d’apporter leur contribution, a réagi le grand groupe des enfants et des jeunes, qui a déploré le fait que cette catégorie ne soit pas toujours impliquée dans les activités de mise en œuvre du Plan stratégique 2017-2030.

Les questions d’inclusion et de réduction des inégalités étaient également au menu des échanges de ce jour.  En effet, c’est pour mieux intégrer les communautés locales et surtout les peuples autochtones que Mme Monica Gabay, de l’Université nationale de San Martín en Argentine, a demandé de faire le lien entre le régime foncier traditionnel et le droit moderne, tout en assurant la transparence dans le secteur forestier.

L’expérience du Canada a été présentée en la matière.  Ainsi, le Gouvernement a créé un département de l’égalité entre les genres, tandis qu’un fonds spécial a été dédié à la promotion des femmes dans le secteur forestier.  De plus, le « Programme gardien autochtone » encourage l’utilisation des pratiques traditionnelles dans la protection des forêts, tout en promouvant des économies durables.  L’Inde n’est pas en reste avec 120 comités conjoints de gestion des forêts impliquant des communautés autochtones. 

Puisque l’État ne peut tout faire seul, le rôle du secteur privé a été évoqué, notamment dans le contexte de la mise en œuvre du Plan stratégique 2017-2030 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Au Ghana, c’est le Gouvernement qui a invité le secteur privé à exploiter le potentiel touristique des forêts en promouvant par exemple des safaris, comme cela se fait déjà en Afrique australe.  « Même si le secteur privé est victime de sa réputation de recherche du gain immédiat », a-t-on entendu. 

Au Brésil, l’organisation Indústria Brasileira de Árvores (IBA), engagée dans la restauration des forêts, lutte ainsi contre les changements climatiques, puisque les 8 millions d’hectares qu’elle a plantés permettent de séquestrer environ 1,7 milliard de tonnes de gaz carbonique.  Rien qu’en 2018, 447 000 hectares de forêts ont été plantés et 25 000 emplois créés, tandis que 1,5 million de personnes ont bénéficié de programmes sociaux à l’initiative de l’IBA. 

Et que dire du Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC), une initiative privée de certification forestière qui promeut la gestion durable des forêts depuis 20 ans?  Le PEFC a permis à ce jour de certifier 313 millions d’hectares de forêts à travers le monde, soit une proportion de 60% des forêts certifiées au monde, impliquant 20 000 entreprises présentes dans 71 pays au monde. 

La journée a également été marquée par la présentation des contributions des membres du Partenariat de collaboration sur les forêts à la mise en œuvre du Plan stratégique 2017-2030.  On peut retenir, par exemple, que la Banque mondiale a alloué 2,3 milliards de dollars à 87 projets forestiers dans le monde en 2018, soit 28% de plus qu’en 2016, tandis que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) gère 400 millions de dollars pour le programme REDD+ dans 64 pays. 

Par ailleurs, le débat général a permis aux États Membres de rappeler une fois encore leur engagement et les mesures à succès en faveur de la gestion durable des forêts.

Le Forum des Nations Unies sur les forêts poursuivra ses travaux demain, mercredi 8 mai, à partir de 10 heures.

MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATÉGIQUE DES NATIONS UNIES SUR LES FORÊTS (2017-2030)

Suite du débat général

M. RODRÍGUEZ ZUÑIGA (Costa Rica) a expliqué que l’objectif du Gouvernement costaricien était de réussir à ce que 50% du territoire soit couvert de forêts d’ici à 2030, soit 8% de plus qu’actuellement.  Le pays a adopté des mesures de reforestation et a élargi les zones de couverture forestière.  Il s’est également doté d’une stratégie nationale de lutte contre les incendies de forêts.  D’autres programmes veillent à ce que les forêts ne se dégradent pas davantage, notamment en gérant de façon intégrale l’environnement.  Le représentant a précisé que les autochtones sont associés à tous ces projets et stratégies et que le Costa Rica fait de son mieux pour arriver à un développement vert et inclusif.

M. CHOWDHURY (Bangladesh) a expliqué que le reboisement et la restauration des forêts étaient essentiels dans la lutte contre les changements climatiques.  Le pays a replanté 63 000 hectares de terres et créé de nouvelles zones forestières, a-t-il signalé.  Le Bangladesh développe en outre des stratégies pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, notamment par la restauration de plus d’un million d’hectares de forêts dégradées.  Le représentant a également mentionné le plan quinquennal 2018-2023 établi par le Département des forêts, qui a pour objectif d’améliorer la gestion durable de celles-ci.

