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2 décembre 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 2 décembre 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général/Changements climatiques

Le Secrétaire général est à Madrid à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25).  Il a remercié les Gouvernements du Chili et de l’Espagne pour avoir rendu possible la tenue de cette Conférence. 

« Une telle solidarité et une telle flexibilité sont ce dont nous avons besoin pour triompher de la crise climatique », a-t-il déclaré.  Le Secrétaire général a exhorté les dirigeants du monde à écouter les millions de personnes sur la planète, en particulier les jeunes, qui les somment de faire beaucoup plus pour s’attaquer à la crise climatique.  Il a souligné que ce n’est pas seulement le travail d’une personne, d’une industrie ou d’un gouvernement.  Nous sommes tous dans le même bateau, a-t-il dit.

Le Secrétaire général a ajouté que l’économie verte n’est pas une économie à craindre, mais une occasion à saisir, et a souligné que la transition de l’économie grise à l’économie verte doit être juste et tenir compte des personnes dont l’emploi et les moyens de subsistance sont touchés.  « Ouvrez vos oreilles à la multitude qui exige le changement.  Ouvrez les yeux sur la menace imminente qui pèse sur nous tous.  Ouvrez vos esprits à l’unanimité de la science », a-t-il lancé. 

Le Secrétaire général a également appelé les Parties à la Conférence à réaliser des progrès sur des points clefs, à savoir le succès de l’article 6 et l’ambition dans la préparation des nouveaux plans d’action nationaux révisés sur le climat, attendus l’année prochaine.

Le Secrétaire général a tenu une conférence de presse avec le Président du Gouvernement espagnol, M. Pedro Sánchez, au cours de laquelle il a remercié à nouveau l’Espagne pour son organisation impeccable de la Conférence des Parties et sa coopération avec le Gouvernement chilien.

Il a aussi prononcé un discours au Forum de la vulnérabilité climatique dans lequel il a réitéré l’engagement qu’il a pris en faveur des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés, de continuer à se battre pour une ambition accrue dans l’action climatique.

En outre, à la table ronde des chefs d’État et de gouvernement, il a appelé les dirigeants du monde à précisément diriger et à ne pas se laisser dépasser par les entreprises, les jeunes et les autorités locales qui prennent déjà des mesures audacieuses et agissent pour lutter contre les changements climatiques.

Hier, le Secrétaire général a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a souligné que notre guerre contre la nature doit cesser.  Il a en particulier appelé les grands émetteurs à hisser leur ambition, ajoutant que, sans leur participation, nous ne pourrons pas atteindre nos objectifs. 

Le Secrétaire général a également eu un certain nombre de réunions bilatérales avec les dirigeants qui assistent à la Conférence.  Demain, il devrait s’entretenir avec le Roi Felipe VI d’Espagne.

Nominations

Le Secrétaire général a fait hier de M. Mark Carney, du Canada, son nouvel Envoyé spécial sur le financement de l’action climatique.

En tant qu’Envoyé spécial, M. Carney est censé insuffler de l’ambition dans la mise en œuvre de l’action climatique, en s’attachant à faire évoluer les marchés financiers publics et privés et à mobiliser suffisamment de fonds privés pour atteindre l’objectif de 1,5 degré Celsius de l’Accord de Paris. 

M. Carney, qui est actuellement Gouverneur de la Banque d’Angleterre, a exercé de nombreuses responsabilités dans la finance, à la fois dans le secteur privé et dans la fonction publique. 

Le Secrétaire général a par ailleurs nommé aujourd’hui M. Bruno Lemarquis, de la France, au poste de Représentant spécial adjoint du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).  Il sera également Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en Haïti.

M. Lemarquis a auparavant occupé les fonctions d’Administrateur adjoint et de Directeur adjoint du Bureau de gestion des crises du Réseau de développement mondial au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), après avoir été Directeur adjoint de l’unité de réponse aux crises du PNUD de 2014 à 2018. 

Déplacements de la Vice-Secrétaire générale

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, est aujourd’hui à Dakar, au Sénégal, où elle prend part à la Conférence internationale « Développement durable, dette viable ».

Elle doit également rencontrer de hauts responsables du Gouvernement, l’équipe de pays des Nations Unies et les représentants d’autres entités onusiennes.  Elle regagnera New York demain. 

Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage

Aujourd’hui est célébrée la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage.

Cette célébration vise à rappeler que l’esclavage n’est pas une relique du passé.  Selon l’Organisation international du Travail (OIT), plus de 40 millions de personnes dans le monde sont victimes de l’esclavage moderne. 

Bien que ce type d’esclavage ne soit pas défini par la loi, il est utilisé comme un terme générique couvrant des pratiques telles que le travail forcé, la servitude pour dettes, le mariage forcé et la traite des êtres humains.

