Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 1 juillet 2019

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1 Juillet 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 1 juillet 2019

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Secrétaire général

Le Secrétaire général est de retour à New York après avoir quitté Abou Dhabi.  Le Secrétaire général se rendra à Sainte-Lucie les 3 et 4 juillet, où il interviendra à l’ouverture de la quarantième réunion ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM).  Le Secrétaire général y rencontrera le Premier Ministre de Sainte-Lucie, M. Allen Chastanet, ainsi que d’autres chefs d’État participant à la réunion.  Il rencontrera également la population locale pour voir comment elle essaye de surmonter les défis posés par les changements climatiques et les conditions météorologiques extrêmes.  Cela fait partie des efforts en cours du Secrétaire général pour promouvoir le Sommet de septembre sur l’action pour le climat, et pour mettre en lumière l’impact des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes sur certaines des populations les plus vulnérables du monde.  Il sera de retour à New York jeudi soir.

Ensuite, le 9 juillet, le Secrétaire général arrivera à Nairobi (Kenya), où il doit prononcer une allocution à l’occasion de l’ouverture de la Conférence régionale africaine de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et la prévention contre l’extrémisme violent propice au terrorisme.  À Nairobi, il rencontrera le Président du Kenya, M. Uhuru Kenyatta, et participera à une assemblée publique avec des jeunes impliqués dans des programmes de prévention contre l’extrémisme violent.

Le lendemain, le Secrétaire général se rendra au Mozambique pour faire le point sur les efforts de relance dans les zones touchées par les cyclones Idai et Kenneth, qui ont frappé cette zone il y a quelques semaines.  Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il n’y a aucune trace dans l’histoire de tempêtes d’une telle intensité qui auraient frappé le Mozambique deux fois pendant la même saison. Le Secrétaire général commencera sa visite dans la capitale, Maputo, où il s’entretiendra avec le Président Filipe Nyusi et d’autres hauts responsables.

Le 12 juillet, à Beira, le Secrétaire général rencontrera des survivants, des autorités locales, l’équipe de pays des Nations Unies ainsi que des organisations de la société civile qui ont apporté leur soutien dans les efforts de relèvement après le passage du cyclone.  Sur le terrain, il visitera également un site de réinstallation pour les familles déplacées par le cyclone.

Hier à Abou Dhabi, le Secrétaire général a participé à la réunion préparatoire du Sommet sur le climat prévu en septembre.  À l’ouverture de cette réunion, il a souligné que le dérèglement climatique est en cours.  Il a lancé un appel à prendre des mesures audacieuses dès maintenant pour lutter contre les changements climatiques.

Le Secrétaire général a également souligné la nécessité d’une économie postcarbone, de sociétés résilientes et d’une approche du développement qui tienne compte du climat, et qui permette un développement durable pour tous sur une planète en bonne santé.

Il a ajouté que l’objectif ne peut être atteint que si nous unissons les forces des gouvernements à celles des entreprises et de la société civile.

Alors qu’il était dans la capitale des Émirats arabes unis, le Secrétaire général a également rencontré des hauts responsables du pays et a survolé la nouvelle centrale solaire d’Abou Dhabi, qui est actuellement la plus grande de ce type dans le monde.

Samedi, le Secrétaire général a poursuivi sa visite à Osaka (Japon), où il a assisté au sommet du G20.  Il a participé à une réunion trilatérale sur les changements climatiques avec les Ministres des affaires étrangères chinois et français.  S’adressant ensuite à la presse, le Secrétaire général a souligné l’importance de l’ambition et la nécessité de l’atténuation des effets, de l’adaptation et du financement. Il a également rencontré les dirigeants britanniques, vietnamiens, égyptiens et turcs.

Vice-Secrétaire générale

La Vice-Secrétaire générale, Mme Amina Mohammed, poursuit sa visite à Abou Dhabi, où elle s’est exprimée, aujourd’hui, à la réunion préparatoire du Sommet des Nations Unies sur le climat. 

Nos efforts en faveur du climat ne parviendront pas à transformer nos économies et nos sociétés s’ils ne sont pas assortis des moyens financiers nécessaires pour y parvenir, a ainsi déclaré Mme Mohammed.

La Vice-Secrétaire générale a également mis l’accent sur la nécessité de voir se dégager, d’ici la fin de la journée, une vision claire de la situation actuelle, y compris les lacunes et les mesures à prendre pour y remédier. 

Changements climatiques

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a déclaré que le stress thermique grandissant dû aux changements climatiques entraînerait des pertes de productivité mondiales équivalant à 80 millions d'emplois à temps plein d’ici à 2030.

Dans un nouveau rapport, publié aujourd’hui, l’OIT indique que ces projections reposent sur l’hypothèse d’une hausse des températures mondiales de 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle.  Le rapport précise qu’il s’agit là d'une estimation prudente, qui suppose que l’élévation de la température mondiale ne dépassera pas en moyenne 1,5 degré Celsius.

L’agriculture -le secteur le plus touché selon l’étude- enregistrerait une perte mondiale de 60% des heures de travail en raison du stress thermique d'ici à 2030.  Le secteur de la construction serait également sévèrement atteint, précise le rapport, de même que la collecte des ordures ménagères, les travaux d’urgence, les travaux de réparation, les transports, le tourisme et certains types de travaux industriels.

Syrie

L’ONU a signé, ce week-end, son premier plan d’action visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants, ainsi qu’à prévenir ce phénomène, en Syrie.

