Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 22 octobre 2019

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22 octobre 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 22 octobre 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Syrie

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que près de deux semaines après le début des opérations turques dans le nord-est de la Syrie, plus de 176 000 personnes ont été déplacées, dont près de 80 000 enfants.  En outre, les infrastructures cruciales ont été touchées: outre la station d’eau d’Alouk, des lignes électriques et au moins quatre installations médicales ont été endommagées.

La station d’eau d’Alouk, qui dessert plus de 400 000 personnes dans la ville d’Al-Hassakeh et dans les camps de personnes déplacées, a été temporairement réparée et des générateurs sont désormais utilisés pour fournir de l’eau salubre à la population de la région.

Imran Riza, Coordonnateur résident humanitaire l’ONU en Syrie, s’est rendu dans le nord-est du pays.  À son retour à Damas, il s’est dit reconnaissant que les appels à l’aide humanitaire aient été entendus et que les équipes aient pu restaurer l’eau et éviter des problèmes humanitaires plus graves pour les résidents de la région.

Yémen

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé avoir apporté une aide humanitaire vitale aux familles bloquées dans la ville de Durayhimi, au Yémen.  C’est seulement la deuxième fois en plus d’un an que le PAM parvient à se rendre dans cette localité, située à environ 20 kilomètres au sud de Hodeïda.

Alors que la plupart des habitants ont fui, 200 civils environ sont toujours en vie, en situation d’extrême vulnérabilité, car les combats font rage autour d’eux.  Il n’y a pas d’établissements de santé en état de marche et les magasins sont vides.  Trouver de la nourriture en quantité suffisante est une lutte constante.

La semaine dernière, le PAM et des organismes partenaires des Nations Unies ont distribué des vivres pour trois mois, ainsi que des suppléments nutritionnels, de l’eau, des médicaments et des kits d’hygiène.

Bolivie

L’ONU suit de près l’évolution de la situation en Bolivie, se disant préoccupée par les informations faisant état de violences à la suite des élections.

Au cours de cette phase du processus électoral, l’ONU exhorte tous les dirigeants politiques et leurs partisans à atténuer les tensions, à s’abstenir de tout acte de violence et à suivre les recours légaux pour le règlement des litiges électoraux.

Elle appelle tous les Boliviens à faire preuve de retenue et à maintenir l’esprit civique louable manifesté par leur participation à ces élections.

La Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo, se rendra dans la région du Caucase du Sud, du 24 au 30 octobre, dans le cadre du dix-huitième Sommet du Mouvement des pays non alignés, et effectuera des visites de travail en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie.

Soudan/Soudan du Sud

David Beasley, le Chef du Programme alimentaire mondial (PAM), a conclu aujourd’hui un déplacement de deux jours au Soudan.

Sur place, il a rencontré les dirigeants du nouveau Gouvernement, affirmant à l’issue de son entrevue avec le Premier Ministre Hamdok que le PAM était prêt à soutenir le Gouvernement et le peuple en ce moment historique.

M. Beasley s’est également rendu à Kosti, où il a vu trois barges sous contrat du PAM transportant une aide alimentaire humanitaire en quantité suffisante pour venir en aide à 370 000 personnes pendant un mois.  La reprise du transport fluvial sur le Nil jusqu’au Soudan du Sud a été rendue possible grâce à la collaboration entre les deux gouvernements et à la reconnaissance par toutes les parties que l’aide humanitaire est essentielle pour les civils touchés par le conflit au Soudan du Sud.

Sahel

M. Mohamed Ibn Chambas, Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), a réitéré l’engagement de l’ONU à soutenir la région.

Dans une allocution prononcée au Sénégal, lors de la neuvième réunion du Comité directeur de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, M. Chambas a déclaré que le succès de l’intervention de l’ONU dans la région repose sur les partenariats que nous établissons et la coordination de nos efforts, en interne et en externe.

L’objectif de la réunion était de passer en revue les initiatives en cours et d’explorer les moyens de renforcer la mise en œuvre de la Stratégie afin de faire face à la complexité croissante de la situation au Sahel.

Les agences, fonds et programmes du système de l’ONU présentes à la réunion ont également relevé les nombreux défis auxquels fait face la réponse humanitaire, en particulier les obstacles à l’accès et à la protection de l’aide humanitaire.

Ils ont également souligné la nécessité de veiller à ce que les ressources soient mobilisées rapidement pour aider les gouvernements de la région à relever les défis sécuritaires et de développement auxquels ils sont confrontés.

Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) affirme que le manque de financement menace des programmes humanitaires vitaux pour des millions d’enfants vivant dans des zones touchées par les conflits et les catastrophes.

À ce jour cette année, l’UNICEF n’a reçu que la moitié environ des quatre milliards de dollars nécessaires pour répondre aux besoins de base en matière de santé, d’éducation, de nutrition et de protection de 41 millions d’enfants dans 59 pays.

Pour Mme Henrietta Fore, la Directrice générale de l’UNICEF, si l’exigence de mettre fin aux conflits et une meilleure préparation aux situations d’urgence sont indispensables, une aide supplémentaire de la part des donateurs est nécessaire pour répondre aux besoins les plus élémentaires des enfants.

Parmi les situations d’urgence caractérisées par un financement insuffisant, figurent le Pakistan, le Cameroun, le Burkina Faso et le Venezuela.

Les situations d’urgence à grande échelle en Syrie et dans les pays voisins, ainsi qu’au Yémen, en République démocratique du Congo et au Bangladesh, restent également largement sous-financées.

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