Mme KARR-COLQUE (États-Unis) a parlé du plan stratégique des États-Unis pour la gestion durable des forêts, qui vise à atteindre les objectifs fixés par le FNUF.  Elle a souligné à cette occasion l’importance de la pleine mise en œuvre de l’objectif 4 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, relatif à la bonne gouvernance mondiale, la transparence et la responsabilité.  La délégation américaine a ensuite soulevé certains « paradoxes du document du FNUF », notamment les liens qui y sont fait avec l’Accord de Paris sur les changements climatiques.  Idéalement, les États-Unis auraient voulu que le document reprenne des éléments fondés sur le Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts.  Les États-Unis, a dit la représentante, soutiennent les activités de sensibilisation du secrétariat du FNUF et espèrent que l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) puisse apporter sa pierre à l’édifice. 

M. WAN-MAHMOOD (Malaisie) a affirmé l’engagement du Gouvernement malaisien à faire en sorte que 50% du territoire national soit couvert par des forêts d’ici à 2020.  Cela suppose la réhabilitation de nombreuses portions de forêts, a-t-il dit.  Le représentant a ajouté que le Gouvernement mettrait également en place des zones protégées pour les forêts.

Mme GORALEWSKI (Paraguay) a rappelé que la reforestation est un puissant outil contribuant à la diminution de la pauvreté extrême.  Le Gouvernement a mis en place un projet financé par le Fonds vert pour le climat, afin d’améliorer la résilience de 17 000 foyers parmi les plus vulnérables aux changements climatiques.  Il s’agit notamment de populations autochtones et de foyers dirigés par des femmes.  Le Paraguay, a précisé la représentante, entend augmenter la résilience des communautés locales, notamment en élargissant la couverture forestière nationale. 

M. MONDONGE BOGADO (République démocratique de Congo) s’est exprimé au nom de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), qui compte également le Burundi, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, le Tchad, le Rwanda et Sao Tomé-et-Principe.  Le délégué a dit que la COMIFAC entendait faire partie du Bureau du FNUF pour les prochaines sessions, en tenant compte du principe de rotation régionale.  En ce qui concerne la mise en œuvre du Plan stratégique sur les forêts, les pays membres de la COMIFAC font part de leur difficulté à mobiliser les fonds.  Il leur est notamment difficile de lever 1,7 milliard de dollars nécessaires à la mise en œuvre du Plan de convergence sous-régionale qui définit les stratégies d’intervention des pays de la sous-région et autres parties prenantes en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale.

Mme PEÑA DOIG (Pérou) a indiqué que le Pérou s’était doté d’une stratégie nationale sur les changements climatiques et les forêts à l’horizon 2030.  Le pays entend réduire la vulnérabilité des forêts, en favorisant par exemple des pratiques ancestrales de gestion durable des forêts et l’adaptation aux effets négatifs des changements climatiques.  Elle a également souligné le rôle des femmes dans la protection des forêts, car elles transmettent les connaissances et pratiques durables aux générations futures.  Le pays a déjà perdu plus de 7 millions d’hectares de forêts et compte surtout sur l’éducation forestière pour une meilleure préservation des écosystèmes forestiers, a indiqué la délégation.

Mme KIM MYUNGKIL (République de Corée) a fait valoir le succès des méthodes de gestion des forêts appliquées par son pays, qui s’exportent d’ailleurs dans d’autres pays d’Asie, comme l’Indonésie.  La République de Corée a en effet investi pas moins de 108 milliards de dollars pour la protection des forêts, soit environ 2 000 dollars par habitant.  Un projet pilote sur la dégradation des terres a également été lancé afin de lutter contre ce fléau, grâce à des partenariats en la matière avec la Chine et la Thaïlande, des pays qui font également face à la désertification.  Dans le but d’arriver à une gestion durable des forêts à l’échelle mondiale, la représentante sud-coréenne a plaidé en faveur d’une collaboration entre les institutions internationales et nationales. 