Signé avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de groupes d'opposition armés, ce plan d'action est le fruit de discussions entamées il y a plusieurs mois, suite notamment à l’inclusion de l’un des membres des FDS, l’Unité de protection du peuple, plus communément appelée le YPG/YPJ, dans la liste du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés.

La Représentante spéciale de M. Guterres pour les enfants et les conflits armés, Mme Virginia Gamba, a signé le plan d'action au nom de l'ONU.

« C'est un jour important pour la protection des enfants en Syrie », a-t-elle salué après la signature, ajoutant que cet engagement marquait le début d'un processus visant à garantir qu'aucun enfant ne soit recruté et utilisé par une entité opérant sous l'égide des FDS.

À travers ce plan d’action, les FDS s’engagent à mettre fin au recrutement d’enfant et à le prévenir; à identifier et libérer les garçons et filles qui se trouvent actuellement dans leurs rangs et à mettre en place des mesures préventives, de protection et disciplinaires, en rapport avec le recrutement et l'utilisation d'enfants.

Mme Gamba a salué le travail crucial des partenaires de la protection de l'enfance sur le terrain, notant que la situation en Syrie restait l'une des plus graves parmi les pays à son ordre du jour, avec des conséquences effroyables pour les enfants.

Dans une déclaration publiée aujourd’hui, Mme Gamba a exhorté toutes les parties à œuvrer en faveur d’une solution politique permettant d'instaurer une paix durable dans le pays.  Cela reste le meilleur moyen de prévenir les violations graves contre les enfants, a-t-elle estimé.

Par ailleurs, le Secrétaire général demeure très préoccupé par les conditions de vie dans le camp de Roukban, dans le sud-est de la Syrie, le long de la frontière avec la Jordanie, où environ 26 000 personnes déplacées vivent dans des conditions déplorables, avec un accès limité ou inexistant à des soins de santé, à une alimentation de base et à toute autre aide humanitaire.

L'ONU fait tout ce qui est en son pouvoir pour leur fournir une assistance humanitaire et attend actuellement l’approbation du Gouvernement syrien pour lui permettre d'accéder à Roukban.

Parallèlement, près de 15 600 personnes ont quitté Roukban depuis le mois de mars, soit près de 40% de la population totale estimée à ce moment-là.  Ces personnes sont conduites vers des abris collectifs temporaires à Homs, où elles bénéficient d’une assistance de base (abris, couvertures, matelas, lampes solaires, tapis de sol, colis de nourriture et produits alimentaires), avant de repartir vers les régions de leur choix, principalement au sud et à l'est de Homs.

L'ONU continue de plaider en faveur d’un acheminement humanitaire sûr, durable et sans entrave à Roukban, ainsi qu’un accès à tous ceux qui en ont besoin à travers toute la Syrie.

Afghanistan

La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) est consternée par l’attaque revendiquée par les Taliban dans une zone civile à Kaboul.  Les premières informations parlent de dizaines de victimes civiles.

Sur son compte Twitter, la MANUA a déclaré que l’ONU, profondément attristée par les informations crédibles faisant état de nombreux enfants blessés dans des écoles voisines, demande qu’il soit mis fin aux attaques aveugles dans des parties civiles du pays.  M. Tadamichi Yamamoto, le Représentant spécial du Secrétaire général, a rappelé les efforts que mène l’ONU en vue de la prochaine élection présidentielle et le travail qu’elle effectue pour créer un cadre de paix initial dans le pays.  Les deux processus sont des priorités pour l’ONU, a-t-il déclaré.

Péninsule coréenne

Le Secrétaire général de l’ONU se félicite des réunions tenues à Panmunjom entre les dirigeants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), de la République de Corée et des États-Unis, en particulier de l’annonce de la reprise du dialogue entre la RPDC et les États-Unis.  Le Secrétaire général appuie pleinement les efforts constants des parties pour établir de nouvelles relations en vue d’une paix durable, de la sécurité et d’une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne.

Réfugiés

Plus de 1,4 million de réfugiés résidant dans plus de 60 pays d’accueil devront être réinstallés l’année prochaine conformément aux données présentées par le Haut-Commissariat pour les réfugiés lors d’un forum annuel sur la réinstallation à Genève.

Selon le rapport intitulé « Besoins mondiaux pour la réinstallation en 2020 », les réfugiés les plus à risque et ayant besoin de réinstallation sont les réfugiés syriens (40%), les réfugiés sud-soudanais (14%) et les réfugiés de la République démocratique du Congo (11%).

Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité a entériné ce matin son programme de travail pour le mois de juillet.  Le Président du Conseil pour ce mois est l’Ambassadeur Gustavo Meza-Cuardo, Représentant permanent du Pérou.  Il fera un point de presse à 15 heures.  Ce week-end, les membres du Conseil se sont rendus dans la ville de Koweït et, pour la première fois, en Iraq, dans le cadre d’une mission organisée par l’État de Koweït et les États-Unis.

Sri Lanka

La semaine dernière, le Secrétaire général a eu une conversation téléphonique avec le Président de Sri Lanka.  Il faut savoir que la position du Secrétaire général sur l’application de la peine de mort est toujours la même: il est contre, en public comme en privé.  Le Secrétaire général continue d’exhorter tous les États Membres à respecter le moratoire sur la peine capitale et à arriver progressivement à l’abolition de cette peine.

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