L’esclavage moderne désigne, pour l’essentiel, des situations d’exploitation qu’une personne ne peut refuser ou quitter à cause des menaces, de la violence, de la coercition, de la tromperie ou d’un abus de pouvoir.

De surcroît, selon l’OIT, plus de 150 millions d’enfants sont soumis au travail, ce qui représente près d’un enfant sur 10 dans le monde.

République démocratique du Congo (RDC)

Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, vient de terminer une visite en République démocratique du Congo (RDC) après les violences de la semaine dernière.

Il s’est rendu à Beni, samedi, où il a visité le bureau du maintien de la paix de l’ONU, partiellement incendié la semaine dernière.  Il s’est entretenu avec les autorités locales et les haut gradés de l’armée congolaise qui mène actuellement des opérations contre les Forces démocratiques alliées (ADF).

M. Lacroix a expliqué que sa visite est une expression de solidarité avec la population de Beni et le personnel de l’ONU déployé dans la région.  Il a ajouté qu’il comprend la colère de la population après le meurtre de plus de 100 personnes par les ADF en un mois seulement, mais il a souligné la nécessité de ne pas se tromper d’ennemi.  L’ONU et ses partenaires, y compris les forces armées congolaises, doivent faire plus pour protéger les civils, a-t-il déclaré, ajoutant que les attaques contre l’ONU étaient planifiées et alimentées par la manipulation.

M. Lacroix s’est également rendu à Biakato, le lieu d’une autre attaque qui a fait trois morts parmi les agents de la riposte au virus Ebola et un blessé parmi les Casques bleus.  Là, le chef des opérations de paix a souligné la nécessité de veiller à ce que la riposte au virus Ebola reste pleinement opérationnelle.

À Goma, il a rencontré le Gouverneur du Nord-Kivu et, aujourd’hui à Kinshasa, il s’est entretenu avec le Premier Ministre et d’autres parties prenantes.

Dans le même temps, dans l’est de la RDC, de nouvelles manifestations ont eu lieu aujourd’hui à Beni, la police congolaise ayant signalé des morts.  Comme la situation demeure instable, la brigade d’intervention de la mission de l’ONU et les forces armées congolaises ont patrouillé dans une zone reprise aux ADF juste en dehors de Beni.

RDC-Organisation mondiale de la Santé (OMS)

Le docteur Tedros Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), était également dans l’est de la RDC ce week-end où il a rendu visite à des agents de santé touchés par les récentes attaques contre le personnel de la lutte contre Ebola. 

À Goma, le Directeur général a réitéré le soutien indéfectible de l’OMS aux efforts des communautés touchées et du Gouvernement de la RDC pour maîtriser l’épidémie d’Ebola.  Il a également félicité le travail des agents de santé et a appelé à une sécurité améliorée dans la région afin de protéger les agents de santé qui tentent de contenir Ebola.

Kenya

Le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, a annoncé une contribution de 3 millions de dollars du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) pour aider les personnes touchées par les graves inondations, glissements de terrain et coulées de boue au Kenya.

Ces fonds permettront à l’ONU et à d’autres organisations humanitaires de fournir de la nourriture, des moyens de subsistance, des abris et des services de santé aux personnes les plus vulnérables des régions les plus touchées.  Les fonds seront également utilisés pour améliorer l’accès à l’eau potable et pour des campagnes de promotion de l’hygiène afin de prévenir les maladies hydriques et à transmission vectorielle.

Les tempêtes ont détruit et endommagé des maisons, des établissements de santé et des écoles, provoquant le déplacement de milliers de personnes et perturbant les services de base dans au moins 32 des 47 comtés du Kenya.

Costa Rica

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, entamera demain une visite de trois jours au Costa Rica.

Elle a prévu des rencontres avec le Président, plusieurs ministres, le Président de la Cour suprême, les législateurs et l’Ombudsman.  Elle rencontrera également des organisations de la société civile, notamment des associations autochtones, des syndicats et des mouvements de la jeunesse.

Ukraine

Selon un rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui, près de 500 000 filles et garçons sont exposés à des graves risques de santé physique et psychologique dans l’est de l’Ukraine.

Malgré les récents développements visant à protéger les droits des enfants touchés par un conflit qui dure depuis plus de cinq ans dans l’est de l’Ukraine, les enfants continuent d’aller dans des écoles trouées par les balles et des abris antibombes.  Les enfants vivent dans des quartiers bombardés par intermittence et parsemés de mines antipersonnel.

L’UNICEF a souligné qu’une solution politique est attendue depuis trop longtemps et a appelé toutes les parties au conflit à arrêter les combats.

Contributions financières

Deux autres États Membres se sont entièrement acquittés de leurs contributions au budget ordinaire de l’ONU pour 2019.  Grâce à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Saint-Kitts-et-Nevis, 138 États Membres ne doivent plus rien cette année.

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