L’ECOSOC adopte quatre résolutions et les recommandations de ses organes subsidiaires mais renvoie « Palestinian Association for Human Rights – Witness » devant le Comité des ONG

ECOSOC/6996
6 juin 2019
Session de 2019, 20e & 21e séances plénières - Matin & après-midi

L’ECOSOC adopte quatre résolutions et les recommandations de ses organes subsidiaires mais renvoie « Palestinian Association for Human Rights – Witness » devant le Comité des ONG

Le Conseil économique et social (ECOSOC), qui a commencé aujourd’hui son segment coordination et organisation, a adopté une série de résolutions mais aussi les recommandations de certains de ses organes subsidiaires, en rejetant par vote une des décisions du Comité des ONG sur l’organisation « Palestinian Association for Human Rights – Witness ».

Déposée par Israël, la proposition de renvoyer l’ONG palestinienne devant le Comité des ONG a été adoptée par 28 voix pour, 15 voix contre et 5 abstentions, après un vote demandé par le Groupe des États arabes.

« Palestinian Association for Human Rights – Witness », qui avait déjà obtenu une recommandation pour un statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC, a été accusée par Israël d’entretenir des liens avec des groupes terroristes, dont le Hamas.  Chaque fois qu’une ONG cherche à décrire la situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, elle se heurte à l’opposition d’Israël, a taclé l’Iran.  La société civile a de véritables contributions à faire à l’ONU, mais il y a des exceptions et ce cas est une exception, ont tranché les États-Unis.

L’ECOSOC a, en revanche, adopté par consensus une résolution sur le Programme d’action en faveur des pays les moins avancés (PMA) pour la décennie 2011-2020 dans laquelle il accepte l’offre généreuse du Gouvernement du Qatar d’accueillir à Doha, en 2021, pendant cinq jours, la cinquième Conférence des Nations Unies sur les PMA au niveau des chefs d’État et de gouvernement.  Aucune incidence sur le budget de l’ONU n’est à craindre puisque le Qatar prend en charge la totalité des frais d’organisation.

Dans sa résolution, l’ECOSOC félicite les pays ayant rempli les conditions pour quitter la catégorie des PMA et constate avec satisfaction que plusieurs d’entre eux ont exprimé leur intention de remplir les conditions de leur reclassement d’ici à 2020.  L’ECOSOC salue d’ailleurs la création par le Bureau de la Haute-Représentante pour les PMA, de l’équipe spéciale interinstitutions pour le reclassement et une transition sans heurt.  Le système des Nations Unies pour le développement doit aider les pays en voie de reclassement à élaborer et appliquer des stratégies nationales de transition et envisager d’apporter un appui spécifique aux pays reclassés pour une période déterminée et de manière prévisible, souligne l’ECOSOC dans une autre résolution relative au rapport de la vingt et unième session du Comité des politiques de développement.  

L’ECOSOC a également adopté une résolution sur la prise en compte de la problématique femmes-hommes dans l’ensemble des politiques et programmes du système des Nations Unies, par laquelle il demande instamment audit système d’accélérer la prise en compte de cette problématique sur les plans mondial, régional et national, y compris à l’appui de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030.  L’ECOSOC souligne que le Réseau interinstitutions pour les femmes et l’égalité des sexes constitue en la matière un mécanisme essentiel et demande au système des Nations Unies d’augmenter les investissements pour régler les problèmes rencontrés dans des domaines essentiels du plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies (2.0).

Davantage d’investissements et d’attention, insiste l’ECOSOC, doivent être consacrés aux résultats à obtenir, y compris en améliorant les cadres budgétaires communs, les mécanismes de planification et de budgétisation tenant compte de la problématique femmes-hommes, les méthodes communes de communication de l’information sur les contributions, les mécanismes de financement conjoint et les initiatives conjointes de mobilisation des ressources.

QUESTIONS RELATIVES À L’ÉCONOMIE ET À L’ENVIRONNEMENT

L’ECOSOC a adopté le rapport de la cinquantième session de la Commission des statistiques (E/2019/24-E/CN.3/2019/34).

L’ECOSOC a adopté le rapport du Secrétaire général sur les travaux du Comité d’experts du transport des marchandises dangereuses et du Système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques (E/2019/63) et celui de la vingt et unième session du Comité des politiques de développement (E/2019/33).