Mme MELCHERT (Brésil) a indiqué que le Brésil avait conjugué, ces dernières années, une production agricole durable avec une politique de protection de l’environnement qui vise la gestion durable des forêts et des ressources naturelles.  Elle a précisé que 41% du territoire brésilien, soit la taille de l’Union européenne, avaient été déclarés « surface protégée » et que seuls 30% du territoire étaient consacrés à la production agricole.  « Le code forestier du Brésil est l’une des règlementations les plus strictes au monde », a-t-elle affirmé.  Pour preuve, le secteur privé en Amazonie a l’obligation de protéger 0,82 hectare pour tout hectare utilisé.  L’engagement du Brésil est pleinement en phase avec le droit au développement, a conclu la déléguée.

Débat technique et échange de données d’expérience sur les priorités thématiques et opérationnelles, les mesures prioritaires et les ressources nécessaires pour la période 2019-2020, compte tenu du cycle d’examen du Forum politique de haut niveau pour le développement durable pendant cette période et du thème de la Journée internationale des forêts

Table ronde interactive: « Forêts, sociétés pacifiques et inclusives, réduction des inégalités, éducation, et institutions inclusives à tous les niveaux »

Dans les pays du Sud, 22% des habitants dépendent des forêts pour vivre, a rappelé, pour démarrer la table ronde, Mme MONICA GABAY, chercheuse indépendante à l’Université nationale de San Martín en Argentine.  Selon cette experte, il n’est pas possible de faire avancer les initiatives en faveur des forêts sans l’état de droit et sans institutions solides.  De plus, la sylviculture traditionnelle est importante, a-t-elle ajouté, « car les petits propriétaires jouent un rôle majeur dans la préservation des forêts ».  C’est pourquoi en Afrique et en Asie, les législations ont été modifiées à cet effet, même si ces petites communautés manquent souvent de ressources financières pour la gestion de leurs forêts.  Mme Gabay a salué des initiatives lancées au Mexique, au Népal et au Cameroun où sont mises en œuvre de véritables politiques de gestion des forêts communautaires par les populations.  Pour l’experte, il est aussi important, sur le plan législatif, de faire le lien entre le régime foncier traditionnel et le droit moderne, tout en assurant la transparence dans le secteur forestier.

Mme MAUREEN WHELAN, Chef des affaires internationales au Service canadien des forêts, a parlé de l’expérience canadienne sur la réduction des inégalités dans la gestion des forêts.  Elle a montré une vidéo dans laquelle la Sous-Ministre adjointe des ressources naturelles du Canada, Mme Beth MacNeil, déplore le fait que les femmes ne représentent que 17% des personnels forestiers dans le monde, et qu’elles ne prennent pas souvent part aux processus de prise de décisions en ce qui concerne les forêts.  Le Gouvernement canadien a créé un département de l’égalité entre les genres, tandis qu’un fonds spécial a été dédié à la promotion des femmes dans le secteur forestier. 

En outre, a poursuivi Mme Whelan, 165 communautés au Canada dépendent du secteur forestier et plus de 80% des autochtones du pays vivent dans des zones forestières.  Il faut donc que les peuples autochtones soient impliqués dans la gestion forestière, a-t-elle recommandé.  C’est déjà le cas dans le pays comme ont témoigné, dans une autre vidéo, quelques représentants de peuples autochtones du Canada.  Le « Programme gardien autochtone » favorise en effet les pratiques traditionnelles dans la protection des forêts, tout en promouvant des économies durables.  Dans la vidéo, ces « gardiens » expriment leur fierté de « servir de gardien des terres où leurs ancêtres ont vécu pendant des siècles ». 

L’Inde a aussi parlé de son expérience avec les 120 comités conjoints de gestion des forêts impliquant des communautés autochtones.  De plus, la loi forestière de 2006 reconnaît les droits des populations dont les ascendants vivaient dans les forêts, ce qui a permis notamment, a souligné le délégué de l’Inde, de désamorcer des conflits de longue date.

M. MIKA REKOLA, enseignant au Département des sciences forestières de l’Université d’Helsinki en Finlande, a axé son propos sur l’importance de l’éducation forestière tout au long de la vie.  Si de plus en plus d’enfants sont scolarisés, les programmes scolaires ne tiennent pas toujours compte des préceptes clefs du développement durable, dont ceux de la foresterie, a-t-il relevé.  Il a aussi déploré que l’apprentissage technique et professionnel ne reçoive qu’une portion congrue des 6 000 milliards de dollars injectés chaque année dans l’éducation à travers le monde.

