Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 15 juillet 2019

Dbf190715
15 Juillet 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 15 juillet 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Yémen

Les membres du Comité de coordination du redéploiement ont tenu leur cinquième session commune hier et aujourd’hui, à bord du navire de la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH), en haute mer au large des côtes de Hodeïda.

Réunis pour la première fois face à face depuis février 2019, les membres du Comité ont fait le bilan de leurs précédents accords sur le redéploiement des forces, tel que le prévoit l’Accord sur Hodeïda.

Suite à une récente augmentation du nombre de violations du cessez-le-feu dans la ville et la province de Hodeïda, les parties étaient désireuses de trouver le moyen de désamorcer les tensions.  Elles se sont mises d'accord sur un mécanisme et de nouvelles mesures afin de renforcer le cessez-le-feu et la désescalade, qui devraient être mise en place dès que possible avec le soutien de la MINUAAH.

Les membres du Comité de coordination du redéploiement ont également finalisé des accords sur les concepts d’opération pour les phases I et II du redéploiement mutuel.  Le Comité a par conséquent finalisé ses travaux techniques et attend la décision des directions politiques respectives des parties pour procéder à la mise en œuvre.  Les accords concernant les forces de sécurité locales, les autorités locales et les revenus tirés des activités portuaires demeurent en suspens et seront traités au niveau politique.

Parallèlement, le Conseil de sécurité a prorogé, aujourd’hui, le mandat de la MINUAAH jusqu'au 15 janvier 2020.  

Conseil de sécurité

M. Karim Asad Ahmad Khan, Conseiller spécial et Chef de l’Équipe d’enquêteurs des Nations Unies chargée de concourir à amener Daech/État islamique d’Iraq et du Levant à répondre de ses crimes (UNITAD), a présenté ce matin son deuxième rapport d’activité au Conseil de sécurité.

M. Khan a souligné que l’Équipe d’enquêteurs s’était attachée à placer les expériences et les voix des survivants, des témoins et des communautés affectées au centre de ses travaux.

Le Conseiller spécial a indiqué au Conseil que ces travaux avaient permis de mettre en évidence deux réalités fondamentales.  En premier lieu, a-t-il dit, il existence une volonté claire et urgente de tenir pour responsables tous les membres de Daech et de faire en sorte que leurs exactions soient reconnues et poursuivies en tant que crimes au regard du droit international. 

En second lieu, M. Khan a déclaré avoir compris que le succès du travail de l’Équipe d’enquêteurs dépendrait en définitive de sa capacité à tirer parti de son statut indépendant et impartial, en faisant en sorte que ses travaux soient le produit d'un partenariat avec tous les acteurs concernés. 

Mali

La Représentante spéciale pour le sort des enfants en temps de conflit armé, Mme Virginia Gamba, vient de mettre fin à une mission de cinq jours au Mali.

Mme Gamba a souligné à cette occasion que le retour à la paix et à la stabilité dans le pays était un élément essentiel pour mettre fin aux violations graves contre les enfants et pour prévenir ces dernières.  Elle a également souligné que la garantie de l'autorité de l’État et de la fourniture de services dans toutes les régions du pays était essentielle du point de vue de la protection des enfants.

Lors de ses entretiens avec le Gouvernement, la Représentante spéciale a souligné l'importance de l'éducation pour tous les enfants du Mali, où plus de 900 écoles restent actuellement fermées.

Ebola

Une réunion de haut niveau sur l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a eu lieu aujourd’hui, à Genève, afin de faire le point sur la réponse coordonnée contre l’épidémie et mobiliser un soutien supplémentaire aux efforts déployés par le Gouvernement pour vaincre cette maladie mortelle dans l'est du pays.

M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et M. Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, ont présidé la réunion.

Hier, le premier cas d’Ebola a été confirmé à Goma, une ville d’environ un million de personnes située au sud de l’épicentre de l’épidémie.  À ce jour, près de 3 000 agents de santé ont été vaccinés contre la maladie à Goma.

Le Directeur général de l’OMS a annoncé qu’il convoquerait, à nouveau, très prochainement, le Comité d’urgence pour évaluer la menace liée à ce développement et émettre un avis.  Bien que nous n’ayons jamais eu d’outils de santé publique aussi adaptés pour lutter contre le virus Ebola, y compris un vaccin efficace, le Directeur général a estimé qu’il était également nécessaire de mettre fin aux attaques et autres perturbations à l’encontre de la réponse.

Depuis janvier dernier, en effet, 198 attaques ont pris pour cible la réponse sanitaire, causant la mort de 5 personnes et faisant 58 blessés parmi les travailleurs de santé.

Népal/Inde/Myanmar

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a indiqué que de fortes précipitations auraient tué 64 personnes et déplacé plus de 16 500 familles dans le sud-est du Népal.

Les autorités ont intensifié les opérations de recherche et de sauvetage.  Les personnes touchées ont essentiellement besoin de nourriture, d'eau et de bâches.

