Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 16 juillet 2019

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16 Juillet 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 16 juillet 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Remarques du Secrétaire général à la réunion de haut niveau sur le développement

Ce matin, le Secrétaire général a pris la parole à l’ouverture du débat ministériel du Forum politique de haut niveau de l’ECOSOC.

Il a déclaré que le développement ne pouvait être durable s’il n’était pas juste et inclusif et a mis en garde contre le fait que les inégalités croissantes entravent la croissance à long terme.  Pour qu’il puisse y avoir un développement pleinement inclusif, le Secrétaire général estime que les pays doivent considérablement intensifier leurs investissements publics et privés en vue d’atteindre les objectifs de développement durable; prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques de manière à réduire les inégalités en créant des emplois et en préservant l’environnement; accélérer la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières; et renforcer leurs engagements en faveur de la justice, de la tolérance, de l’égalité des sexes et des droits de l’homme.

Pour le Secrétaire général, les peuples du monde ne veulent pas de demi-mesures ni de promesses en l’air.  Ils exigent un changement transformateur qui soit juste et durable.  Il a appelé les pays à saisir l’occasion de la réunion de l’ONU en septembre pour renforcer leurs ambitions et souligner l’impératif de l’inclusion.  

Cet après-midi, le Secrétaire général intervient lors du vingt-cinquième anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), où il soulignera la nécessité de continuer à œuvrer pour l’accès à la santé sexuelle et reproductive, ainsi que pour l’égalité des sexes.

Inondations

Dans une déclaration faite hier soir, le Secrétaire général a exprimé sa tristesse par rapport aux pertes en vies humaines, aux déplacements de population et aux destructions de biens causés par les fortes pluies de la mousson, et les inondations qui en découlent, qui ont touché l’Asie du Sud et du Sud-Est, notamment l’Inde, le Bangladesh, le Népal et le Myanmar.

Il a présenté ses condoléances et sa solidarité aux familles des victimes, aux Gouvernements et à la population des pays touchés, ajoutant que l’ONU était prête à collaborer avec les autorités des pays touchés pour répondre aux besoins humanitaires provoqués par cette saison de la mousson.

Au Bangladesh, plus de 270 000 personnes ont été touchées par les pluies et les glissements de terrain, et 14 personnes auraient trouvé la mort.  L’ONU et les agences humanitaires se tiennent prêtes à fournir un soutien si nécessaire. 

En Inde, plus d’un million de personnes ont été touchées et 11 tuées, et plus de 16 000 personnes ont été évacuées.  L’UNICEF a coordonné ses activités avec les autorités nationales et les partenaires locaux afin de fournir une assistance technique.

Dans le centre et l’est du Népal, plus de 60 personnes ont été tuées et environ 80 000 personnes déplacées.  Les autorités locales et les agences humanitaires ont fourni des articles de secours et une assistance médicale.

Abyei

La Force de sécurité intérimaire des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) a annoncé que deux soldats de la force de maintien de la paix de l’ONU en service avaient été attaqués hier par un groupe d’hommes inconnus au marché commun d’Amiet à Abyei.  Un soldat de la paix éthiopien est décédé des suites de ses blessures par balle, tandis que l’autre a été blessé.  La mission a signalé qu’au moins 5 personnes, dont 2 femmes et un enfant, avaient également été tuées au cours de cette attaque.

Le Casque bleu blessé a été immédiatement évacué pour traitement médical.  Les troupes de la FISNUA ont été déployées à la recherche des coupables.  La mission continue de suivre l’évolution de la situation et le Secrétaire général devrait faire une déclaration sur cet incident.

Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité a tenu une séance publique sur l’Ukraine ce matin.  Dans son exposé aux membres du Conseil, la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo, a déclaré que la nouvelle loi sur les langues en Ukraine suscite des préoccupations, même si de nombreux points controversés ont été réglés dans sa version finale.  Elle a noté que le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies avait recommandé au Gouvernement ukrainien d’élaborer sans délai une loi sur la réalisation des droits des minorités nationales.  Mme DiCarlo a accueilli avec satisfaction la déclaration du Président Volodymyr Zelenskyi selon laquelle une analyse approfondie de la loi serait menée.

En ce qui concerne la situation dans l’est, elle a constaté, ces dernières semaines, des signes indicateurs qu’avec la volonté politique suffisante au sein du Groupe de contact trilatéral, des mesures concrètes seraient possibles pour améliorer la sécurité et la situation humanitaire le long de la ligne de contact.  Mme DiCarlo a toutefois regretté qu’il n’ait toujours pas été possible de parvenir à un accord sur un cessez-le-feu, faisant ainsi écho à l’appel lancé par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour que toutes les parties concernées travaillent de manière constructive en vue de parvenir rapidement à un tel accord. 