Pour faire bouger les lignes, M. Rekola a proposé que les enseignants soient constamment formés sur les questions relatives au secteur forestier, afin de pouvoir mieux transmettre le savoir.  De même, il a suggéré d’établir une initiative éducative sur les forêts dans le cadre du Partenariat de collaboration sur les forêts.  Il a ajouté que l’apprentissage forestier doit se faire de préférence in situ, notamment en impliquant les jeunes, puisqu’« on retient mieux ce qu’on a expérimenté ». 

Saisissant la même liane, la représentante des États-Unis a souhaité que les personnes handicapées aient les mêmes possibilités d’apprendre, en développant des infrastructures qui facilitent leurs déplacements jusque dans les forêts.  De son côté, le représentant du Lesotho s’est souvenu des conseils de son instituteur à l’école primaire qui lui rappelait toujours l’importance de planter des arbres.

M. Rekola a également présenté des cas pratiques d’éducation forestière.  En Indonésie par exemple, les écoles élémentaires ont un module obligatoire d’enseignement sur les forêts et les changements climatiques, avec des travaux pratiques sur le terrain.  La République de Corée a aussi suivi la même voie grâce à un enseignement dispensé en pleine forêt.  Venant à son pays, la Finlande, il a parlé d’une campagne menée par le biais de vidéos diffusées sur Internet, qui sensibilisent les jeunes à l’importance de la préservation des forêts.  Les vidéos ont accumulé plus de deux millions de vues, alors que le pays compte cinq millions d’habitants, s’est félicité l’enseignant.  Pour lui, Internet et les médias sociaux sont incontournables pour susciter l’intérêt des jeunes sur les questions forestières. 

Au vu de tous ces exemples, l’Union européenne a préconisé que le secrétariat du Forum prépare, en prélude à la quinzième session, un guide des meilleures pratiques en matière d’éducation forestière dans le monde.  Pour l’Allemagne, un tel document permettrait en effet « aux pays d’apprendre les uns des autres ». 

Au Canada, a témoigné Mme Whelan, les formations en architecture comportent 26 cours obligatoires sur les constructions utilisant du béton, 19 pour l’acier et à peine 6 faisant référence au bois comme matériau de construction.  Cette situation est problématique selon elle, notamment quand on sait que « construire avec du bois peut être utile pour réduire le réchauffement de la terre ». 

La Fédération de Russie a aussi présenté son expérience nationale avec les cinq instituts nationaux dont dispose le pays pour la formation dans les carrières forestières.  La délégation estime qu’il faut, pour attirer les jeunes et les impliquer davantage, vulgariser les carrières en foresterie.

Justement, a décrié le grand groupe des enfants et des jeunes, les jeunes ne sont pas toujours impliqués dans les activités de mise en œuvre du Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017-2030).  Selon son représentant, « l’implication des jeunes ne se fera pas seulement à partir des vœux des uns et des autres », mais quand il leur sera permis effectivement de s’impliquer et d’apporter leur contribution.  C’est également la vision qu’a adoptée l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO). 

Contributions, à l’échelle du système des Nations Unies, à la réalisation des objectifs et cibles mondiaux relatifs aux forêts

Contributions des membres du Partenariat de collaboration sur les forêts à la mise en œuvre du Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts 2030

Plantant le cadre du débat, le Directeur général adjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), M. HIROTO MITSUGI, qui est le Président du Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), a rappelé que depuis la première session politique de l’an dernier, des progrès avaient été faits notamment en termes de contributions aux grandes manifestations internationales, avec la célébration de la Journée internationale des forêts et les recommandations du Groupe d’experts du PCF sur les forêts en zone de guerre ainsi que son initiative de préservation des forêts.  Il a également précisé le programme de travail du PCF pour 2019, qui est disponible en ligne.  M. Mitsugi a dit vouloir interagir avec les bailleurs de fonds du PCF au cours du FNUF-14.  Il a également annoncé la création d’un groupe de travail pour se pencher sur la vision du PCF à l’horizon 2030.

Alors que sera célébré en 2020 le vingt-cinquième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, M. MHER MARGARYAN, Président de la Commission de la condition de la femme, a expliqué que ce sera l’occasion non seulement de faire le point sur les progrès faits en 25 ans, mais également de réfléchir aux défis qui restent à relever.  La Commission est consciente de la pertinence, de la valeur et des possibilités intrinsèques des forêts pour le bien des femmes et des jeunes filles, a-t-il assuré.  Il a mis l’accent sur le développement rural et agricole et sur la possibilité pour les femmes de devenir des propriétaires foncières pour renforcer leur rôle en tant qu’agents du changement.  Soulignant que les femmes autochtones sont assujetties à une discrimination marquée, il a exigé des actions supplémentaires pour que les entraves à leur développement soient levées.  Pour le Président de la Commission, le FNUF et le PCF doivent se mobiliser pour que les femmes puissent pleinement participer à la gestion durable des ressources forestières. 