L’ECOSOC a enfin adopté le rapport de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement du Programme des Nations Unies pour l’environnement (A/74/25) et celui de la huitième session du Comité d’experts sur la gestion de l’information géospatiale (E/2018/46)

RÔLE DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES DANS L’INTÉGRATION DES TROIS DIMENSIONS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LA MISE EN ŒUVRE ET DANS LE SUIVI DU PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’HORIZON 2030; APPLICATION ET SUIVI DES TEXTES ISSUS DES GRANDES CONFÉRENCES DE L’ONU; MISE EN ŒUVRE DES RÉSOLUTIONS 50/227, 52/12 B, 57/270 B, 60/265, 61/16, 67/290, 68/1 ET 72/305 DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

L’ECOSOC a adopté le rapport du Secrétaire général sur l’intégration des trois dimensions du développement durable dans l’ensemble du système des Nations Unies (A/74/72–E/2019/13).  Le rapport a été élaboré à partir de nouvelles données disponibles dans la base de données et de contributions fournies à cet effet par plusieurs organisations.  Le rapport fait également le point sur l’exécution du Plan d’action visant à intégrer des pratiques de développement durable dans la gestion des opérations et des installations du Secrétariat de l’ONU. 

L’ECOSOC a pris note de la note du Secrétaire général portant sur les principales décisions et recommandations en matière de politiques formulées par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (A/74/79-E/2019/58).  La faim continue de progresser dans le monde, alerte le rapport: le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation chronique est passé de 804 à 821 millions.  Bien que la malnutrition chronique des enfants (retard de croissance) recule encore, elle diminue à un rythme plus faible qu’auparavant et les taux demeurent élevés.  Dans le même temps, l’obésité des adultes et l’anémie chez les femmes en âge de procréer augmentent.

Le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre l’objectif no 2 de développement durable ni les autres cibles associées au Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui concernent la sécurité alimentaire et la nutrition.  Le seul moyen d’inverser la tendance est de prendre des mesures plus audacieuses et de s’attaquer aux causes sous-jacentes.  Outre les conflits, la variabilité du climat et l’exposition à des phénomènes climatiques extrêmes plus complexes, plus fréquents et plus intenses sont des facteurs importants qui nuisent à la sécurité alimentaire et à la nutrition en de nombreux endroits du globe.  Le Comité a appelé toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements et le système des Nations Unies, à renforcer et à accélérer de toute urgence l’action intégrée afin d’accroître la résilience des moyens d’existence et des systèmes alimentaires.   

L’ECOSOC avait en outre sur la table le rapport du Comité permanent du système des Nations Unies sur la nutrition (E/2019/57) qui a œuvré pour porter à son maximum la cohérence des politiques dans les organismes des Nations Unies et pour élaborer des directives mondiales sur les politiques et la programmation en matière de nutrition.  En collaborant à divers processus et plateformes, le Comité permanent a fait reconnaître davantage combien il est important de traiter de façon cohérente la nutrition et les défis qu’elle comporte dans l’ensemble du système des Nations Unies, ce qui est crucial pour la réalisation du Programme 2030.  Il a fourni des indications sur l’intégration de la nutrition dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement.  Enfin, l’ECOSOC a adopté le rapport de son Forum sur le suivi du financement du développement (E/FFDF/2019/3).

L’Union européenne a rappelé qu’en adoptant le Programme 2030 en 2015, les États Membres avaient opté pour une approche centrée sur la personne.  Or, depuis lors, elle a constaté un mouvement subtil qui met l’accent sur l’État plutôt que sur les individus.  L’UE, qui rejette toute réinterprétation de ce concept, veut que l’on résiste à la tentation de réécrire sans cesse les textes.  La Fédération de Russie a, quant à elle, noté les efforts réalisés dans le cadre de la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition 2016-2025, et en particulier la lutte contre les maladies non transmissibles liées à la nutrition.  Elle a souligné que c’est précisément le statut intergouvernemental du Comité de la sécurité alimentaire mondiale qui explique sa légitimité.  Nous maintiendrons notre nature, a dit le représentant du Comité, qui travaille en ce moment à son programme de travail 2020-2023 sur lequel les États membres se prononceront au mois d’octobre.  Nous sommes conscients de la nécessité de travailler dans les limites de notre mandat et de nos ressources financières, a assuré le représentant.

Au nom du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds international de développement agricole (FIDA) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a souligné combien le Comité de la sécurité alimentaire mondiale et le Comité permanent du système des Nations Unies sur la nutrition contribuent à la réalisation du Programme 2030.  Il s’est félicité des directives volontaires mais s’est alarmé de l’augmentation du nombre de personnes touchées par la faim, de l’obésité et de l’anémie chez les femmes en âge de procréer.  Il faut, a martelé le représentant, des systèmes qui encouragent des régimes alimentaires plus sains et qui s’inscrivent dans la viabilité environnementale.  Investir dans l’alimentation va bien au-delà du deuxième objectif de développement durable, a-t-il souligné, avant d’annoncer la publication au mois de juillet, du Rapport sur la sécurité alimentaire dans le monde.