En Inde, les fortes pluies liées à la mousson ont déplacé plus d'un million de personnes et fait au moins 10 morts.  Les équipes nationales d’intervention en cas de catastrophe mènent des opérations de recherche et de sauvetage.  Parallèlement, environ 20 000 personnes sont hébergées dans des dizaines de camps de secours.

L’Organisation présente ses condoléances aux Gouvernements et aux peuples népalais et indiens et se tient prête à apporter son soutien, si nécessaire.

Des inondations dues à la mousson ont également touché le Myanmar, où 21 000 personnes ont été déplacées dans les États de Kachin et Rakhine, dont beaucoup étaient déjà touchées par le conflit.

L’ONU et ses partenaires travaillent en étroite collaboration avec les organisations locales et nationales pour aider les personnes dans le besoin.

Vaccins

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ont annoncé aujourd’hui que 20 millions d’enfants n’avaient pas bénéficié de vaccins essentiels contre la rougeole, la diphtérie et le tétanos l’an dernier.

Les deux agences ont indiqué que la plupart des enfants non vaccinés vivaient dans les pays les plus pauvres au monde et se trouvaient de manière disproportionnée dans des États fragiles ou touchés par un conflit.  Près de la moitié d’entre eux vivent dans 16 pays seulement: l’Afghanistan, la République centrafricaine, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC), l’Éthiopie, Haïti, l’Iraq, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Pakistan, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen.

L’OMS et l’UNICEF aident les pays concernés, en coopération avec leurs partenaires, à renforcer leurs systèmes de vaccination et à lutter contre les épidémies.

ECOSOC

Ce matin, le Forum politique de haut niveau pour le développement durable, placé sous les auspices du Conseil économique et social (ECOSOC), a abordé la question du financement des objectifs de développement durable, en examinant notamment les possibilités d’améliorer la qualité et la répartition des financements afin de maximiser l’impact du développement durable aux niveaux national et mondial.  Une table ronde, à laquelle ont pris part des experts, a examiné des initiatives et des outils concrets pouvant être utilisés pour promouvoir les investissements durables là où ils sont le plus nécessaires, comme dans les pays les moins avancés.

Le Forum a également entamé, ce matin, le début sur les examens nationaux volontaires, à l’occasion d’une session mettant en vedette les pays qui présentaient leur rapport pour la deuxième fois, notamment l’Azerbaïdjan, le Chili, les Philippines, la Sierra Leone, le Guatemala, l’Indonésie et la Turquie.

Dans l’après-midi, le Forum politique de haut niveau devait procéder à un examen des enseignements tirés de la mise en œuvre des objectifs de développement durable au moyen de l’analyse des examens nationaux volontaires réalisés au cours des quatre dernières années.  Au total, 102 pays ont présenté leurs examens depuis 2016, alors que 47 autres le feront au cours de cette session, y compris 7 pour la seconde fois. 

Malnutrition

Hier, les dirigeants de plusieurs agences des Nations Unies, dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ont déclaré dans un communiqué conjoint qu’ils mettaient au point une réponse plus unifiée pour mettre fin au fléau de la malnutrition chez les enfants.

Chaque année, l’ONU fournit à dix millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë des services dont ils ont besoin pour se rétablir; et deux millions de femmes enceintes souffrant de malnutrition et de nouvelles mères reçoivent des suppléments alimentaires.

L’ONU aide également, chaque année, des millions d’enfants supplémentaires à lutter contre la malnutrition, notamment en promouvant, protégeant et soutenant l’allaitement maternel et en garantissant un accès adéquat et continu à un régime alimentaire sain et nutritif.

Cependant, après des décennies de chute des statistiques en la matière, près de 50 millions d’enfants de moins de 5 ans sont aujourd’hui « émaciés » et 149 millions souffrent d’un retard de croissance.

Sucre

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré aujourd’hui qu’une forte proportion d’aliments commercialisés pour les nourrissons de moins de 6 mois contiennent des taux de sucre trop élevés.

L’OMS recommande depuis longtemps que les enfants soient nourris exclusivement au lait maternel pendant les six premiers mois de vie.  L’agence onusienne indique également que les aliments commercialisés ne devraient pas faire l’objet de publicité ciblant les nourrissons de moins de 6 mois.

L’OMS a déclaré qu’une bonne alimentation pendant la prime enfance demeure essentielle pour garantir une croissance et un développement optimaux de l’enfant, ainsi que pour prévenir l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation.

Contributions

La Guinée équatoriale et la Lituanie ont payé aujourd’hui la totalité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU.  Le tableau d’honneur compte désormais 108 États Membres.

Point de presse demain

Le Président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, M. Francesco Rocca, tiendra un point de presse demain à 12 h 30 afin de présenter les nouvelles lignes directrices de la Croix-Rouge visant à aider les villes à se préparer aux vagues de chaleur, ces phénomènes météorologiques extrêmes qui font maintenant partie des dangers naturels les plus meurtriers au monde.

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.