M. GARO BATMANIAN, Directeur du Programme sur les forêts (PROFOR) de la Banque mondiale et spécialiste de l’environnement, a présenté les actions menées par le Groupe de la Banque mondiale qui s’alignent sur le Plan stratégique du FNUF, objectif par objectif, par le truchement du Programme d’action pour les forêts 2016-2020 et du Plan d’action pour les changements climatiques de la Banque.  Après 2020, il y aura de nouvelles cibles pour améliorer la gestion durable des forêts partout dans le monde, y compris en intégrant la perspective des femmes et des jeunes.  Axant sa démarche sur l’analyse des besoins pays par pays, la Banque mondiale soutient les objectifs qu’ils se sont fixés eux-mêmes pour la gestion durable des forêts dans le but de contribuer à l’élimination de la pauvreté, de mieux intégrer les forêts dans leur économie, et de promouvoir le rôle des forêts dans la protection de l’environnement, tant sur le plan local que mondial.  Le plan de la Banque s’articule autour d’une approche programmatique qui combine des éléments comme les crédits, les subventions, l’assistance technique, la collaboration avec les partenaires et les donateurs et l’engagement commun autour de thématiques clefs régionales et mondiales.

En termes de portefeuille, la Banque mondiale a alloué 2,3 milliards de dollars à 87 projets forestiers dans le monde en 2018, soit 28% de plus qu’en 2016, a précisé le panéliste avant de donner des exemples concrets de l’approche programmatique de la Banque, notamment au Mozambique.  Il a aussi rappelé l’importance de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, ce qui implique une protection des forêts existantes et la plantation de nouvelles forêts, comme le plaide le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), en présentant des statistiques et des images alarmantes sur la dégradation des forêts et des sols, la disparition de la biodiversité et des écosystèmes.

Sur une note plus positive, le panéliste est revenu sur les engagements pris à ce jour dans le cadre de l’Accord de Paris, citant notamment l’engagement de 35 pays à replanter 153 millions d’hectares de forêts, alors que 9 vont créer 41 millions d’hectares de zones protégées et que 150 sont déterminés à restaurer des millions d’hectares de zones déforestées ou de forêts dégradées dans le cadre du Défi de Bonn.

En ce qui concerne les forêts tropicales, Mme SHEAM SATKURU, Directrice des opérations à l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), a expliqué que l’Organisation cherche à promouvoir leur gestion durable et leur préservation ainsi que l’expansion et la diversification du commerce du bois tropical de manière légale et durable.  En vue d’intégrer les objectifs du Plan stratégique sur les forêts, l’Organisation plaide pour des incitations fiscales et autres pour stimuler des investissements massifs dans la restauration et la production durable des forêts tropicales.  L’OIBT cherche en outre à parvenir à des normes universelles et à la création de plateformes de chaînes d’approvisionnement et de distribution légales et durables, en vue notamment de réduire la complexité pour les consommateurs et les producteurs de bois tropicaux.  Elle pilote des systèmes de vérification et de traçage innovateurs y compris en ayant recours à des technologies génétiques et d’empreintes digitales.  Enfin, l’Organisation encourage les initiatives du secteur privé pour créer des chaînes d’approvisionnement vertes, car elle estime que les régimes de certification des marchandises et des entreprises sont insuffisants et ne gèrent pas le problème du secteur informel.

Avant de conclure, la panéliste a mis l’accent sur l’importance de l’éducation, de la sensibilisation et de la prise de conscience du public quant au rôle des forêts et de la production durable de bois et de produits dérivés en tant que pierre angulaire de la lutte contre les changements climatiques et de la transition vers une économie circulaire.  C’est pour cette raison que la plateforme mondiale de l’éducation sur les forêts a été mise en place avec le Partenariat sur les forêts.

Mme KIMBERLY TODD, spécialiste technique de la réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts (REDD+) au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a brossé un tableau du travail du PNUD pour faciliter la mise en œuvre des objectifs no 1 à 4 du Plan stratégique sur les forêts, notamment à travers des financements verticaux.  Ces financements couvrent 69 pays et 89 projets dont le but est de préserver la biodiversité et les écosystèmes.  Le PNUD soutient en outre 20 500 projets communautaires, dont 35% ont trait à la protection, la réhabilitation et la gestion durable des écosystèmes forestiers.  Ce portefeuille représente 200 000 dollars sous forme de subventions et 268 000 dollars sous forme de cofinancements.