INTÉGRATION D’UNE PERSPECTIVE SEXOSPÉCIFIQUE DANS TOUTES LES POLITIQUES ET TOUS LES PROGRAMMES DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a également adopté le rapport de la soixante-troisième session de la Commission de la condition de la femme (E/2019/27), de celui des soixante-dixième, soixante et onzième et soixante-douzième sessions du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (A/74/38) et de celui du Secrétaire général sur la prise en compte de la problématique femmes-hommes dans l’ensemble des politiques et programmes du système des Nations Unies (E/2019/54) qui s’appuie sur l’analyse des données fournies par les 66 entités des Nations Unies.

Le Secrétaire général rappelle que depuis qu’il a pris ses fonctions, il a fait de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes et des filles des priorités absolues.  Or la réalisation de l’égalité des genres exige un financement adéquat mais seules 2,03 %1 des dépenses du système des Nations Unies pour le développement leurs sont consacrées et seulement 2,6% du personnel.  

Le Secrétaire général rappelle qu’il a créé en 2018, une équipe spéciale de haut niveau chargée du financement de la promotion de l’égalité des genres ayant pour mandat d’examiner et de suivre les budgets et les dépenses de l’ensemble du système des Nations Unies dans ce domaine.  Mis à part le plan d’action à l’échelle du système, qui a considérablement accéléré les progrès, les avancées vers l’égalité de représentation des femmes et l’allocation égale des ressources restent beaucoup trop lentes.  Presqu’aucune équipe de pays des Nations Unies ne satisfait à un objectif financier qu’elle aurait fixé.  Les résultats médiocres à l’échelle des entités en ce qui concerne la cohérence restent préoccupants. 

Après l’adoption de la résolution intitulée « prise en compte de la problématique femmes-hommes dans l’ensemble des politiques et programmes du système des Nations Unies » (E/2019/L.10), les États-Unis ont une nouvelle fois souligné le caractère « non contraignant » du Programme de développement à l’horizon 2030, en particulier les engagements financiers qui y figurent.  Il revient à chaque État, ont-ils insisté, de mettre en œuvre le Programme conformément à ses politiques et priorités nationales.  Ils ont tout de même salué le fait que la résolution parle du harcèlement sur les lieux de travail, une priorité de l’Agence des États-Unis pour le développement international. 

Quant aux recommandations de la Commission de la condition de la femme, les États-Unis ont répété qu’ils se sont dissociés des décisions de fond, s’opposant à la légalisation de l’avortement, y compris les avortements thérapeutiques, une approche à laquelle les États-Unis s’opposent.  Le Mexique a fait le contraire.  Après plus de deux semaines de négociations inclusives et transparentes, a-t-il rappelé, tous les paragraphes du document de clôture ont été adoptés et aucune délégation ne s’y était alors opposée, conformément aux règles en vigueur.  Il est important de respecter ces règles, a martelé le Mexique, invoquant le souci d’assurer la bonne conduite des travaux.

EXAMEN ET COORDINATION DE L’APPLICATION DU PROGRAMME D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) POUR LA DÉCENNIE 2011-2020  

L’ECOSOC a aussi adopté le rapport du Secrétaire général sur l’application du Programme d’action en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 (A/74/69-E/2019/12).  Il y dessine un tableau d’ensemble à un an et demi de l’expiration du délai et note des progrès inégaux et quelques exemples de réussites et de bonnes pratiques, mais aussi des obstacles et des limites.  Les PMA, leurs partenaires au développement et les entités des Nations Unies, estime le Secrétaire général, doivent redoubler d’efforts pour accélérer les progrès, en créant des synergies entre le Programme d’action d’Istanbul, le Programme 2030, le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, l’Accord de Paris sur le climat et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030).

Les PMA satisfaisant aux critères de reclassement pour la première ou la deuxième fois étant de plus en plus nombreux, il est crucial, souligne le Secrétaire général, que les partenaires au développement leur fournissent un appui renforcé afin de garantir une transition sans heurt et d’éviter de compromettre leurs plans, programmes et projets de développement.  Il faut également s’employer à résoudre le problème de la perte d’accès aux financements à taux réduit.  

Quant au système des Nations Unies, il devrait s’efforcer d’améliorer la cohérence sur les plans niveaux national, régional et mondial afin d’appuyer le processus de reclassement, notamment en faisant appel au réseau des coordonnateurs résidents et à l’Équipe spéciale interinstitutions.

