Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 février 2019

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27 février 2019

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 février 2019

(La version française du Point de presse quotidien
n’est pas un document officiel des Nations Unies
)

Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

Conseil de sécurité

Aujourd’hui le Conseil de sécurité a tenu un débat sur l’initiative « Faire taire les armes en Afrique » et sur la manière dont la coopération entre les Nations Unies et l’Union africaine peut contribuer à débarrasser le continent des conflits.

La Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et de consolidation de la paix, Mme Rosemary DiCarlo, a indiqué que les Nations Unies et l’Union africaine ont une mission commune, celle de prévenir les conflits.  Ces deux dernières années, a-t-elle ajouté, nous avons renforcé notre capacité commune à détecter et à atténuer les crises avant qu’elles ne s’aggravent ainsi que notre coopération pour les régler.

Elle a noté que ce partenariat a porté des fruits dans plusieurs pays du continent, soulignant l’évolution de la situation en République centrafricaine, au Soudan du Sud et en Somalie.

Mme DiCarlo a dit que faire taire les armes pour de bon exige la participation de tous ainsi que des sociétés résilientes dotées d’institutions fortes, d’une bonne gouvernance et de politiques inclusives.

Elle a souligné que les pays africains ont un rôle central à jouer pour faire de l’initiative « Faire taire les armes » un succès mais que l’appui de la communauté internationale est également essentiel.

M. Ramtane Lamamra, Haut Représentant de l’Union africaine pour l’initiative, a aussi fait une déclaration

Hier, Mme DiCarlo a fait un exposé au Conseil de sécurité sur la situation au Venezuela pendant un long débat.

Zimbabwe

Hier, le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, est arrivé à Harare, avant de se rendre à Epworth, une des zones urbaines les plus affectées par l’insécurité alimentaire et les difficultés économiques.

M. Lowcock s’est entretenu avec des personnes handicapées, des groupes de femmes, des orphelins et des gens affectés par le VIH/sida pour mieux comprendre l’impact que la situation a eu sur eux et comment ils se débrouillent.  Il s’est aussi entretenu avec les autorités locales et le Ministre des affaires étrangères de l’appui et de la collaboration des Nations Unies.

Le Zimbabwe fait face à des besoins humanitaires croissants après une saison des pluies capricieuse et la crise économique.  Un nombre estimé à 5,3 millions de personnes ont un besoin urgent d’aide.

Mali

L’ONU et ses partenaires humanitaires ont lancé le Plan de réponse humanitaire 209 pour collecter une somme de 296 millions de dollars et aider 2,3 millions de personnes.  Plus de la moitié de la somme demandée ira à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Les partenaires humanitaires indiquent que la situation au Mali s’est considérablement détériorée ces dernières années à cause de l’intensification du conflit et des affrontements communautaires mais aussi du niveau élevé d’insécurité alimentaire dans certaines régions.

Le nombre de déplacés a triplé depuis le début de l’année dernière, passant à plus de 120 000 au début de ce mois.  Environ 3,2 millions de personnes ont besoin d’aide et de protection cette année.

République centrafricaine

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a dit qu’il a lancé une opération aérienne pour livrer de la nourriture à 18 000 personnes à Zemio, à environ 1 000 km à l’est de la capitale Bangui.

La région est au bord d’une grave crise alimentaire et nutritionnelle à cause de l’insécurité et des infrastructures de transport qui barrent l’accès humanitaire.  Le PAM a indiqué que son opération aérienne est la première étape d’un plan plus global pour traiter de la situation humanitaire dans le sud-est du pays.

Le conflit, qui dure maintenant depuis longtemps, a un effet dévastateur sur les gens.  Quelque 2,1 millions de personnes, soit environ la moitié d’une population de 4,7 millions d’habitants, sont en situation d’insécurité alimentaire, selon l’évaluation nationale de la sécurité alimentaire publiée en janvier dernier.

Yémen

L’équipe d’évaluation du PAM est entrée hier aux Moulins de la mer Rouge, dans ce qui était son premier accès depuis le mois de septembre dernier.

Le PAM attend les résultats sur la qualité des échantillons de blé qu’il a envoyés aux laboratoires.  Certains des blés sont infestés, ce qui était prévu et le PAM va les fumiger.  Mais on n’a toujours aucune preuve des dégâts que les eaux auraient causés, ce qui est un bon signe.  Le PAM indique sa visite de mardi a été une grande étape mais qu’il lui faut un accès constant aux moulins pour fumiger le blé et commencer à le moudre.  Il réclame un passage inconditionnel pour son personnel mais aussi pour les ouvriers.  Il faudra en effet des semaines d’accès pour faire fonctionner de nouveau les moulins.

Syrie

L’ONU salue tous les efforts déployés pour apaiser les souffrances de déplacés de Roukban et promeut une solution durable.

Ces efforts doivent respecter les principes humanitaires, en particulier celui selon lequel les retours doivent se faire volontairement, dans la sécurité, en toute dignité et sur la base d’une décision bien informée. 

Un dialogue est en cours pour veiller à ce que toutes les initiatives soient conformes aux normes de protection.  Il est essentiel que les Nations Unies et le Croissant-Rouge arabe syrien puissent avoir accès à la population de Roukban et répondre à ses besoins.

Bangladesh

La Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Henrietta Fore, et l’Envoyé humanitaire du Secrétaire général, M. Ahmed Al Meraikhi, ont achevé aujourd’hui leur visite au Cox’s Bazar qui abrite 500 000 enfants rohingya réduits au statut de réfugiés apatrides, sans solution viable en vue.

Mme Fore a souligné que la communauté internationale a l’obligation d’offrir aux enfants et aux jeunes que le monde appelle apatride, l’éducation et les compétences dont ils ont besoin pour vivre une vie décente.

Un sondage mené en décembre dernier a montré que plus de 90% des enfants rohingya âgés de 4 à 14 ans ont un niveau de classe maternelle.

Tableau d’honneur

Brunei Darussalam, le Nicaragua et la Grèce ont fait grimper à 68 le nombre des États qui ont payé l’intégralité de leur contribution au budget ordinaire de l’ONU pour 2019.

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