Le PNUD gère en outre 400 millions de dollars pour le programme REDD+ et opère dans 64 pays, en collaboration avec la FAO et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), que ce soit en soutenant des initiatives communautaires REDD+, en accueillant le Secrétariat de l’Initiative pour les forêts de l’Afrique centrale, ou encore par le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone forestier dans sept pays ou des investissements bilatéraux pour REDD+ dans cinq pays.

Le PNUD accueille aussi le Secrétariat de la Déclaration de New York sur les forêts qui a été adoptée en 2014 lors du Sommet du Secrétaire général des Nations Unies sur le climat, alors que sa plateforme mondiale a été lancée en 2017 pour faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes et catalyser les partenariats.  Dans ce « chemin de solutions vertes », le PNUD met l’accent sur les femmes et les communautés autochtones, a encore précisé la panéliste.

Mme ADRIANA VIDAL, spécialiste des politiques forestières à l’Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles (UICN), a présenté le programme 2017-2020 de l’UICN, qui met l’accent sur l’urgence de trouver des solutions basées sur la nature pour que la biodiversité et le bien-être humain soient assurés sur le long terme.  Les actions de l’Union se concentrent sur plusieurs questions comme le ralentissement de la déforestation, une meilleure gouvernance durable des forêts et des terres, ou encore la restauration des paysages sur la base du potentiel immense de la restauration de milliards d’hectares.  L’UICN travaille avec de nombreux pays pour concevoir leurs stratégies de réalisation des objectifs de développement durable et des objectifs du Plan stratégique sur les forêts, notamment dans le cadre du Défi de Bonn qui compte 57 pays. 

L’Union a mis en place un baromètre pour mesurer les progrès réalisés dans ce contexte tant sur le terrain que sur le plan politique.  En outre, l’UICN met en œuvre, avec ses partenaires, plusieurs initiatives multirégionales, par exemple l’initiative de restauration menée dans une dizaine de pays grâce à une enveloppe budgétaire de 260 millions de dollars. 

Débat technique et échange de données d’expérience sur les priorités thématiques et opérationnelles, les mesures prioritaires et les ressources nécessaires pour la période 2019-2020, compte tenu du cycle d’examen du Forum politique de haut niveau pour le développement durable pendant cette période et du thème de la Journée internationale des forêts (suite)

Table ronde interactive: « Mobilisation du secteur privé en faveur de la mise en œuvre du Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017-2030) et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 » 

M. JOSÉ CARLOS DA FONSECA JUNIOR, Directeur des relations institutionnelles à Indústria Brasileira de Árvores (IBA), a présenté son institution comme une organisation gérant la filière arboricole au Brésil, notamment les 8 millions d’hectares de forêts plantés du pays.  L’IBA est donc engagé dans la restauration des forêts, permettant ainsi de lutter contre les changements climatiques, puisque les 8 millions d’hectares permettent de séquestrer environ 1,7 milliard de tonnes de gaz carbonique.  L’expert a précisé qu’en 2018, 447 000 hectares de forêts ont été plantés et 25 000 emplois créés, tandis que 1,5 million de personnes ont bénéficié de programmes sociaux à l’initiative de l’IBA. 

Une autre contribution du secteur privé dans la gestion durable des forêts a été présentée par Mme ANA BELÉN NORIEGA, Secrétaire générale du Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC), qui a vanté les mérites de cette certification forestière promouvant la gestion durable des forêts au niveau mondial depuis 20 ans.  Ce mécanisme mondial permet d’assurer la traçabilité de tous les produits issus d’une forêt ayant reçu le label « certifié PEFC ».  Cette certification se base sur un ensemble de critères comme l’égalité des genres et le travail décent, a expliqué Mme Noriega.  Le PEFC a permis à ce jour de certifier 313 millions d’hectares de forêts à travers le monde, soit une proportion de 60% des forêts certifiées au monde, impliquant 20 000 entreprises présentes dans 71 pays au monde. 