Au nom du Groupe des 77 et la Chine, la Palestine a constaté qu’à 18 mois de la fin du Programme d’Istanbul, les PMA continuent d’afficher des lacunes.  Un grand nombre d’entre eux sont sur le point d’être reclassés.  La résolution (E/2019/L.17), a-t-elle fait observer, souligne l’importance des partenariats et de la collaboration et dénonce, ce faisant, la baisse de l’aide publique au développement (APD).

QUESTIONS SOCIALES ET QUESTIONS RELATIVES AUX DROITS DE L’HOMME

L’ECOSOC a adopté le rapport de la cinquante-septième session de la Commission du développement social (E/2019/26) et de celui du Secrétaire général sur la « réalisation des objectifs de l’Année internationale de la famille et mécanismes mis en œuvre pour y donner suite » (A/74/61-E/2019/4).

Le Mexique a fait observer que le fait que le rapport du Secrétaire général soit également soumis à l’Assemblée générale constitue un doublon.  Il a appelé à plus d’efficacité.

Le rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme n’ayant pas encore été publié dans toutes les langues, M. CRAIG MOKHIBER, Directeur du Bureau de New York, a précisé qu’il met l’accent sur la couverture sanitaire universelle cette année.

L’ECOSOC ayant également adopté le rapport de la soixante-treizième et de la soixante-quatorzième sessions du Comité des droits économiques, sociaux et culturels (E/2019/22), la Fédération de Russie a salué le fait que le Comité ait pu examiner la plupart des rapports nationaux grâce au temps supplémentaire qui lui a été accordé.  Elle a tout de même estimé que le Comité n’exploite pas de manière optimale les réunions qu’il organise puisque 10 d’entre-elles n’étaient pas consacrés aux rapports nationaux.  La tendance croissante des membres de ce Comité à « interpréter très librement leur mandat » est préoccupante, a estimé la Fédération de Russie.  Le Comité n’a pas de fonction normative, a-t-elle rappelé, et l’avis de tous les experts doit être mis sur un pied d’égalité.  Elle a également émis des réserves quant à la tentative de mettre en commun les travaux de deux comités.

HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES POUR LES RÉFUGIÉS

M. RICHARD TOWLE, Directeur adjoint du Bureau de New York du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a présenté oralement un rapport qui souligne que l’adoption en 2018 du Pacte mondial pour les réfugiés a été un jalon important qui offre une feuille de route pour adapter les interventions aux besoins.  Le Directeur adjoint a annoncé que le premier Forum mondial pour les réfugiés se tiendra à Genève en décembre 2019.

ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

L’ECOSOC a adopté le rapport de la session 2019 du Comité des ONG (E/2019/32 (Part I).  Dans ce contexte et à la demande du Groupe des États arabes, il a procédé à un vote sur la résolution (E/2019/L.15) aux termes de laquelle il décide par 28 voix pour, 15 voix contre et les abstentions du Bénin, du Cameroun, du Danemark, de l’Éthiopie et du Tchad, de retourner au Comité des ONG la demande de « Palestinian Association for Human Rights – Witness », porteuse d’une recommandation pour un statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC. 

Auteur de la résolution, Israël a indiqué que l’ONG a des liens « troublants » avec des associations terroristes comme le Hamas.  Il a donc estimé que le Comité des ONG doit de nouveau se pencher sur ce dossier et obtenir plus de renseignements.  Les États-Unis ont soutenu cette proposition: « l’avis du Comité des ONG reste valable, mais il y a des exceptions et ce cas est une exception ».  Une organisation qui appuie le terrorisme ne saurait être accréditée auprès des Nations Unies, ont-ils souligné.  Il faut d’abord que l’ONG réponde aux questions « légitimes » sur ses véritables activités.  On peut en effet se poser des questions sur la compatibilité de l’ONG avec les principes de la Charte des Nations Unies, a renchéri le Royaume-Uni.

Cette organisation, a rétorqué l’Arabie saoudite a été recommandée pour un statut consultatif, après avoir rempli toutes les conditions nécessaires.  Nous avons voté pour la résolution, s’est expliquée l’Inde, pour donner la possibilité à l’ONG d’expliquer sa position.  Nous, a précisé la Fédération de Russie, nous avons voté contre parce que par principe les décisions Comité des ONG, organe subsidiaire de l’ECOSOC, ne sauraient être remises en cause, au risque porte atteinte à la confiance des États Membres dans le Comité.  Chaque fois qu’une ONG cherche à faire la lumière sur la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés palestiniens, elle se voit bloquée par Israël, a taclé l’Iran, qui s’est dit peu surpris par cette résolution.  Le Danemark a dit s’être abstenu compte tenu de l’impossibilité de prendre une décision plus tranchée dans le contexte d’un gouvernement démissionnaire.

L’ECOSOC reprendra donc l’examen final du rapport du Comité des ONG au mois de juillet.

 

 

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