Yémen

M. Martin Griffiths, Envoyé spécial pour le Yémen, a rencontré le Vice-Ministre saoudien de la défense, M. Khalid bin Salman, hier à Djedda, en Arabie saoudite.  Il a ensuite tweeté qu’ils avaient discuté de la façon de maintenir le Yémen à l’écart des tensions régionales, des moyens de progresser dans la mise en œuvre de l’Accord de Stockholm et de l’appui de l’Arabie saoudite au processus de paix.

Hier également, il a rencontré à Riyad le Président Hadi, du Yémen.  Après la réunion, l’Envoyé spécial a exprimé sa reconnaissance pour l’engagement du Gouvernement yéménite envers l’Accord de Stockholm et pour l’appui personnel du Président à la recherche d’une solution politique au conflit au Yémen.

Syrie

L’ONU demeure profondément préoccupée par la sécurité et la protection des civils et des infrastructures civiles après les informations faisant état d´hostilités dans le nord-ouest de la Syrie ces derniers jours, notamment des frappes aériennes, des bombardements et l’utilisation présumée de barils explosifs.

Depuis le 12 juillet, les hostilités dans la zone de désescalade d’Edleb auraient entraîné la mort de plus de 30 civils, dont des femmes et des enfants.

Les hostilités auraient également entraîné des attaques contre des infrastructures civiles, certaines ayant privé des milliers de personnes de l’accès à l’eau potable.

Les Nations Unies continuent d’exhorter toutes les parties à respecter leurs obligations découlant du droit international humanitaire, à protéger les civils et leurs infrastructures, et à faire preuve de retenue.

Ebola

Voici l’état de la situation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC).  Comme nous l’avons mentionné hier, un cas d’Ebola a été confirmé à Goma, la capitale du Nord-Kivu.  Nos collègues de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont confirmé ce matin que l’historique des voyages de la personne est connu et que ses contacts sont en cours d’identification et de suivi.  La vaccination de ses contacts à haut risque a également commencé.

Goma s’est préparée à cette éventualité.  Un centre de traitement du virus Ebola, géré par le Ministère de la santé et Médecins sans frontières, est opérationnel à Goma depuis février.  La personne infectée y est désormais soignée.

Plus de 3 000 agents de santé ont été vaccinés à Goma.  Les centres de santé ont reçu une formation intensive et du matériel pour améliorer la prévention et le contrôle des infections.

Goma étant située à la frontière avec le Rwanda, les efforts de prévention se sont également intensifiés dans ce pays.

En réponse à ce nouveau développement, l’OMS organise la quatrième réunion du Comité d’urgence sur Ebola afin de déterminer si l’épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale.  La réunion aura lieu demain à Genève de 12 heures à 17 heures, heure de Genève, et sera suivie d’une conférence de presse virtuelle.

Toujours sur le virus Ebola, l’UNICEF a annoncé aujourd’hui que l’épidémie en RDC infecte plus d’enfants que les épidémies précédentes.  Le Fonds a appelé à tenir compte davantage des garçons et des filles.  Au 7 juillet, environ un tiers de toutes les infections concernait des enfants, soit 750 cas.  Lors des précédentes épidémies d’Ebola, la proportion d’infections chez les enfants était d’environ 20%.  Les jeunes enfants ont été particulièrement touchés: 40% des 750 enfants infectés sont âgés de moins de 5 ans.

VIH/sida

L’ONUSIDA avertit aujourd’hui que le rythme des progrès en matière de réduction des nouvelles infections par le VIH, d’accroissement de l’accès au traitement et du traitement des décès liés au sida est en train de ralentir.  Un nouveau rapport montre une image mitigée.  Certains pays réalisent des gains impressionnants tandis que d’autres connaissent une augmentation du nombre de nouvelles infections à VIH et de décès liés au sida.

À l’échelle mondiale, environ 1,7 million de personnes ont été infectées par le VIH l’an dernier.  Cela représente une baisse de 16% depuis 2010, principalement en raison de progrès constants dans la majeure partie de l’Afrique orientale et australe.  Cependant, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en Afrique orientale et australe.  Le nombre de nouveaux cas d’infection par le VIH a également augmenté de 29% en Europe orientale et en Asie centrale, de 10% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et de 7% en Amérique latine.

Le rapport montre que, pour la première fois, les ressources mondiales disponibles pour la riposte au sida ont considérablement diminué de près d’un milliard de dollars.  L’ONUSIDA exhorte tous les partenaires à intensifier leurs actions et à investir dans la riposte, notamment en finançant intégralement le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

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