Des campagnes de sensibilisation du public, a poursuivi la Secrétaire générale du PEFC, ont déjà permis de mettre au ban des entreprises peu soucieuses de la certification, ce qui a un impact sur leurs revenus et donc un effet dissuasif.  Des figures connues de la mode et du cinéma sont constamment associées à des campagnes de sensibilisation du public en faveur des pratiques de gestion durable des forêts, a-t-elle ajouté. 

Réagissant à cette présentation, le représentant d’une ONG a déploré le fait que le Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts (2017-2030) ne promeuve pas la certification qui est pourtant un outil puissant de gestion durable des forêts. 

La représentante du grand groupe des femmes a, pour sa part, voulu savoir comment le secteur privé assurait la parité des genres dans les activités de gestion durable des forêts. 

Apportant le témoignage de ce qui se passe au Ghana, M. KWAME ASAMOAH ADAM, Président-Directeur général de « Ghana Timber Millers Organization », a déclaré que pendant 130 ans, les arbres avaient été coupés sans retenue dans ce pays.  Aujourd’hui, le secteur privé est donc invité à investir dans la reforestation afin de restaurer la productivité des forêts.  Il a déploré le fait que la plupart des produits ligneux exploités au Ghana (près de 70%) viennent des forêts primaires.  Mais il a placé de l’espoir dans l’industrie pharmaceutique qui semble donner une seconde vie aux forêts ghanéennes par les recherches à caractère thérapeutique ciblant les ressources forestières.  Le Gouvernement entend également exploiter le potentiel touristique des forêts en promouvant par exemple des safaris, comme cela se fait déjà en Afrique australe.  Et là aussi, le Gouvernement compte sur le secteur privé.  M. Asamoah Adam a tout de même déploré le fait que le secteur privé soit victime de sa réputation de recherche du gain immédiat.  Pour lui, ce sont plutôt « des partenaires de choix » et il faut valoriser leur apport. 

Le délégué de la Suisse a aussi salué le secteur privé, affirmant qu’il faudrait, pour l’inciter à investir dans la gestion durable des forêts, lui assurer une protection légale des fonds privés consacrés à la cause de la durabilité.

Table ronde interactive: « Communication et sensibilisation, et Journée internationale des forêts 2019 »

Mme MITA SEN, spécialiste de la gestion des programmes du secrétariat du FNUF, a présenté la stratégie de communication du Forum sur son Plan stratégique 2017-2030.  Cette stratégie reconnaît l’importance de la communication interactive, de l’échange d’informations et de la coopération intersectorielle et interinstitutions.  En vue de promouvoir cette stratégie de communication, le FNUF organise ou participe à un certain nombre de manifestations comme la COP 24, l’Initiative « Mode durable », et le Forum politique de haut niveau sur le développement durable.  Il publie également des documents, notamment des notes sur les contributions volontaires nationales ou sur le Plan stratégique ainsi que le manuel sur les objectifs mondiaux relatifs aux forêts.  Le FNUF essaye de faire passer les mêmes messages et d’utiliser les mêmes produits à travers différentes plateformes, y compris les réseaux sociaux.

La Journée internationale des forêts s’inscrit également dans ces efforts de sensibilisation du FNUF.  Elle a eu lieu le 19 mars 2019 et s’est accompagnée d’une campagne de communication sur les médias sociaux mettant en avant l’importance et le rôle des forêts à la fois pour la santé, l’environnement et la lutte contre les changements climatiques.  Le FNUF fait appel à des spécialistes des réseaux sociaux pour forger des contenus pertinents.  Ce sont les partenaires et l’ONU qui les diffusent.

Mme Sen a dit avoir misé sur une communication basée sur les faits et sur des contenus qui interpellent visuellement, selon une approche qui consiste à aller vers les publics et à faire passer des messages clairs et simples.  Elle a dit encourager la coordination de la communication pour garantir une cohérence.  Mme Sen a également évoqué certains défis à relever, notamment la difficulté de communiquer sur l’utilisation durable du bois ou sur le fait que les forêts sont une source d’énergie renouvelable.

« La Journée internationale des forêts est une occasion d’éduquer le public », a enchaîné M. PETER CSOKA, responsable hors classe de la foresterie à la FAO, qui a pris l’exemple du lien entre forêts et changements climatiques qui mérite d’être mis en évidence pour le public.  C’est pourquoi la FAO mise sur la jeunesse en diffusant des messages sur les réseaux sociaux, ainsi que des quizz en six langues.  Une vidéo a également été préparée et diffusée gratuitement sur différents relais (chaînes de télévision et supports numériques) de manière à toucher près d’un million de personnes.

