Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 18 novembre 2019

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18 novembre 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 18 novembre 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Réforme du système des Nations Unies pour le développement

Aujourd’hui, le Secrétaire général a parlé à environ 120 coordonnateurs résidents qui tiennent leur réunion annuelle cette semaine, au Siège de l’ONU, à New York.  Le Secrétaire général les a remerciés pour leur travail et leur engagement en faveur de la réforme du système des Nations Unies pour le développement et a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire.

Le Secrétaire général a prévenu que nous ne pouvons tracer la route de la paix et de la prospérité sans mettre au cœur de tous les efforts les stratégies de développement.  Il a appelé les coordonnateurs résidents à tirer profit de leur nouveau pouvoir, pour mener par l’exemple, nouer des partenariats avec les gouvernements et exploiter au maximum le Programme 2030, en actionnant toutes ses composantes, dont l’Accord de Paris.

Le Secrétaire général a ajouté que la réforme, c’est d’abord des résultats et a souligné le rôle crucial des coordonnateurs résidents pour concrétiser ce postulat.

La Vice-Secrétaire générale a aussi prononcé un discours. 

L’objectif de cette réunion annuelle est de commencer à préparer les chefs des entités des Nations Unies sur le terrain à la Décennie d’action pour la réalisation des objectifs de développement durable et évaluer les progrès et les problèmes liés à la réforme du système des Nations Unies pour le développement.

Zone exempte d’armes nucléaires

À la Conférence sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient, le Secrétaire général a rappelé aux participants que le monde bénéficie déjà de cinq zones similaires, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Afrique, en Asie centrale, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique Sud.

Ces zones exemptes d’armes nucléaires, a-t-il ajouté, mettent définitivement fin à la possibilité d’une guerre nucléaire dans une région donnée. 

Le Secrétaire général a dit qu’une telle zone au Moyen-Orient doit être le produit de circonstances spécifiques et renforcer la sécurité de tous les États.

Il a estimé que les participants devraient tous s’inspirer de la toute première proposition à succès sur une zone dénucléarisée, qui avait été présentée quelques semaines à peine après la crise des missiles cubains.

Malgré les tensions et la politique de la guerre froide, les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont réussi à parvenir à un arrangement souple et durable qui a servi de modèle aux autres zones.

Conseil de sécurité

Ce matin, le Conseil de sécurité a tenu une séance publique sur la situation en Libye.

Intervenant par visioconférence, le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Ghassan Salamé, a dit que plus de sept ans après le début du conflit et compte tenu de la dangereuse escalade dans et autour de Tripoli, nous sommes plus que jamais dans une course contre la montre pour parvenir à une solution pacifique qui épargnerait de nombreuses vies.

M. Salamé s’est dit furieux et triste que, dans ce qui pourrait être un crime de guerre, une usine de biscuits ait été touchée aujourd’hui, à Tripoli, par une frappe aérienne, qui a fait au moins de 10 morts et des dizaines de blessés. 

Il a souligné sa détermination à voir la fin de ce conflit débilitant, maintenant que sont lancés les préparatifs des prochaines étapes de l’initiative annoncée en juillet dernier.  (Voir communiqué de presse CS/14023)

Haïti

La plupart des commerces et des écoles sont fermés depuis la moitié du mois de septembre, compte tenu des manifestations et des troubles en cours.  Une telle situation a forcément un impact négatif sur la vie économique et sociale à Port-au-Prince et dans les autres centres urbains.

La sécurité alimentaire s’aggrave et, selon le rapport du Cadre intégré de classification de cette sécurité (IPC), 3,7 millions de personnes ont atteint des niveaux de crise ou d’urgence alimentaire.  Un million d’entre elles, sur une population de 11 millions, a atteint un niveau d’urgence.

Les évaluations indiquent que l’insécurité alimentaire pourrait affecter plus de quatre millions de personnes d’ici à mars 2020.

Pour faciliter l’accès aux personnes dans le besoin, le Programme alimentaire mondial (PAM) travaille à l’installation d’un Service aérien d’aide humanitaire, grâce à une somme d’un million de dollars versée par le Fonds central pour les interventions d’urgence.

Les besoins humanitaires sont en augmentation en Haïti et un nouvel appui est encouragé.  Le manque de fonds affecte la faculté des organisations humanitaires à fournir l’aide aux plus vulnérables.

Le Plan de réponse humanitaire 2019 pour Haïti, qui vise à collecter la somme de 126 millions de dollars, n’est financé qu’à hauteur de 29%.

Enfants

Selon un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), la situation des enfants dans le monde a fait des bonds « historiques » depuis l’adoption, il y a 30 ans, de la Convention des Nations Unies sur leurs droits. 

Toutefois, nombreux sont les enfants pauvres qui doivent encore en ressentir l’impact, avoue l’UNICEF.

Citant les progrès dans les droits de l’enfant, ces trois dernières décennies, le rapport note que le taux de mortalité des moins de 5 ans dans le monde a chuté d’environ 60% et que la proportion des enfants non scolarisés est passée de 18 à 8%.

Mais, note encore le rapport, ces progrès sont pour le moins inégaux: dans les pays à bas revenu et à revenu intermédiaire, les enfants des ménages pauvres ont deux fois plus de chances que ceux des ménages riches de mourir d’une maladie évitable avant leur cinquième anniversaire.

Santé

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Union africaine ont signé, aujourd’hui, un mémorandum d’accord historique, cimentant leur engagement mutuel à élargir et à approfondir leur relation et leur coopération.

Cet engagement significatif en faveur de la santé fait suite à la Déclaration politique sur la couverture sanitaire universelle, approuvée par 193 États Membres pendant l’Assemblée générale et à l’adoption, peu après, d’une résolution qui a traduit cet engagement politique en réalité dans 140 pays.

Nomination

Le Secrétaire général a nommé, aujourd’hui, Mme Kanni Wignaraja, de Sri Lanka, comme Sous-Secrétaire générale et Directrice du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Asie et le Pacifique. 

Mme Wignaraja remplace M. Haoliang Xu, de la Chine, qui vient d’être nommé Sous-Secrétaire général et Directeur régional du Bureau des politiques et de l’appui aux programmes du PNUD.

Mme Wignaraja était, auparavant, Administratrice adjointe par intérim et Directrice du Bureau des services de gestion du PNUD, et Conseillère spéciale de l’Administrateur du PNUD.  (Voir communiqué de presse SG/A/1923)

Désarmement

Le Groupe de travail interinstitutions des Nations Unies sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) s’apprête à lancer des directives révisées pendant une manifestation de haut niveau prévue demain, à 10 heures, dans la salle du Conseil économique et social (ECOSOC).

Intitulée « Journée de la paix et du développement », la manifestation devrait réunir les principaux acteurs d’un groupe de travail qui est composé de 25 entités des Nations Unies, d’États Membres et du Groupe des Amis du DDR.

La manifestation de haut niveau se tiendra simultanément à New York et à Genève et sera diffusée en direct sur la télévision de l’ONU et la chaîne de l’ONU sur Youtube.

Contributions

Avec le Mali, ce sont désormais 136 États qui ont payé la totalité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU pour 2019. 

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