En se basant sur une constatation, à savoir la distance croissante entre les gens et les forêts parce que les forêts sont associées à l’inconnu, la FAO a lancé une nouvelle vidéo sur les chaînes de télévision et en ligne, sous forme de conte de fées, pour expliquer que lorsque l’on comprend quelque chose, on n’en a plus peur.  Elle a également lancé des concours pour les jeunes et les enseignants pour attirer l’attention sur l’importance des forêts.  En outre, des cours ont été organisés par la FAO pour deux classes de primaire en Italie, une expérience qui a mis en évidence à quel point les jeunes ne connaissent rien aux forêts et à leur rôle et qui a conclu qu’il fallait enseigner au plus tôt la sylviculture.  Le panéliste a annoncé le thème de la communication de l’année prochaine qui sera « Forêts et biodiversité ».

M. STEFFEN DEHN, de l’Association internationale des étudiants en foresterie, point focal du FNUF auprès du grand groupe des enfants et des jeunes, est lui aussi revenu sur la communication autour de la Journée internationale des forêts 2019.  Il a notamment évoqué les « séances-café » qui ont eu lieu un peu partout dans le monde, ainsi que les activités visant à renforcer les capacités.  Cette approche interactive a permis de toucher un grand nombre de jeunes à travers le monde.  Mais pour garantir le succès de la communication, il a recommandé la continuité, au-delà de la Journée internationale elle-même.  En fonction des contextes et des régions, les messages doivent être adaptés pour toucher les publics visés, a-t-il ajouté.  M. Dehn s’est félicité du fait que la présidence du FNUF-14 utilise activement les réseaux sociaux et a encouragé la création d’un compte Twitter pour le secrétariat du FNUF.

S’agissant des problématiques et stéréotypes spécifiques au thème des forêts, le panéliste a parlé de l’échelle temporelle: les bénéfices de la gestion durable des forêts mettent du temps à se faire ressentir et bien souvent, on ne parle des forêts qu’en cas de catastrophes, a-t-il remarqué.  Il a aussi parlé du « stéréotype du bûcheron », observant qu’il vaut mieux se présenter comme « écologiste » et « scientifique ».

Le panéliste a lui aussi plaidé pour une plus grande coordination dans la communication, pour que les messages, manifestations et activités se complètent mutuellement.  Il faut également faire passer des messages de façon plus humaine, a-t-il préconisé, citant en exemple le livre La vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben.  La clef de la bonne communication est d’apprendre aux experts à communiquer de manière plus simple et plus efficace.

Dans le cadre du débat interactif qui a suivi ces interventions, l’Inde a appelé à se concentrer sur l’éducation des écoliers « qui seront touchés de plein fouet par les répercussions des changements climatiques ».  Les enfants peuvent diffuser les messages au sein de la famille, a-t-elle relevé avant de dire que le deuxième groupe à éduquer est celui des dirigeants.

En Chine, la Journée internationale des forêts est fériée et tous les Chinois sont appelés à planter des arbres ce jour-là, a témoigné la délégation.  Cette approche a un impact significatif sur la prise de conscience du public quant à l’importance des forêts, « surtout quand il voit ses dirigeants le faire aussi », et, en même temps, cela permet d’augmenter le couvert forestier.

La Suisse a remarqué que beaucoup de négociateurs dans le domaine des changements climatiques connaissent mal le Plan stratégique des Nations Unies sur les forêts et qu’il serait utile de les viser directement dans la communication du FNUF.  Il a également encouragé une mise à niveau du site Internet du FNUF pour faciliter les recherches et accéder plus facilement à ses sources et documents.

En Bolivie, c’est une alliance qui a été forgée avec la société civile, et notamment avec les jeunes qui ont créé l’organisation « Mission terre nourricière ».  Leur communication se fait essentiellement par le biais des téléphones portables.  Le Gouvernement leur a non seulement fourni des informations factuelles sur l’importance et les différents rôles des forêts, mais il organise aussi des voyages pour que les jeunes puissent découvrir les forêts et interagir avec des communautés autochtones.  Autre expérience intéressante de sensibilisation, celle des États-Unis qui ont coopéré avec le Gouvernement péruvien à l’occasion de la Journée internationale des forêts en invitant notamment un chanteur connu comme ambassadeur des forêts.  De son côté la Nouvelle-Zélande a proposé de créer un « pin’s » sur les objectifs sur les forêts. 

 

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